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Tribune : Quel avenir pour les aéroports alsaciens ?

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L'aéroport de Strasbourg-Entzheim (Photo FlickR / Cercamon / CC)

L’association TC-Alsace voit un avenir à deux aéroports pour l’Alsace, mais pas trois et à condition de se répartir les destinations. A Entzheim l’Europe, à l’Euroairport les autres continents et Baden-Baden peut devenir un aéroport d’affaire.

On a trop souvent tendance lors de chaque débat autour de l’avenir de l’aéroport d’Entzheim à mettre en opposition la desserte ferroviaire et la desserte aéroportuaire de l’agglomération. Ces deux modes sont pourtant deux réponses complémentaires à la question de l’accessibilité internationale de la métropole strasbourgeoise. Pour répondre à la question de l’avenir de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim, l’association TC Alsace considère qu’il faut réfléchir plus globalement pour toute la desserte de la région et du secteur des trois frontières.

En préalable, une réflexion autour du maintien de la plateforme aéroportuaire de Baden-Baden doit avoir lieu. Cet aéroport est le fruit d’un manque de cohérence territoriale, son développement est uniquement dû à une taxation deux fois moins élevée qu’à Strasbourg. Sans pôle urbain auquel se rattacher, cet aéroport constitue une concurrence déloyale vis à vis de son homologue strasbourgeois sur un territoire saturé en plateformes aéroportuaires. Son devenir doit se rapprocher de celui de l’aérodrome de Colmar, un aéroport d’affaire, et sa desserte régulière transférée vers une structure plus légitime.

Dès lors, nous envisageons deux scénarios pour l’accessibilité de notre pôle métropolitain :

Scénario 1. Une bipolarité EuroAirport – Entzheim

Il s’agit d’assurer la vocation européenne de Strasbourg tout en permettant l’émergence d’un hub aéroportuaire dans le secteur des trois frontières, l’EuroAirport. L’existence de deux aéroports internationaux à 100km de distance en situation de concurrence directe sera néfaste pour le développement et l’attractivité économique de tout le bassin du Rhin supérieur.

Il s’agit donc d’envisager la création d’une structure commune aux deux plateformes. L’une, Strasbourg, ayant une vocation de desserte régulière des capitales européennes et l’autre, l’EuroAirport, ayant une vocation intercontinentale avec, à terme, des liaisons vers les hubs de New York et Singapour.

Vu l’attractivité touristique de la région Alsace à l’international, il s’agit de faciliter son accessibilité en divisant les différents flux sur deux sites et en créant des liaisons directes avec l’Asie et les États-Unis, deux marchés touristiques en devenir pour l’Alsace.

Ce scénario s’intègre également dans la volonté de Strasbourg de rénover son statut de ville de foires et de congrès, avec la rénovation et l’extension du Palais de la Musique et des Congrès et l’émergence du nouveau Wacken-Europe, centre d’affaire international.

Pour faciliter la mise en œuvre de ce scénario, il serait intéressant de développer autour de ces deux sites, une société d’exploitation commune à l’image d’Aéroports de Paris, société qui gère l’intégralité des aéroports et aérodromes parisiens.

Scénario 2. Strasbourg : ville de l’ère post-carbone

En poussant plus loin la réflexion, et dans la logique actuelle de développement de l’agglomération comme pôle d’excellence écologique, nous devons également nous poser la question sur la légitimité de conserver un aéroport à proximité directe de notre cité. Avec une liaison rapide, directe et efficace de l’EuroAirport et son développement en hub aéroportuaire international, cette porte d’entrée dans le bassin rhénan supérieur ne serait-elle pas suffisante, sachant que ce site dispose d’une capacité de développement importante qui lui permettrait d’emmagasiner, seul, l’ensemble des flux actuels et futurs ?

