Strasbourg

Prévisions 1 novembre 2014
jour
Parfois ensoleillé
Parfois ensoleillé
18°C
 
  • 7:00
  • 26 décembre 2012
  • par Tribune

Tribune : boulevard de Lyon, la zone maudite

4434 visites | 21 commentaires
Le boulevard de Lyon, la "zone maudite" ? (Photo GG)

Le boulevard de Lyon, la "zone maudite" ? (Photo GG)

Habitant du quartier gare, Gabriel Goubet aimerait que le boulevard de Lyon cesse d’être la zone oubliée des aménagements urbains. Selon lui, à force de désintérêt des municipalités successives, une partie du quartier gare, pourtant densément peuplée et vivante, est devenue glauque et dangereuse. Comme si une malédiction planait sur ces quelques rues…

TribuneIl est une zone du quartier gare où rien ne se passe comme ailleurs… Une zone traversée par des milliers d’automobilistes chaque jour, peuplée par des milliers d’habitants et de nombreux commerces. Une zone qui n’a pas été rénovée depuis des lustres, où rien n’est réparé à temps, où la bagnole est reine. Cette zone n’a pas de nom. Elle n’est délimitée par aucune carte, elle est seulement le fruit de mon expérience d’habitant. Je l’ai surnommée « la Zone maudite ».

Voici les rues de la Zone : le boulevard de Lyon et toutes les rues qui le relie à l’autoroute A35, à savoir la rue de Rothau, la rue de Marlenheim, la rue de la Broque, la rue du Howald, et la rue du Ban-de-la-Roche. Il y a de beaux immeubles certes, mais la Zone a cette allure d’un quartier qui n’a pas reçu la visite d’un urbaniste depuis des lustres. Pourtant, quelques petites transformations adéquates suffiraient à rendre l’endroit moins triste. L’éclairage par exemple, ou la sécurisation de certains carrefours… Seulement voilà, la Zone est un ensemble de rues dans lequel les choses semblent évoluer moins vite qu’ailleurs et j’aimerai bien que l’on m’explique pourquoi.

J’adore ce quartier, coincé entre l’autoroute et les trains

Que les choses soient bien claires entre nous : j’habite dans ce secteur, enclavé entre l’autoroute, le boulevard et les trains, et j’aime ce coin de la ville où je croise des gens formidables, où j’ai des amis, des voisins, et où mon fils est né. La Zone est un quartier populaire, vivant, avec pas mal de gens pas très riches et quelques vrais riches, avec ses bobos tendance classe moyenne qui mangent bio, avec ses immigrés qui bossent, ses hôtels pour sans-papiers, son école maternelle construite à dix mètres d’une centrale électrique et ses vieux. Et aussi plein de gens qui ont voté pour Roland Ries, lequel avait inclus la Zone dans ses promesses de campagne.

Pourtant, alors que Strasbourg est en train de vivre une énième révolution urbanistique dans son étalement vers l’Allemagne et que de nombreux projets d’envergures voient le jour, la Zone semble souffrir d’un manque d’intérêt de la part des pouvoirs publics. Une inertie qui prouve que ce secteur n’est pas une priorité en matière de rénovation et d’amélioration de la qualité de la vie.

Je vois des quartiers entiers comme l’Esplanade se venger des plans d’architectes rectilignes des années 1960. Je vois des transformations de carrefours que je trouvais dangereux, comme par exemple au croisement de la rue Jacques-Peirotes et de la rue de Berne. Bref, « partout c’est mieux » sauf… dans la Zone. Car voyez-vous il semble qu’ici, inexplicablement, les choses progressent lentement. Voilà, c’est ça la Zone maudite.

Les voitures se précipitent sur le prochain feu (Photo GG)

Un éclairage qui n’éclaire plus que lui même

J’habite rue de la Broque et dans cette rue les éclairages urbains sont accrochés aux façades. Ça tombe bien car ces lampadaires éclairent surtout… les façades. Bref, ces lampadaires dataient de Mathuzalem et à force de vent et de décennies, celui de mon immeuble se rabattait contre le mur et menaçait de se casser la binette. Et bien vous savez quoi ? J’ai contacté Jean-Jacques Gsell, l’adjoint au maire en charge du quartier gare et quelques semaines plus tard les lampadaires au sodium-jaune-glauque de la rue de la Broque étaient tous remplacés !

