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  • par Franck Brucker

Professeurs en grève et journée d’action dans la fonction publique jeudi

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Grève dans l'éducation nationale, lors de la loi sur la réforme des université (LRU) en février 2009 (Photo Fahfahrine / FlickR / CC)

Une « journée d’action » dans la fonction publique est prévue jeudi 31 janvier. Des perturbations sont à prévoir dans les écoles. Selon les prévisions de l’académie, le taux de participation des enseignants du 1er degré devrait avoisiner les 16% dans le Bas-Rhin et les 17,4% dans le Haut-Rhin.

Si la première manifestation des fonctionnaires de l’année 2013 mobilisera toute la fonction publique, c’est en particulier les enseignants du 1er degré qui seront concernés. Une mobilisation estimée à hauteur de 16% dans le Bas-Rhin, ne comprenant pas les enseignants des collèges et lycées « car n’ayant pas l’obligation de déclarer les grèves », selon Daniela Vom Scheidt, chargée de communication à l’Académie de Strasbourg.

C’est que la « réforme Peillon » a du mal à passer auprès des principaux syndicats des enseignants. Outre une revalorisation des grilles salariales et de meilleures conditions de travail, le premier syndicat du primaire, la SNUIPP-FSU (sur la même ligne que la CGT) et Sud Education Alsace, en appellent à une « consultation » quant au décret sur la semaine de quatre jours et demi, présenté par le Ministre de l’Education, Vincent Peillon. Le projet de loi prévoit notamment un étalement des 24h d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées (au lieu de 8), incluant le mercredi matin et une journée de classe de 5h30 maximum.

Pour Corinne Nicollet-Serra, responsable du FSU du Bas-Rhin, il est difficile de se faire entendre tant nationalement que localement, malgré la position de leader du syndicat :

« Nous étions au départ pour une modification des rythmes scolaires. Un accord avait été réalisé avant les élections, sur le fait que l’on accepte bien le mercredi, mais avec un allègement de la journée de travail. Mais cela n’a pas été tenu. Nous sommes pour une réécriture du décret, avec plus d’heure de concertation sous la forme de conseil d’école souverain extraordinaire, réunissant enseignants, parents d’élèves et personnels concernés ; ce qui nous a été refusé ».

Une demi-journée de classe supplémentaire, avec une augmentation de temps de présence à l’école en plus des heures de service officielles.

Le Projet Educatif Territorial décrié

L’autre élément de discorde concerne la mise en place du Projet Educatif Territorial, qui donnerait « trop » de pouvoirs aux élus locaux. Le projet de loi prévoit la création des DASEN, les « directeurs académiques des services de l’éducation nationale », chargés de mettre en place les nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Ce sont également eux qui organiseront les « activités pédagogiques complémentaires », à la place de l’aide personnalisée. Ainsi, 1h30 de travail hebdomadaire pourra ainsi faire l’objet d’un PET. Pour le syndicat Sud Education Alsace, « les mairies n’ont pas à intervenir dans nos choix pédagogiques ». Ils en appellent ainsi à un respect de la liberté pédagogique et de l’indépendance des enseignants.

Devant l’absence de négociation avec les syndicats et parents d’élèves, cette mobilisation se présente comme une occasion d’enfin se faire entendre sur le projet de loi tant décrié sur les rythmes scolaires. Une deuxième journée de mobilisation est déjà l’ordre du jour, à l’initiative de FO, CGT, SUD et CNT Éducation le 12 février.

Y aller

Rassemblement pour la fonction publique, jeudi 31 janvier à 11h, place Kléber à Strasbourg.

 

Aller plus loin

Sur Education.gouv.fr : dossier de presse sur la réforme des rythmes scolaires.