Les collectivités locales alsaciennes ont-elle intérêt à financer deux plateformes répondant aux mêmes besoins, la desserte du bassin rhénan, alors que l’une d’elle vis aujourd’hui sous perfusion. Ces économies permettant alors de financer l’augmentation du flux voyageur sur le réseau ferroviaire, frais nécessaires à l’émergence d’une infrastructure unique et régionale.

Quelque soit le scénario, la desserte du réseau ferré au sein de l’infrastructure aéroportuaire est aujourd’hui nécessaire pour assurer une bonne complémentarité entre le fer et l’aérien et pour faciliter le transit entre Strasbourg, sa région et ce hub.

Aujourd’hui, le débat sur l’avenir de notre aéroport ne se pose que lors du renouvellement de ses financements par la classe politique alsacienne. À l’heure du Conseil unique d’Alsace et d’une rationalisation des dépenses à l’échelle régionale, une pérennisation de la situation est nécessaire pour mettre fin à la saturation de notre territoire en plateformes aéroportuaires et au maintien sous perfusion d’un aéroport au potentiel européen dont l’avenir est aujourd’hui incertain.

Damien Senger, étudiant en communication, président de l’association TC-Alsace
Lionel Heiwy, étudiant en urbanisme, chargé des questions d’urbanisme à TC-Alsace

Aller plus loin

Le site web de l’association TC-Alsace.

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21 Commentaires postés

  1. Changez moi le président de la chambre de commerce ,l’aéroport de Strasbourg est une honte pour l’Alsace .Ne vous demandez pas pourquoi les eurodeputés ne veulent pas venir par exemple..
    Un élu Strasbougeois encore m’a dit: »Mais voyons Strasbourg est une petite ville et il y a Frankfurt pas loin »…
    Incapable pour ces gens de penser que c est l’offre qui créera la demande comme pour le TGV-est ,toutes les études le donnait déficitaire alors qu’aujourd’hui la ligne est la plus rentable de France..

  2. Vous avez l’air d’oublier le statut de l’euroairport : c’est un aéroport binational qui dessert aussi bien le sud de l’Alsace mais surtout Bâle et sa région. Pourquoi envisager un transfert des vols européens vers Strasbourg ? Si Londres et Berlin par exemple, sont aussi bien desservies cela résulte d’une demande liée à l’attractivité de l’agglomération bâloise et de ses industries. Il n’y aurait aucun intérêt à sectoriser les vols entre ces deux aéroports dont le fonctionnement est différent. La clientèle d’affaire représente une part importante du transport aérien. Il paraît invraisemblable d’avoir des vols à destination de New York ou vers l’Asie à l’euroairport alors que l’aéroport de Zurich est à moins de 100 km et répond parfaitement à cette demande. Imaginer une gestion centrée sur les vols internationaux détournera une partie de la clientèle originaire de Bâle vers Zurich plutôt que sur Strasbourg. Les compagnies aériennes savent quels intérêts elles ont à desservir un aéroport plutôt qu’un autre. Le problème et la solution du renouveau de l’aéroport de Strasbourg se trouve à Strasbourg et non à Mulhouse. L’euroairport est aujourd’hui ce qu’il est grâce à des investissements ambitieux répondant à une demande allant du tourisme aux voyages d’affaires. Il attire aussi bien de grandes compagnies (Air France, British Airways, Lufthansa, …) que des Low cost (Easy jet, …) ce modèle de développement résulte de son caractère binational. Une vision centrée sur l’Alsace donne une fausse analyse car les enjeux se concentrent plus autour des agglomérations (au sens large) que d’une région.

  3. Je pense déjà que la première erreur a été de laisser partir Ryanair, Air France qui était devenu déficitaire sur les liaisons que proposait Ryanair n’avait qu’à s’aligner pour faire revenir le client (tout le monde sait que le service à bord est meilleur chez Air France), ça se passe comme ça dans plein d’autres domaines et quand on voit le pouvoir et surtout la capacité d’attirer du client des ces compagnies low-cost, on comprend qu’il y a eu un vrai soucis dans cette affaire, car on en parle pas mais les entreprises qui gèrent le café, la presse etc à Entzheim se plaignent également du manque de monde ! J’aurai bien vu à terme un Terminal Low-cost construit rien que pour eux, m’enfin Ryanair ne reviendra pas donc on ça sert à rien de rester là dessus… d’autant qu’ils se sont installés à…….. Baden !