Oui mais… Quel dommage pour les autres rues de la Zone… Pourquoi n’ont-elles pas, elles aussi, de beaux lampadaires tout neufs ? D’autant que l’éclairage sodium-jaune-glauque est en grande partie responsable de l’ambiance triste de la Zone. Pensez-y, lorsque vous y repasserez. La rue d’Obernai, la rue de Barr et la rue d’Andlau ont eu de la chance, elles ont été refaites et les éclairages sont blancs. Mais dés que vous arrivez dans la Zone, tout devient jaune-crado.

Le carrefour de tous les dangers (Photo GG)

Le carrefour de tous les dangers (Photo GG)

Le carrefour de tous les dangers

Jean-Jacques Gsell et moi, on s’est même rencontrés pour de vrai. Pour parler du croisement fatal qui coupe le boulevard de Lyon. Mais si, allons allons, vous savez bien, le carrefour qui relie la rue d’Andlau et la rue de la Broque. Mais si voyons, celui où il y a une prostituée qui lit le Canard Enchainé tous les mercredis.

Autant le dire tout de suite, certains jours à certaines heures, on ne traverse pas ce carrefour, on l’affronte. Bien souvent, il vous faut marcher jusqu’au milieu de la route, face à trois voies de bagnoles lancées à fond, afin de tenter d’être vu et de forcer les voitures à ralentir. Quand on est en poussette, c’est un vrai bonheur, vous devriez essayer. Parce que les voitures à cet endroit là, quelque soit leur destination, elles n’ont qu’une idée en tête : atteindre le feu qui est 50 mètres plus loin. Résultat, chaque traversée est une victoire sur soi-même.

Bon pour ce qui est des cyclistes, hum, comment vous dire ? Il y a bien une ligne verte discontinue, mais personne ne sait qu’elle signifie que le cycliste doit descendre de vélo pour traverser (voir à ce sujet la tribune d’un autre strasbourgeois ici). Les récits d’habitants qui ont échappé à un accident sont légion dans le quartier, mais bon, c’est normal, on est au quartier gare, c’est un lieu de passage, faut s’y faire.

Et l’entreprise privée mandatée par la Ville qui vient repeindre les passages piétons de temps en temps n’y change rien : elle le fait avec une peinture bas de gamme, si bien que tout s’efface bien vite. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : les voitures ne s’arrêtent pas à cet endroit pour laisser passer les piétons, c’est dangereux.

Avec l’adjoint de quartier, on s’est donné rendez-vous sur place. Il a reconnu qu’à cet endroit les voitures allaient trop vite et que c’était compliqué de traverser. Au cours de notre échange, nous avons évoqué une amélioration du type de celles que l’on trouve sur l’avenue des Vosges, de bons gros feux clignotants oranges. Les feux ont été installés mais, je ne sais pas ce qui s’est passé, tellement haut que personne ne les voit ! Ils ne servent à rien ! La Zone maudite je vous dis !

Rude environnement pour les cyclistes (Photo GG)

Rude environnement pour les cyclistes (Photo GG)

L’exemple d’à côté

Ce qui est fou dans cette histoire, c’est qu’à moins de cent mètres de là, un problème du même type a été résolu dans la rue du Ban-de-la-Roche… De nombreux automobilistes aimaient se taper un p’tit 90 km/h devant le restaurant le Gobelet d’or, les habitants de la Zone demandaient donc depuis des années que la vitesse soit réduite dans cette rue.

La rue a récemment été équipée de trois ralentisseurs, avec la signalisation ad hoc, le top. Et depuis la rue a changé de visage ! Aujourd’hui, grâce à ces ralentisseurs, le caractère accidentogène de la rue du Ban-de-la-Roche a considérablement baissé, c’est indéniable. En face du Gobelet d’or, la chaussée a été surélevée de quelques centimètres sur toute la largeur de la rue. Ainsi fait, les voitures sont obligées de ralentir légèrement pour passer le carrefour… Un vrai bonheur, vous dis-je. Ne serait-ce donc pas la solution du boulevard de Lyon : sur-élever le carrefour en entier afin de forcer naturellement les voitures à ralentir, et rendre ainsi le piéton visible ?

Rendez-vous en 2015, 2016… 2017 ?

Lorsque j’ai évoqué avec Jean-Jacques Gsell une rénovation de la Zone semblable à d’autres quartiers, il m’a recommandé d’être patient. Il a évoqué une rénovation globale « pour dans quelques années… » qui n’apparaît nulle part dans les grands projets de la Ville. « Alors vous comprenez, me dit-il, on ne va pas faire des petites choses maintenant si c’est pour tout refaire plus tard… » Face à cette logique implacable, je restais coi.

Gabriel Goubet
Habitant du quartier gare 

Soutenez Rue89 Strasbourg Vous avez apprécié cet article ?
Abonnez-vous pour que Rue89 puisse
en produire d'autres et plus.