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4 Commentaires postés

  1. Langue de bois ou omerta, on a le choix ! Un professeur des écoles qagne moins à la fin du mois qu’un agent de police de base. Faut quand même pas exagérer. Qui aurait envie de faire ce boulot à ce prix-là ? Ensuite, la prolifération des postes dans les étages, j’ai des échos du rectorat et d’ailleurs, les gens parlent quand même un peu, donc il ne faut pas me raconter d’histoires, tous ces gens qui gagnent bien et ne sont pas sur le terrain ne pourront jamais soutenir des mesures d’économies et d’efficacité qui mettraient leur poste en jeu ! Il leur faut absolument ajouter de la complexité à la complexité ! Sur France-Info hier soir, le grand chef du SNUIPP entend le journaliste lui dire : “mais les profs doivent faire des efforts…” Moi, perso, j’aurais demandé au type du tac au tac combien il gagnait net à la fin du mois. Mais non. Et notre syndicaliste de parler de “confiance”, et “nous attendons des perspectives du gouvernement…” Mais je rêve ! Evidemment, ces types là bénéficient d’un statut et d’un confort personnel qui leur interdisent une remise en cause radicale du système ! Un conseil aux enseignants : oubliez les syndicats, repartez de la base, utilisez le net. Si vous estimez que vous voulez gagner plus, alors c’est simple, vous arrêtez tout, grève, durée indéterminée, en avant. De toute façon, sinon, vous allez vous faire bouffer, parce que notre “modèle social” est en train de convertir l‘Education Nationale en “garderie d’enfants nationale” (cf. réforme des rythmes scolaires). Soit vous faites la grève, soit vous ne la faites pas. Mais si vous la faites, c’est comme à la guerre : on sait quand ça commence, et pas quand ça va finir. En tout cas, c’est pas possible, considérant les salaires des profs du primaire, le montant colossal du budget de l’éducation nationale, il y a des montagnes d’argent qui foutent le camp quelque part, avec lesquelles on pourrait assurer des salaires de prof des écoles équivalents à ceux qui sont pratiqués… à Kehl ! Ou alors, non, vous ne bougez pas, et vous êtes foutu, parce que ça veut dire que vous acceptez. Plus grave : que vous cautionnez.

    • Un « Coup de Gueule » très intéressant, serait-il possible d’échanger par mail à l’adresse citecampus@radiorbs.com ? Merci d’avance.

    • Vous devriez rajouter que les apparatchik du SNES non seulement se font les complices surtout d’un Gouvernement de gauche, mais de manière générale bloquent les mouvements en distillant la grève en petites journées inutiles qui permettent de jouer l’épuisement. Une grève illimitée c’est pas dans leurs intérêts Et je ne vous parle pas des sociaux-traîtres de la CFDT !

    • comparer avec l’allemagne?
      Oui ok
      un prof gagne plus mais un ouvrier aussi,
      Faut aussi comparer par rapport au salaire moyen, plus élevé.

      et selon les chiffres de l’ocde la différence est moindre en fin de carrière;
      (les années qui comptent pour le calcul de la retraite dans le public)
      la retraite: plus avantageuses pour les enseignant francais entre 70 et 75 % du meilheurs salaire contre 61% et des cotisations plus élévés en allemagne.
      En allemagne les retraites sont uniformisé public privé.
      En france le privé cotise 34% de plus que le public et pour une retraite à taux plein de 50% ( et pas sur les meilheurs années)

      Tiens si on parlait aussi des taux d’imposition sur le revenu
      de 5.5 à 41 % contre 14 à 42 % , ah ben oui on gagne plus mais on se fait matraquer fiscalement de l’autre coté du rhin.

      De toute façon j’ai toujours cru que l’on faisait le métier d’instit (prof des écoles, pardon) par vocation et pas pour faire du pogon.

      « Si vous estimez que vous voulez gagner plus, alors c’est simple, vous arrêtez tout »
      oui démissionnez ! pour faire du pognon il y a commercial, traider, dealer ….
      La greve illimité c’est pas une bonne idée
      1- ca ne coute rien à l’etat ca lui fait faire des economies, comme rapport de force c’est pas terrible.
      2- avec les economies réalisés l’etat pourra payer une prime aux filcs de base pour vous faire rentrer dans le rang à coup de matraque.