    Originaire du Saint-Louis (vivant à Strasbourg depuis 7 ans déjà) et connaissant bien le dossier de l’Euroairport pour avoir eu un parent qui bossait dans les bureaux pendant de longues années, il y a déjà une grosse différence c’est la capacité d’acceuil (mon dieu que l’Euroairport s’est développé aussi) ! Croyez-vous vraiment qu’il est possible de contrer avec le petit Aéroport d’Entzheim, les mastodontes que sont l’Euroairport (avec EasyJet, Swiss, Air France), Baden Baden (avec Ryanair) et Frankfort avec tout ! Déjà la capacité d’acceuil d’Entzheim limite à mon avis son expansion (même si je prends en comptes les nouvelles offres Low cost à partir de Juin) ensuite j’ai cette belle anecdote qui m’est arrivée…

    Nous voulions partir avec des amis à Prague avec la liaison Strasbourg Prague mais…. la compagnie nous fait croire que l’avion avait une panne et nous avons donc dû passer par Paris pour rejoindre Prague, bref la merde ! D’autant que nous avons appris par la suite qu’en fait cette liaison manquait souvent de monde et donc que l’avion ne partait pas tout le temps… Ha ok !! On a compris… Il voulait pas le faire voler juste avec nous !!! Bon c’est vrai qu’on était bien seuls au moment de l’enregistrement, bien seuls dans l’aéroport d’ailleurs.

    Serait-ce choquant de faire 1h de route pour partir depuis l’Euroairport quand on habite à Strasbourg ? Existe-t-il des navettes entre ces deux points ? Les suisses pour ce dernier d’ailleurs ont bien, non sans grands débats et quelques destructions d’emplois, partagé les liaisons entre Bâle et Zürich et à présent tout se passe très bien et l’Euroairport est plus en forme que jamais grâce à cette complémentarité entre les différentes compagnies.. Non vraiment je crois que ce qui pose le plus problème à Entzheim, c’est sa gestion catastrophique depuis des années. Et puis nos chers élus Européens qui se plaignent là aussi d’Entzheim par contre faut pas déconner ! Ils ont qu’à atterrir à Bâle – Mulhouse et travailler pendant l’heure de voiture sur leur petit ordi tout neuf… ;)

    • Je suis totalement d’accord avec vous sur le constat. Et c’est bien pour cela que nous ne parlons pas de concurrencer l’EuroAirport par Entzheim.
      Nous sommes d’accord, ils ne jouent pas dans la même catégorie et c’est pour cela que nous parlons d’une possible gestion commune afin de permettre une meilleure répartition de l’offre.

      L’EuroAirport a vocation grâce à sa capacité d’accueil et de ses possibilités de développement à devenir un grand hub international permettant de rejoindre New York d’un côté et Singapour de l’autre.

      Une chose est sûre, la gestion assurée depuis un certain nombre d’années par la CCI a été désastreuse et il faut effectivement un changement assez rapide de gouvernance.

  4. Chef d’entreprise alsacien je voyage beaucoup en France et a l’etranger. Souvent des aller retour dans la journée. Basé a eckbolsheim je suis a moins de 10 minute d’Entzheim ce qui me permet d’etre chez un client a Nice en 2 heures porte a porte…. Si je trouve un vol, et sans compter le retour.
    A quoi sert un aeroport sans desserte ? Passer par Paris met entre 4 et 6 heures…. Aucun interet !

