Politique 

Présidentielle : tous les parrainages des élus alsaciens en un coup d’oeil

actualisé le 27/04/2017 à 11h35

Onze candidats participeront à l’élection présidentielle française. Le Conseil constitutionnel a rendu public tous les parrainages. En Alsace, gros avantage pour François Fillon.

Les affaires de François Fillon n’ont pas découragé les nombreux élus « Les Républicains » alsaciens à parrainer le candidat de leur famille politique. L’ancien Premier Ministre (2007-2012) est le candidat le plus soutenu en Alsace (121 parrainages), comme en France (3 635).

Parrainer n’est pas supporter

Au total, 11 candidats se présenteront à l’élection : Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), François Asselineau (Union populaire républicaine), Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Jean Lassalle (Mouvement démocrate), Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En Marche), Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise), et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste). Vous pouvez leur poser des questions tout le week-end grâce au formulaire en ligne en cliquant sur cette phrase.

Un élu peut parrainer un candidat parce qu’il estime que ce dernier doit être en mesure de défendre ses idées, sans pour autant y adhérer. Néanmoins, pour la première fois, tous les parrainages ont été rendus publics et non une poignée tirée au sort.

Cette transparence totale a découragé une partie de maires sans étiquette, qui ne veulent pas politiser la gestion de leur commune. En effet, difficile de ne pas associer un parrainage avec un soutien aux idées. Pour rappel, il faut 500 parrainages pour se présenter.

Parrains pour Juppé et Baroin

Si les élus « Les Républicains » ont dans l’ensemble plutôt répondu à l’appel, la liste des parrainages apporte quand même quelques surprises. Quinze parrainages sont arrivés pour Alain Juppé, notamment d’élus de centre-droit comme Fabienne Keller ou le maire de Lingolsheim Yves Bur, apparus au moment où la pression était la plus intense sur François Fillon, avant le rassemblement au Trocadéro.

Dans le Bas-Rhin, un élu a aussi soutenu François Baroin, Georges Schuler, maire de Reichstett, président de « Les Républicains » du Bas-Rhin et candidat à l’élection législative sur la troisième circonscription. Idem dans le Haut-Rhin.

Plus à droite, Marine Le Pen a pu compter sur les élus FN au conseil régional du Grand Est et quelques maires « sans étiquette ».

Plutôt Macron que Hamon

Différence principale avec le reste de la France, Emmanuel Macron compte plus de signatures (39) que Benoit Hamon (9).

Il faut dire que peu de socialistes sont en mesure de parrainer en Alsace. Quelques conseillers régionaux, départementaux et maires. Même au Département du Bas-Rhin, seul Mathieu Cahn et Serge Oehler ont fait l’effort sur les huit élus à gauche. Olivier Bitz a, lui, rejoint En Marche, tandis que sur les quatre femmes, seule Suzanne Kempf, a parrainé… François Hollande.

Néanmoins, deux absents interpellent, le président de l’Eurométropole Robert Herrmann et le député Éric Elkouby, tous deux ardents soutiens de Manuel Valls l’ancien Premier ministre battu à la primaire et qui n’a pas apporté son parrainage à son ancien challenger. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il n’a même pas de parrainage dans le Bas-Rhin, pas plus que Philippe Poutou dans toute l’Alsace.

De manière plus insolite, Jacques Cheminade est le candidat le troisième plus parrainé (25, ex-æquo avec Nicolas Dupont-Aignan) en Alsace, alors qu’il est celui le plus proche de la limite en France (528).

Les régionaux, pas si forts

Dans le Haut-Rhin, le régionaliste Paul Mumbach (Unser Land) a pu compter sur un bataillon de maires (12), mais il n’ su convaincre personne dans le Bas-Rhin. Difficile d’avoir de l’impact ailleurs, sachant qu’il fallait des parrain et marraines et 30 départements différents. Idem pour l’autre candidat régional, l’écologiste Antoine Waechter (7 parrainages dont 6 dans son département).

L’aventure Charlotte Marchandise

Onze maires ont aussi tenté l’aventure Charlotte Marchandise, comme Jo Spiegel, haut-rhinois engagé pour la démocratie participative à Kingersheim (lire la critique de son dernier livre). Cette candidate a été désignée par une primaire en dehors de tout parti politique sur le site laprimaire.org. Malgré plus de 100 000 inscrits et 32 000 votants, cela n’a pas été suffisant pour cette expérience unique (135 parrainages), la seule du genre à être allé à son terme.

Tous les noms

L’ensemble des noms des parrains est accessible sur le site du Conseil constitutionnel, avec le tableau ci-dessous. Pour trouver les parrainages alsaciens, tapez « Bas-Rhin » ou « Haut-Rhin » dans la barre de recherche.

L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.
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