Publicité

À vous !

Laisser un commentaire

21 Commentaires postés

  1. Habitant du quartier, on ne peut qu’être d’accord avec tout cela !

  2. Excellent article qui dit tout haut ce que je pense sur le quartier, les problèmes de circulation, le côte glauque quoique sympa, etc……
    Et puis le sentiment d’être des oubliés de l’histoire : oui, il faudrait participer au conseil de quartier , faire remonter ses ressentis, on n’a pas toujours l’impression que les choses remontent vraiment….. et qu’à Strasbourg on donne beaucoup plus d’importance à des tas de projets, alors que ce pâté d’immeubles coincé entre le Faubourg National et la rue de Molsheim est pour le moment bien laissé pour compte. D’ailleurs nous n’avons même pas droit à un minimum de décoration de Noël, c’est pour dire……
    J’ai répondu un jour à un questionnaire diffusé par une association de quartier qui soulevait des questions intéressantes : lieux de rencontre dans le quartier, installation d’un centre socio-culturel….. mais là aussi il n’y a eu aucun retour et une nouvelle déception !
    Donc comment impliquer plus les habitants du quartier et par quel réseau ?

    • Le conseil de quartier est en train de formuler une auto-saisine pour qu’un lieu de rencontre pour tous, de type café associatif ou maison pour tous, puisse se mettre en place. Cette demande a été aussi maintes fois exprimée par des associations, qui ont aussi relayé un certain nombre de souhaits dans les pages du journal de quartier, par exemple : http://ahqg.free.fr/ahqgv2/html/dcdg/cotegare12.pdf
      Le plus difficile semble effectivement être, au-delà de la formulation des besoins, le suivi et l’application des propositions, en transcendant les logiques propres à chaque structure, pour répondre au plus grand nombre… Mais ne désespérons pas ! A force, il faudra bien que cette portion de quartier soit enfin écoutée…

  3. Il suffirait juste de mettre un feu rouge au croisement du boulevard et de la rue de la broque et le probleme de securité serait réglé.
    Apres pour le bruit et la pollution, y’a pas grand chose à faire, quand on habite à coté d’un grand boulevard ça vient avec.

  4. Il y a pas mal de discussions en cours en ce moment dans les associations et aussi au sein du conseil de quartier (CoQ Gare-Kléber), qui ont pour objectif de faire bouger les choses dans cette partie du quartier-gare (en gros, du Faubourg National inclus à la porte de Schirmeck et la Katholischer Bahnhof) une zone qui semble effectivement laissée pour compte pour l’instant dans les projets d’amélioration du cadre de vie. C’est vrai que c’est long, ardu, difficile… d’autant plus que viennent se greffer aussi là dessus certains fantasmes sécuritaires que l’on n’a pas du tout envie d’endosser : on souhaite un environnement moins glauque, qui ne tombe pas en morceaux, moins pollué, plus sûr pour traverser les boulevards, moins bruyant… mais qui garde son côté « mélange », pas un quartier aseptisé comme l’est devenue par exemple la Krutenau !!!! Ce qui fait beaucoup d’intérêts à concilier, pas mal d’imagination, d’invention, d’ouverture à mettre en oeuvre… Toutes les contributions sont bienvenues !

  5. L’article concerne la zone maudite pour s’appliquer à l’ensemble du quartier gare qui s’étend du boulevard Wilson au boulevard de Lyon. Aucun aménagement en direction des habitants depuis des années…Quelques travaux ont été discrètement entamés pour l’aménagement de la place Sainte Aurélie et de la place Blanche, au bord de la route…. Force est de constater que l’adjoint en charge du quartier est aussi adjoint d’une partie de centre, réhabilitée et rénovée : réfection des pavés de la Grand’Rue, aménagement de la place du marché aux vins. Peut-être que le quartier gare ne suscite aucun intérêt aux yeux des touristes, et que par conséquent, l’adjoint de quartier, aussi président de l’office du tourisme, n’a pas déployé son énergie, ni sollicité de financement pour l’aménagement du quartier gare ?

  6. De mémoire, dans L’édition du Point consacrée en 2012 à Strasbourg, il était fait mention du plaisir que le maire éprouvait à parcourir sa ville à vélo.