    Je dis ca parceque dans toutes ces tribunes, on n’entend pas le point de vue de l’utilisateur.
    Quand je pars en vacances. Je vais a Baden, quand je quitte l’europe je veux bien aller a Mulhouse et quand je dois faire un aller retour rapide, je veux partir d’entzheim…
    Mais bon comme y’a pas d’avion si ce n’est pour Paris….
    Bref, je me sens enclavé meme si le problème est que nous avons trop d’aéroport. Serais ce si compliqué de faire un aller le matin vers les grandes ville assorti d’un retour le soir, quitte a avoir des avions plus petits ?
    La semaine dernière devant l’urgence il m’a eté plus rapide de rejoindre Nimes en voiture qu’en avion…

    • Cela va dans le sens de notre proposition (scénario 1) d’un aéroport national et européen à Strasbourg avec au moins un aller-retour quotidien vers les grandes villes françaises et vers les grandes capitales européennes et d’un hub aéroportuaire international à Mulhouse.

    • C’est plus ou moins ce qui est fait sur des liaisons type Strasbourg-Toulouse (enfin… était fait dans ce cas). Seulement, pour rentabiliser une avion, il faut le faire voler toute la journée, donc il est difficile de proposer tous les vols aux horaires les plus intéressants.
      Avec sa nouvelle stratégie de « bases régionales », Air France va plutôt vers l’utilisation d’avions plus gros… exemple sur Strasbourg-Toulouse:
      l’année dernière, il y avait 2 vols en Embraer 170 (70 passagers) et 1 en Emb 145 (50 pax), aujourd’hui, deux vols en A319/320, soit 300 places/jour.
      Du fait du plus faible remplissage (surtout que les horaires ne sont pas tip-top), les tarifs deviennent plus intéressants.

  5. Philippe Richert a signé l’arrêt de mort de l’aéroport d’Entzheim en voulant une liaison ferroviaire Strasbourg-Euroairport. Quant à vous, je crois que vous omettez un élément fondamental: sur les trois aéroports dont vous parlez, un seul se trouve intégralement en France. Or cet unique aéroport est également le seul à ne pas accueillir les compagnies low-cost qui voient leur fréquentation grossir d’année en année. Oublier l’existence de ces frontières, c’est ne pas comprendre pourquoi la Région finance un tram-train que d’aucuns jugent trop onéreux. Votre raisonnement strasbourgo-centriste oublie l’importance capitale de ces frontières. Aussi est-il ridicule d’imaginer Strasbourg en aéroport d’envergure puisque l’Allemagne n’y a aucun intérêt et la Suisse encore moins. L’Allemagne a plusieurs aéroports régionaux qui se portent à merveille et dont Baden-Baden est l’exemple le plus criant (sans low-cost, pas de voyageurs de masse et donc pas d’argent). Même constat en Suisse où, dans un périmètre restreint, il y a, en plus de Bâle, l’aérodrome de Berne. Enfin, vous comparez l’incomparable: l’Alsace et Paris. Strasbourg compte 300 000 d’habitants et la région 1 millions, le bassin parisien, c’est plusieurs millions d’habitants. Ce n’est pas parce qu’il y a des touristes asiatiques (qui viennent d’ailleurs avec les tour-opérateurs) que Strasbourg est la capitale de l’Europe.

    • Nous n’avons pas oublié la présence des frontières comme vous semblez vouloir le croire. Je regrette justement que, malheureusement, lorsque nous cherchons une solution aux problèmes de l’aéroport de Strasbourg, les frontières soient si présente.

      Je rappelle qu’à l’ère d’une nécessaire construction européenne renforcée et de la volonté de coopérations transfrontalières à l’image de l’Eurodistrict Strasbourg–Ortenau, il n’est pas impossible de réfléchir à l’absence de frontières.
      Vous sous-entendez vous-même dans votre commentaire l’existence d’un aéroport issu d’une coopération transnationale avec l’EuroAirport, structure en collaboration avec la Suisse, qui n’est d’ailleurs pas partie prenante de l’Union Européenne.
      La construction européenne, c’est aussi assumer des choix en matière de cohérence territoriale et écologique.

