Le soir de son élection, le 22 mars dernier, devant ses soutiens en ébullition, Catherine Trautmann présentait l’un de ses « objectifs majeurs ». « Nous devons montrer que si nous nous sommes engagés de manière aussi déterminée, c’est pour s’occuper de la vie quotidienne des personnes qui, le 20 du mois, n’ont plus de quoi s’acheter à manger, des travailleurs pauvres, des retraités qui ont peu de moyens, des étudiants qui n’en ont pas non plus », promettait-elle. Un discours dans la lignée de sa campagne, où la candidate du Parti socialiste a cherché à rassurer l’électorat de gauche malgré son alliance avec le macroniste Pierre Jakubowicz.

Alors après ces promesses, qu’en sera-t-il en réalité ? Malgré sa réputation de ville bourgeoise, la capitale alsacienne a un taux de pauvreté parmi les plus élevés des métropoles françaises. Plus de 30 000 personnes sont en attente d’un logement social. Des dizaines d’hommes et de femmes isolées, de familles avec enfants, de malades dorment dehors. Et la situation risque de s’aggraver vu que l’État supprime des centaines de places d’hébergement.
Après des mois d’insistance, Rue89 Strasbourg a pu interroger la municipalité pour qu’elle détaille davantage ses engagements, ses mesures concrètes et son calendrier. Françoise Bey, adjointe à la solidarité, et Paul Meyer, adjoint à l’urbanisme, précisent leurs projets.
Comment la Ville de Strasbourg va-t-elle aider les ménages en difficulté ?
Françoise Bey : C’est l’un des grands axes du mandat. Vu l’augmentation de la précarité, nous allons impulser un coup de boost des politiques sociales. L’une de nos promesses de campagne pour améliorer le pouvoir de vivre est déjà tenue, avec la baisse du tarif du stationnement résident. Nous nous étions engagés sur la gratuité des 15 premiers mètres cubes d’eau chaque année (soit 45 euros, NDLR), mais ce n’est peut-être pas faisable juridiquement. On étudie la question pour trouver une autre manière de le faire. Il y a bien-sûr les transports en commun gratuits pour les plus de 65 ans, que nous voulons mettre en place dans les mois qui viennent.
On réfléchit d’ailleurs à la création d’un guichet unique pour les séniors afin de centraliser les demandes d’informations et d’accompagnement. Et puis, pour l’instant, on ne sait pas encore si on réussira à proposer dès la rentrée 2026 les fournitures scolaires gratuites pour les enfants des écoles maternelles et primaires. C’est quelque chose que nous ferons au cours du mandat, donner des cahiers et des crayons à toutes les familles.
Embauches d’agents sur le logement
Lisez la suite pour 1€ seulement
- Jouez un rôle actif dans la préservation de la pluralité médiatique
- Plongez en illimité dans nos articles et enquêtes exclusives
- Participez librement à la discussion grâce aux « identités multiples »
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous



Chargement des commentaires…