    Rendez-vous boulevard de Lyon…

  7. Bonjour,
    Moi aussi j’aime ce quartier vivant et créatif et je déplore aussi le désintérêt qui l’atteint.
    L’article sur le Bd de Lyon et environs est juste mais il y a aussi le Faubourg National laissé à l’abandon et la rue de Molsheim dans laquelle les cyclistes risquent leur vie faute de piste cyclable s’ils ne roulent pas sur les trottoirs.
    Mais et surtout, il y a un problème dont personne ne parle et qui pourtant touche l’ensemble du quartier.
    Le quartier gare-Laiterie est le plus pollué de tout Strasbourg, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les études officielles. Il « bénéficie » de la pollution liée à la gare et aux trains. Cette pollution a des conséquences très graves sur la santé des habitants très graves. C’est en tout cas ce que démontrent les études menées dans d’autres villes dont Mulhouse. Je trouverais important qu’une étude soit menée sur l’impact de la pollution sur la santé des habitants du quartier et qu’un plan d’action puisse être engagé.

  8. Bonjour,

    Ayant vecu presque toute mon enfance, adolescene, pre-adultie et jeune-adultie entre le boulevard de Nancy, la Rue de Molsheim et la rue d’Andlau cet article me semble decrire assez justement la vie quotidienne du pieton ou du cycliste que j’ai pu etre de l’age de 3 ans a 31 ans dans ce qui est evidemment un excellent quartier.

    La circulation a toujours ete delirante, dans mes souvenirs, sur ces axes, avec des samedis soirs rodeoesques [pour qui essayait de se garer sur le machin central pendant que des types ivres mort rejouaient "Bullit" a fond sur le boulevard] et des journees hyper denses.

    Je me trompe peut-etre, surement d’ailleurs, mais j’ai l’impression que rien n’a jamais ete fait, depuis les 70′s au moins [avant je ne pouvais pas voir] dans cette zone. Ce n’est evidemment pas une raison pour ne rien faire maintenant ! En revanche, je ne suis pas certain [mais je ne connais pas les reglements] que la solution de la rue du Ban de la Roche soit applicable sur le boulevard de Lyon, habitant desormais, et malheureusement, ailleurs, j’ai assiste a des discussions avec un adjoint au maire pour l’installation de ralentisseurs dans une rue passante, tres passante, avec deux ecoles, et tout, et ledit Adjoint nous expliquait qu’il y avait une reglementation sur les ralentisseurs de type « dos d’ane » [cassis ?] qui ne permettait pas de les installer ou l’on veut, y compris lorsque l’on est maire. A verifier.

    Malgre tout, il me semble aussi evident qu’il y a des choses a ameliorer, puisqu’on ne peut changer la mentalite du conducteur egoiste et souvent distrait par le telephone, le lecteur mp3 ou le GPS.

    Sinon, moi je les aime bien aussi les vieux lampadaires glauques ! Et pour la prostituee, j’ai l’impression qu’elle est la depuis au moins 1985, mais je peux me tromper aussi.

    Anyway, excellente tribune.

    Blourg

    JPDarky

    • Effectivement on ne peut pas les installer n’importe où

      L’implantation des ralentisseurs est interdite sur des voies où le trafic est supérieur à 3 000 véhicules en moyenne journalière annuelle.

      Elle est également interdite en agglomération au sens du code de la route :

      - sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés ;

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005615924&dateTexte=20100313

  9. #MABAP | #PROJET-UTILE | STRABOURG VILLE …
    A l’inverse de projet comme NDDL, la LGV Lyon-Turin, notre bonne vielle Capitale Européenne connait des carences dans son programme d’aménagement urbain…

  10. Habitante du quartier (boulevard de Lyon) depuis quelques mois…je suis tout à fait d’accord avec l’auteur de cet article!
    A quand une rénovation de notre quartier ? Un aménagement des routes pour que nos chers automobilistes respectent la limite de 50km/h, une vraie piste cyclable pour les adeptes de la bicyclette? Une meilleure prise en compte des piétons (et notamment des enfants qui se rendent chaque jour à l’école et doivent traverser ce boulevard si fréquenté)?
    Plutôt que d’un boulevard à trois voies, ne pourrait-on pas repenser ce quartier pour que celui-ci soit plus qu’un « passage » et plus accueillant?
    J’aime vraiment ce quartier, tout est à proximité, les appartements vraiment sympas, et les habitants vraiment hétérogènes !! Certains quartiers de Strasbourg sont en pleine rénovation urbaine pour apporter une mixité sociale…chez nous la mixité sociale est déjà présente! Est-ce pour cette raison que la Ville ne s’intéresse pas à nous ???

    Merci pour cet article vraiment très intéressant !!