      L’Alsace étant l’une des portes d’entrée du croissant rhénan, nous ne pouvons trouver de réponses qu’en envisageant ce territoire comme un ensemble trinational dans lequel les solutions doivent être globales et non pas nationales.

      Vous parlez alors de Baden-Baden comme un aéroport qui se porte à merveille ! Mais ce n’est pas du fait de sa cohérence territoriale… Cet aéroport est aujourd’hui très mal desservi en transport et il ne correspond à aucun pôle urbain. Son développement est uniquement dû à la trop forte taxation des vols sur l’aéroport d’Entzheim.
      Et d’ailleurs, pour cet aéroport, nous ne proposons pas une fermeture. À l’image de nombreux autres aéroports régionaux allemands ou à l’image de celui de Colmar, nous proposons sa transformation en aéroport d’affaire.
      La présence du Baden Airpark étant d’ailleurs assez excentrée de Baden-Baden, nous pouvons même y envisager la présence d’un centre de fret aérien pour l’ensemble du bassin avoisinant.

      Sinon concernant la liaison Strasbourg – EuroAirport, je ne comprends pas en quoi elle signe l’arrêt de mort d’Entzheim. Si les politiques font le choix d’une bipolarité des offres entre les deux aéroports voir même d’une exploitation commune, il n’y a pas de raison que l’un tue l’autre. D’ailleurs, quelque soit l’avenir de l’aéroport d’Entzheim, cette liaison ferrée est nécessaire pour permettre l’accessibilité de Strasbourg au hub aérien régional qu’est en train de devenir l’EuroAirport.
      Au passage, je ne sais pas où vous voyez un parallèle avec la ville de Paris à l’exception de la société d’exploitation commune. Il s’agit simplement de montrer qu’une société d’exploitation commune entre deux sites aéroportuaires distincts est possible pour permettre une cohérence des offres à l’échelle d’un territoire.

      À propos de la vision « strasbourgo-centriste », permettez-moi de contester cela. La vision dont nous avons fait preuve est régionale et permet de mettre en avant à la fois les villes de Strasbourg et de Mulhouse. Seulement, la question strasbourgeoise est essentielle dans ce dossier, Strasbourg étant à la fois siège d’institutions européennes nécessitant une grande accessibilité, la capitale régionale et le cœur économique, social et politique de notre région.

      Enfin, hormis conserver le statut-quo actuel qui coûte beaucoup aux contribuables alsacien, je me demande ce que vous proposez, vu votre commentaire, pour l’avenir des aéroports sur notre territoire.

      •  » Baden Baden n´a pas de cohérence territoriale  » ??? Il appartient à 66% à L´aéroport de Stuttgart qui atteint 10 millions de passagers , est saturé et n´aura pas de 2ème piste pour s´agrandir . Les 33% restants ce sont les communes , les villes de Karlsruhe , Baden Baden et le Land du Bad Wurtemberg dont le but est d´avoir un aéroport principal ( Stuttgart ) et 2 régionaux ( Friedrichshafen et Baden ) .Politique aéroportuaire décidé il y a plus de 10 ans et mise en pratique depuis .
        De plus on considère qu´il y a un bassin de 5 millions de personnes dans un rayon d´une heure de route autour du Baden Airpark .

        Je comprend bien que votre raisonnement va au delà des frontière et qu´il faut penser  » global  » , mais vous sous estimé complètement nos voisins allemands et le credo ( relayé par la presse et la CCI depuis des annés )  » le dévellopement de Baden Airpark est uniquement dû à la trop forte taxation de celui de Strasbourg  » est très réducteur .

        Je partage avec vous l´idée qu´il est grand temps d´une réflexion pour tout le sud du bassin rhénan et également que la desserte de Baden Airpark est une catastrophe

      • Pour nous, le Baden Airpark ne s’inscrit pas dans une cohérence territoriale car nous réfléchissons, encore une fois, à l’échelle du croissant rhénan et non pas du Baden-Würtenberg seul.

