Strasbourg

Prévisions 1 novembre 2014
jour
Nuages par intermittence
Nuages par intermittence
17°C
 

Faire du tourisme au quartier

707 visites | 3 commentaires

Pour passer des vacances aussi captivantes qu’enrichissantes, pas la peine de s’éloigner beaucoup de la gare… Vous voulez de l’aventure, du suspense, de l’histoire, du low-cost, de l’écologiquement correct ? Voici quelques pistes pour se concocter des circuits hors des hordes… en voyageant tout près de chez soi !

Lignes de fuite (photo M. Niss)

Grimper aux sommets

Prenez de la hauteur, en montant au sixième et dernier étage du parking Sainte Aurélie. C’est un observatoire idéal, d’où l’on a un superbe point de vue ouvert à 360°. De tous côtés, le paysage invite au voyage : mais où donc mènent toutes ces voies ferrées entremêlées ? La ligne bleue des Vosges s’étire au loin, sa cousine de Forêt Noire marque l’horizon au-delà de la cathédrale…

Jusque bien au-delà de la cathédrale (photo M. Niss)

S’offrir un bain linguistique

En se plaçant judicieusement à un carrefour bien fréquenté (par exemple celui du milieu du Faubourg National, et il y a même maintenant des bancs à proximité), en allant au marché ou tout simplement en flânant dans le quartier, on entend à longueur de journée des centaines de langues européennes, africaines, asiatiques… Faire ses courses dans les boutiques des environs permet également une bonne immersion polyglotte. Et quel privilège, apprendre le lingala, le khirgiz ou encore le khmer sans avoir à galérer dans des aéroports bondés !

Interroger l’histoire

Tout touriste consciencieux se penche sur le passé du spot qu’il est en train d’explorer… Et à propos :

  • Comment les anciens surnomment-ils l’église Sainte Aurélie et pourquoi ?
  • Pourquoi la rue d’Obernai est-elle si large ? (22m)
  • Pourquoi la cité ouvrière de la rue d’Urmatt (en cours de réhabilitation) s’appelle-t-elle « Katholischer Bahnhof ? »
  • Qu’y avait-il dans le bâtiment des Compagnons du devoir avant qu’ils ne s’y installent, en 1949 ?
  • Où trouve-t-on des immeubles Art nouveau dans le quartier ?

Au coin du boulevard de Lyon et de la rue d'Andlau... (photo M. Niss)

Jouer les Robinsons

Sur la piste cyclable de la Montagne Verte ou bien derrière les remparts du Glacis, le long du sentier de la Caponnière, les lisières du quartier-gare ouvrent des perspectives inépuisables aux chasseurs-cueilleurs et autres explorateurs. Ici, la révolution du néolithique n’est pas encore entièrement parvenue à étouffer l’appel à l’aventure. On s’y régale de mûres et de framboises sauvages, on y pêche et on y traque le ragondin en maudissant les moustiques… Mais ils font partie du voyage…

Le fauteuil de Robinson (photo M. Niss)

Ne pas oublier de faire des photos-souvenir…

… et se prendre par exemple pour Marylin dans Niagara… en allant poser devant les chutes d’eau tumultueuses de l’Ill… juste en face de l’ENA, c’est chic !

Hollywood au coin de la rue (photo M. Niss)

N’oubliez pas d’envoyer des cartes postales pour nous raconter vos excursions, voire en suggérer d’autres. Et belles vacances dans le quartier !

Soutenez Rue89 Strasbourg Vous avez apprécié cet article ?
Abonnez-vous pour que Rue89 puisse
en produire d'autres et plus.

Publicité

À vous !

Laisser un commentaire

3 Commentaires postés

  1. - Dans les années 1890, d’importantes casernes de garnison sont installées dans le nouveau quartier allemand. Durant tout l’Entre-Deux-Guerres, la municipalité aménage légalement des appartements dans la quasi totalité de la caserne pour atténuer la crise du logement qui frappe la ville. Le bâtiment qui a abrité les premiers appartements municipaux accueille depuis 1949 les Compagnons du Devoir.
    - Quant à l’Art Nouveau, on peut en trouver des expressions au 28, bd de Lyon, 17 rue d’Obernai… L’immeuble au coin de la rue d’Andlau est l’oeuvre d’Aloys Walter, à retrouver aussi 1, rue de Labroque.

  2. Où peut -on trouver les réponses aux énigmes historiques?

    • Myriam Niss

      Voici les réponses aux questions.
      - L’église Sainte Aurélie est surnommé le « poireau », en référence au passé maraicher du quartier.
      - La rue d’Obernai est très large parce qu’elle était parcourue, au XIXe siècle, par une voie ferrée qui permettait d’acheminer directement le bétail aux abattoirs de Strasbourg.
      - En 1907-1908, l’architecte Albert NADLER entreprend la construction d’une cité ouvrière commanditée par la Société Coopérative des Logements Populaires, afin de loger les employés du chemin de fer, en grande majorité des catholiques issus des campagnes avoisinantes. D’où l’appellation « Katholischer Bahnhof ». (suite dans commentaire suivant)