  11. Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec vous et je suis certain qu’il est possible de faire valoir nos droits de piétons vulnérables face à ces voitures.
    Je suis prêt à monter un collectif pour dénoncer cette priorité qui est faite aux voitures alors qu’il est tout à fait possible de faire cohabiter voitures, 2 roues et piétons mais cela n’est pas politiquement rentable !
    Il faut faire quelque chose pour éviter de continuer à monter les citoyens les uns contre les autres…
    J’ai un exemple qui permet de démontrer l’inégalité et la discrimination qui est faite en matière de passages piétons. Allez devant le bâtiment des droits de l’homme et au niveau du passage piétons, appuyez sur le bouton. Vous verrez que le feu passe au vert pour les piétons dans les 3 secondes ! J’ai demandé à la ville de Schiltigheim et à la CUS pourquoi il n’y avait pas de synchronisation entre le feu et l’arrivée du tram au niveau de l’arrêt Rives de l’Aar à Schiltigheim. Chaque jour, des collégiens, étudiants et autres jeunes courent pour attraper le tram aux heures de pointes et risquent leur vie alors qu’il suffirait de laisser le feu rouge 30 secondes de plus et de le synchroniser avec celui qui est de l’autre côté du boulevard car quand l’un est vert, l’autre est rouge !
    pas comme devant les droits de l’homme où là, les deux côtés passent au vert pour les piétons…y aurait-il plus d’intérêt pour les utilisateurs dans ce secteur des institutions européennes, leurs vies auraient-elles plus d’importances ?
    Mauvaise langue que je suis, je suis entrain de monter les fonctionnaires des institutions, de la ville, de la CUS contre les « pauvres »ordinaires ;-)

  12. Allez, encore 15ans à patienter, quand le tramway empruntera ce boulevard.

  13. Article bien écrit et documenté . J’invite l’auteur à contacter son conseil de quartier qui pourra se saisir de ces sujets , les faire remonter à la municipalité et obtenir des résultats tangibles ( si si , c’est arrivé au Coq 1-Centre avec le Palais des fêtes et le Faubourg de Pierre ) . Par ailleurs en 2015 , 2016 et 2017 l’avenir nous dira qui sera aux affaires et qui pourrait réaliser des travaux de rénovation globale .

  14. je suis d’accord sur le ton générale de l’article sauf l’eclairage « glauque » mais ça c’est une affaire de goût.
    Mais concernant la circulation ce genre de problème se rencontre un peu partout à strabourg, essayer de traverser sur un passage protogé av. des vosges, quai des belges (sur les quais sud en général) et dans des av. qui ont eut la « chance » de voir passer des urbanistes, av jean jaures a strasbourg ou av du général de gaulle à shilick. (ce ne sont que des exemple il y a en d’autres.
    Les feux clignatant inutiles pareil. toujours à schilck rue de la mairie ou les habitant demandent la sécurisation d’un passage protogé depuis des années… mais la CTS a parait-il un droit de véto sur les aménagements.

    D’une façon générale c’est la place que l’on laisse à la voiture qui pose le même problème partout,
    Quand j’entend parler de la chasse aux voitues qui aurait lieu sur la cus, je me »marre bien, c’est pas le vélo qui est roi à strasbourg mais bien la bagnole.

  15. Bel article! J’ai pas mal fouillé ce coin il y a 3 ans pour mon école, ça pourrait être plus accessible et pourtant en étant assez bien placé proche de la gare, la majorité des piétons à passent par la rue du Mercure… Du coup moins fréquenté ou disons moins bien, les commerces perdent de la valeur.
    C’est un beau reportage photo avec un article en franc-parlé, j’espère qu’il portera ses fruits.

  16. Habitant de ce quartier mais pas de la dite « Zone Maudite », je suis totalement d’accord. On se croirait dans les années 70 dans cet quartier.
    C’est juste un peu dommage que le boulevard de Nancy n’y ai pas été intégré. Il est tout aussi accidentogène et ancien.

  17. habitant le bld de Lyon, entièrement d’accord sauf que j’aime bien l’éclairage « glauque »!

  18. Tout à fait d’accord! Il se trouve que j’habite aussi rue de la Broque et que je risque ma vie tous les jours pour traverser le boulevard de Lyon … pas la peine d’espérer que l’automobiliste de base respecte le passage protégé… pas plus que la police municipale, d’ailleurs! Alors on attend, on évalue, on risque un orteil et on se replie sur son bout de trottoir… et on finit par se risquer … souvent en se faisant klaxonner par celui qui roule à 90 et qui ne va quand même pas ralentir pour nous laisser passer ! Je pense sincèrement que je mourrai comme ça, écrasée sur le passage protégé parce qu’il fallait bien que j’aille travailler…