Brèves 

Des offres à plus de 100 millions d’euros ont été déclinées pour la Maison de l’Alsace à Paris

La Maison de l’Alsace à Paris intéressaient des investisseurs chinois et qataris. Des offres à 180 millions ont été proposées aux départements alsaciens, qui se seraient bien laissés tentés si le symbole n’avait pas été aussi fort.

Quelques mois après la vente avortée de la Maison de l’Alsace à Paris sur les Champs-Élysées, les langues se délient. Fin 2015, les conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, co-propriétaires, avaient publié une annonce immobilière pour évaluer le prix de ce joyau alsacien.

Les deux collectivités ont reçu plusieurs offres, supérieures à 100 millions d’euros. L’une d’elles s’élevait même à 180 millions d’euros, en provenance d’un groupe chinois, bien que des doutes pouvaient s’exprimer sur sa fiabilité. Dans les négociations, les options chinoises et qataries ont été exclues. Une autre, par un groupe américain plus crédible, a atteint les 120 millions d’euros. Lorsque l’option de vendre a finalement été exclue par les Départements, le président du Conseil départemental du Bas-Rhin, Frédéric Bierry avait évoqué des offres jusqu’à 100 millions d’euros.

Mais tous comptes faits, même à 120 millions d’euros, une fois déduite des taxes et de l’argent provisionné pour les conflits judiciaires encore en cours, il ne serait resté que 45 millions d’euros pour chaque Département. Le budget du Bas-Rhin oscille autour de 1,1 milliard d’euros.

Au début, la vente sérieusement envisagée

Les deux départements ont finalement choisi de louer le site pour trois ans à un groupement d’entreprises, mené par l’entrepreneur à succès dans les shows aquatiques, Dominique Fohrmals. Il s’agit pour le moment d’un salon d’affaires entre entreprises privées.

Mais à l’origine, les deux présidents étaient plutôt favorables à une vente. La société d’économie mixte en place, financée par les deux administrations, n’avait pas trouvé son modèle économique et restait déficitaire.

Cependant, au-delà des aspects financiers, la vente d’un « joyau » si bien situé participait à la construction des discours sur « l’affaiblissement de l’Alsace. » Or, la renaissance d’un projet politique alsacien est un credo qu’ont repris à leur compte les deux présidents Les Républicains, Éric Straumann et Frédéric Bierry, pour exister dans les batailles politiques entre institutions.

L'AUTEUR
Jean-François Gérard
Jean-François Gérard
A rejoint la rédaction de Rue89 Strasbourg à l'été 2014. En charge notamment de la politique locale.
En BREF

À quelle heure est le prochain tram ? Demandez à un robot sur Facebook Messenger

par Jean-François Gérard. 1 777 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Mgr Luc Ravel, nouvel évêque de Strasbourg aux positions tranchées

par Pierre France. 6 272 visites. 4 commentaires.

Sous pression, Polaroid3 annule un concert à Paris

par Pierre France. 3 899 visites. 7 commentaires.