        L’aéroport de Stuttgart est aujourd’hui saturé, je suis d’accord avec ce constat. Mais plutôt que de procéder au développement de l’aéroport de Baden-Baden, Stuttgart aurait pu choisir de se délester de sa charge sur Strasbourg, qui n’est qu’à 50km de Baden-Baden.

        Avec le développement des liaisons LGV transfrontalières, Strasbourg n’est plus si loin de Stuttgart et l’accessibilité de notre aéroport est quand même facilité depuis la gare de Strasbourg par rapport au Baden Airpark qui n’est pas accessible depuis la gare de Baden-Baden.

        Il ne s’agit que d’un choix politique à faire et à affirmer dans les prochaines années.

        Je rappelle que sur une aire de 350km dans le croissant rhénan, on trouve :
        - Fraport à Frankfort
        - Flughafen Stuttgart
        - Baden Airpark à Baden-Baden
        - Entzheim à Strasbourg
        - EuroAirport à Bâle-Mulhouse
        - ZürichAirport

        Ça fait quand même beaucoup d’aéroport internationaux qui se concurrence. Notre objectif est de simplifier la lisibilité et les offres pour l’usager.

    • Moi, tout ce que je dis c’est que deux heures en plus pour faire l’aller retour mulhouse…. Ca me pourris ma journee… Et que j’aimerai continuer a etre un embassadeur d’alsace.
      Apres si mulhouse en tant que force economique vive merite plus que strasbourg de bonnes liaisons regionnales, tant mieux… Je déménagerai a bordeaux nice lyon ou toulouse….

  6. Débat Club de la presse : « Aéroport de Strasbourg : un nouveau départ ? » avec Thomas Dubus de l’aéroport de Strasbourg et Eric Fuchsmann d’Air France, le vendredi 25 mai – 12h30 / 14h.

  7. Et une fusion avec Baden-Baden ? Le problème n’est pas l’existence d’un aéroport à Strasbourg et d’un autre à Mulhouse mais surtout que la présence de deux aéroports à moins de 50 km de Strasbourg.

    Une fusion avec transfert de toutes les activités d’Entzheim vers Baden-Baden, avec un aéroport international de Strasbourg-Baden-Baden sur le même concept que l’Euroairport, accompagné d’un raccordement ferroviaire d’environ 5 km entre la ligne ferroviaire principale existante allemande (ou 8 km avec la ligne française à Roppenheim) et l’aéroport pour pouvoir faire des lignes directes rapides entre Strasbourg, les villes allemandes et l’aéroport…

    Trop cher à réaliser cette liaison ? Peut-être moins que le tram-train direct vers Entzheim… Trop loin ? L’aéroport de Strasbourg serait à peine plus loin du centre-ville de Strasbourg que Mulhouse de « son » Euroairport. Ce serait enfin un vrai projet pour l’Eurodistrict et ça supprimerait les nuisances autour d’Entzheim.

    Un scénario tout aussi difficile à assumer politiquement que le scénario 2 puisque Strasbourg doit renoncer à son aéroport perso…

    • Pourquoi pas mais quid de la friche a Entzheim ? Du personnel entièrement transférable ?

    • Je suis d’accord avec vous sur le constat que deux aéroports à moins de 50 km de Strasbourg, c’est trop. D’où notre propos à propos de la saturation du territoire en plateformes aéroportuaires.
      (Même si techniquement, l’EuroAirport est à plus de 100km. À moins que vous parlez de l’aérodrome de Colmar ou d’Haguenau ?)

      Concernant un possible aéroport Strasbourg – Baden-Baden, nous n’avons effectivement pas pris en compte cette possibilité dans notre tribune. Il y a pour nous deux raisons à cela.

