Sur le versant à l’est de Wildenstein, les hêtres, érables et sapins gravissent les pentes raides de la Réserve naturelle régionale (RNR) du Rothenbach jusqu’aux chaumes qui bordent la route des crêtes. À l’ouest, les vielles forêts, pour partie inscrites à l’Unesco, s’épanouissent sur les versants de la réserve naturelle nationale du massif du Grand Ventron. Le balcon de la mairie offre un panorama splendide sur l’écrin de verdure qui se déploie entre 500 et 1 300 mètres d’altitude.
La commune a sanctuarisé en avril ces espaces pour 99 ans, en signant une « obligation réelle environnementale » (ORE) en partenariat avec le WWF France : 320 hectares d’un seul tenant, sur les 744 hectares qui composent la forêt de Wildenstein, vont vivre à leur propre rythme, sans être inquiétés par les tronçonneuses.
« Les conseils municipaux successifs protègent la ressource forestière depuis 1989 et la création de la réserve du Grand Ventron. Les 252 000 euros versés par le dispositif Nature impact du WWF France compensent la perte de revenus sur ces secteurs, par ailleurs pentus et difficiles à exploiter », sourit le maire Ludovic Marinoni, 38 ans, qui entame son deuxième mandat à la tête du village de 170 habitant·es.

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Engagée contre les atteintes à l’environnement, la rédaction suit de près les enjeux écologiques et travaille sur les alertes qui lui sont transmises. Sans Rue89 Strasbourg, la pollution de l’eau potable par les pesticides et des projets comme un stade de biathlon dans les Vosges, ou une route sur la colline de Lorentzen seraient bien moins connus des Alsaciens.

Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.
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