Strasbourg

Prévisions 25 avril 2014
jour
Averses
Averses
22°C
 

Daidal, groupe labellisé « quartier Gare », sort son premier disque

795 visites | 4 commentaires

Daidal (Photo de Laurent Waechter)

Le premier disque de Daidal est annoncé pour octobre 2012 . C’est un événement pour le quartier-gare avec lequel Daidal entretient de tels liens qu’on pourrait  lui accorder, s’il existait, le « label quartier gare ». En effet, l’histoire du groupe, les musiciens et la fabrication du disque ont tous un rapport avec le quartier.

L’origine de Daidal

Tout d’abord, l’aventure musicale de Daidal trouve son origine dans la rencontre de Cédric Fonné et de Julien Meyer. C’est à des amis communs qu’ils doivent ce contact : ils ont tout de suite accroché sur le plan musical. Ainsi, Julien, expert en Didjeridoo et Cédric en platine, montent-ils très vite un projet pour la fête de la musique en 2002, place de la porte Blanche. Depuis, ils ont construit plein de choses ensemble.

Ils créent leur premier groupe Los Pinguinos, dans lequel vient les rejoindre Iannis Rabotas, à la partie guitare basse et harmonica diatonique. Le trio continuera l’aventure avec Fuglasker qui remplace Los Pinguinos. En parallèle, Julien, Cédric et Iannis développent le groupe Daidal qui accueille Arsène Ott. La rencontre avec le saxophoniste s’est aussi passée pas très loin de notre quartier, lors des ateliers ouverts chez Laurent Kohler, architecte-dessinateur.

Arsène témoigne de ce moment :

  »J’ai débarqué avec mon sax et je me suis placé dans et sur leur musique. Cela a été un grand bonheur d’exploration sonore, de dialogue instantané, de contraste entre des traits musicaux expressifs (qui répondaient aux dessins accrochés aux murs) et de lignes programmées et changeantes. »

Depuis, le groupe a poursuivi son aventure par des concerts et, bientôt, un disque.

Vidéo d’Afsaneh Chehrehgosha, live salle de la bourse mars 2010

Les membres du groupe : des habitants du quartier

Si l’histoire de la naissance de Daidal a un rapport avec le quartier, il en est de même des membres des groupes. Ils habitent le quartier ou y ont habité. Arsène a été jusqu’à septembre 2011 responsable de la bibliothèque municipale du quartier gare (actuelle médiathèque Olympe de Gouges).

La fabrication du disque

S’il fallait encore prouver la labellisation quartier gare de Daidal, il ne reste qu’à ajouter que le disque a été enregistré in situ, dans le Studio Downtown situé aux remparts, connu des seuls initiés. En mai 2011, les membres du groupe y ont enregistré  leurs instruments lors de prises en live.

Depuis, Julien travaille à l’élaboration du disque qui contient huit morceaux de musique. S’il est plus spécialement affecté à cette partie de la réalisation du disque par un travail sur le traitement du son et des effets sur ordinateur, les membres du groupe aiment à rappeler que Daidal est un véritable groupe à quatre.

Dans leur processus créatif, il y a souvent un thème, une idée centrale qui est travaillée ensemble avec l’apport de chacun par rapport à ses instruments. Mais ce cheminement est également le fruit de multiples négociations. Les personnalités des différents membres du groupe laissent imaginer que le processus créatif n’est pas une ligne droite mais trouve son chemin dans un dédale (Daidal ?) d’idées, ce qui laisse présager un disque très riche.

La pochette du disque (Réalisation Bertrand Gondouin)

Pour découvrir leur univers, n’hésitez pas à les découvrir le 6 octobre à 15 heures à la Médiathèque André Malraux. Ce n’est pas dans le quartier, mais allez-y quand même, ne serait-ce que pour retrouver ces inspirations gariennes qui ont façonné le son de Daidal !

Aller plus loin

Le site web de Daidal. La page Facebook.

Soutenez Rue89 Strasbourg Vous avez apprécié cet article ?
Abonnez-vous pour que Rue89 puisse
en produire d'autres et plus.

Publicité

À vous !

Laisser un commentaire

4 Commentaires postés

  1. Le morceau de la vidéo est très chouette …

  2. La logique cogne contre un mur, impossible de sortir du labyrinthe, le son en brouille les pistes, pourtant devant moi, un rayon vert perce mes yeux fermés. « Daidal »