      1. À propos de Strasbourg, il y a la question du temps de trajet entre l’aéroport et le centre-ville. Nous considérons qu’il doit être « proportionnel » au temps de trajet en avion. C’est-à-dire, un trajet court pour les vols nationaux et européens et qu’il peut être plus long pour des vols longs internationaux.
      À partir de ce principe, cela donne un aéroport européen à Strasbourg, à 10 minutes du centre-ville, et un aéroport international à l’EuroAirport, à 1 heure et quart du centre-ville.

      2. Parallèlement à la première raison, nous ne pensons pas qu’il soit possible de développer deux aéroports internationaux majeurs (deux « hubs aéroportuaires ») à 130 kilomètres de distance. Nous préférons une offre la plus complète possible sur un seul site, sachant que les Strasbourgeois disposent déjà d’un grand hub aéroportuaire à « proximité » : le Fraport à Frankfort.
      Trois aéroports internationaux sur un corridor de 300km, ça fait beaucoup.

      Enfin, concernant le tram-train qui ressors dans deux commentaires. Je ne comprends pas le problème vis à vis de ce projet. Dans sa phase une, il apparait amplement suffisant pour assurer une desserte correcte et régulière de l’aéroport.
      Le projet de tram-train n’aura pas pour objet d’améliorer la desserte de l’aéroport mais plutôt d’améliorer l’intermodalité pour un grand nombre de ruraux des vallées de la Bruche et du piémont des Vosges qui viennent travailler à Strasbourg.
      Le coût de la phase 2 du tram-train n’est pas à imputer à l’aéroport. Le cadencement mis en place sur la ligne Strasbourg – Molsheim aura largement suffit. Et ce cadencement n’est pas propre à cette ligne puisqu’il tend à se généraliser sur le territoire alsacien.

      • Pourquoi ne pas mettre à jour vos idées reçues?
        Dès le 1er juin 2012, l’aéroport de Strasbourg baisse ses taxes et ouvre 9 nouvelles liaisons : Rome, Vienne, Alger, Barcelone, Ibiza, Palma.. et accueille 3 nouvelles compagnies low cost : Vueling, Aigle Azur et Volotea !
        Ce n’est qu’un début, avec des taxes enfin allégées tout devient possible à Entzheim, d’autant plus quand l’aéroport bénéficie d’une liaison train (contrairement à l’Euroairport) et d’une vraie métropole économique et diplomatique à proximité (contrairement à Baden).
        A quand les prochaines ouvertures ? Je parie qu’elles seront à Strasbourg !

      • Nous avons pris en compte ces informations.
        L’ouverture de nouvelles liaisons européennes va dans le sens de notre tribune et nous nous en félicitons.

        Nous ne sommes en aucun cas en opposition avec vos propos. Dans notre premier scénario, nous affirmons d’ailleurs l’importance d’un aéroport à Entzheim, grâce à sa desserte et sa proximité avec la métropole.

        Seulement, n’oubliez pas que la baisse des taxes aéroportuaires est uniquement due à une prise en charge de la différence par les collectivités territoriales.
        Au final, c’est le contribuable (consommateur ou non) qui paye la facture.

        Et concernant le tout devient possible. Cela devient possible dans la limite du raisonnable. Si émergence d’un hub il doit y avoir dans la Région, cela ne peut être que Mulhouse qui bénéficie du soutien de la Suisse et qui a des capacités actuelles et de développement plus importantes.

      • Pour les 2 aéroports à < 50km de Strasbourg je parlais de Entzheim et Baden-Baden.

        A propos du tram-train je sous-entendais que la construction de la liaison ferroviaire jusqu'à Baden-Baden pourrait se faire sur les crédits alloués à la phase 2 (tunnel sous la gare nécessaire au tram-train + matériel spécifique).

      • Effectivement, c’est possible. Surtout que la phase 2 apporte pour moins une dégradation de l’offre (plus de fréquence offrant au total moins de places car véhicules plus réduits…)

        Je suis d’accord avec vous, dans tous les cas il n’est pas possible de conserver deux aéroports aussi proches. Il y a un choix politique à faire :
        Le Baden Airpark ou Strasbourg-Entzheim