Brèves 

La fac placardée de messages sexistes pour la journée des droits des femmes

actualisé le 08/03/2017 à 15h01 : Pour ajouter "les liens utiles" de l'Université en cas de harcèlement

Ce matin, les étudiants de l’Université de Strasbourg ont été accueillis par des messages sexistes affichés partout sur le campus. Relent réactionnaire ? C’est en fait le collectif féministe de la fac qui veut faire bouger l’administration en cette journée internationale des droits des femmes.

« L’art n’est pas un domaine pour les femmes. Les filles, vous n’avez rien à faire ici. Les meilleurs artistes sont des hommes ».

C’est l’un des nombreux messages multicolores qu’ont pu lire les étudiants ce matin en allant en cours. Le Collectif Copines, association féministe de l’Université, et le syndicat étudiant UNEF ont décidé d’afficher partout sur le campus et dans les bâtiments des témoignages publiés à l’origine sur le blog Paye ta Fac, dédié au sexisme dans les universités, qui a eu un écho médiatique au mois de janvier.

Objectif : faire réagir les étudiants à l’occasion du 8 mars, journée internationale du droit des femmes mais aussi et surtout… l’administration.

Des témoignages du web imprimés en grandeur nature pour alerter sur le sexisme (Photo DL / Rue 89 Strasbourg / cc)

Des témoignages du web imprimés en grandeur nature pour alerter sur le sexisme (Photo DL / Rue 89 Strasbourg / cc)

L’administration de la fac avait déjà réagi quand les propos du blog avaient été relayés en masse au mois de janvier, affirmant que l’Unistra se sentait concernée par la question et réfléchissait à créer une cellule d’écoute depuis plusieurs mois.

Depuis l’épisode, une page avec les contacts utiles en cas de harcèlement ou de sexisme ont été mis en ligne sur le site de l’Unistra.

Mais pour la porte-parole du collectif Copines, Barbara Sclafer, la simple prise de conscience ou la tenue de conférence ne sont pas suffisants. Elle explique que cette action vise à remettre une certaine pression pour que cela bouge :

« À Sciences-Po, l’administration avait réagi et met en place une référente discrimination et une charte anti-sexiste. Nous pensons que celle-ci devrait être étendue à l’ensemble de l’université. Ces messages rappellent qu’il faut faire quelque chose ».

A 8h, le premier flux d’étudiants s’arrêtait déjà devant les panneaux, dehors, dans les escaliers, ou à la cafèt’.

Des témoignages du web imprimés en grandeur nature pour alerter sur le sexisme (Photo DL / Rue 89 Strasbourg / cc)

La fac de droit n’échappe pas aux affiches des militants (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Des témoignages du web imprimés en grandeur nature pour alerter sur le sexisme (Photo DL / Rue 89 Strasbourg / cc)

Les militants voulaient que les affiches soient les premières choses que les étudiants voient en arrivant, c’est probablement réussi. (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Les messages sexistes ont été tenus dans l'enceinte de l'Université de Strasbourg (Photo DL/Rue 89 Strasbourg)

Ces propos sexistes ont été tenus dans l’enceinte de l’Université de Strasbourg (Photo DL/Rue 89 Strasbourg)

Les affiches ont été disséminées à toutes les entrées (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Les affiches ont été disséminées à toutes les entrées (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Un peu avant 8h, les premiers arrivants ralentissaient le pas pour lire (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Un peu avant 8h, les premiers arrivants ralentissaient le pas pour lire (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Les militantes voulaient agir avant que le campus ne se réveille (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Les militantes voulaient agir avant que le campus ne se réveille (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Un peu avant 8h, les premiers arrivants ralentissaient le pas pour lire (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

L’administration découvrira en même temps que tout le monde cet affichage « libre ». (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Un peu avant 8h, les premiers arrivants ralentissaient le pas pour lire (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

Des messages surprises parmi les annonces habituelles (Photo DL/Rue 89 Strasbourg/cc)

L'AUTEUR
Déborah Liss
Pigiste, Strasbourgeoise, avec une passion pour l'écriture et les voyages. Intérêt pour les questions de société, l'Europe et le franco-allemand. Passée par l'IEP, L'Alsace, ARTE, et autres expériences enrichissantes!
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