Vendredi 26 juin, la canicule semble sans fin en Alsace. Bruno prend son service à 7h30 à l’usine Sew Usocome de Haguenau. Vêtu d’une salopette et d’un t-shirt, il enfile des gants imperméables avant de travailler à la machine à laver. Le poste est exposé à un risque de brûlures. La semaine se termine dans une chaleur de plus en plus étouffante. Dans le hall le plus proche de son poste de travail, la température monte chaque jour d’un cran : 35 degrés le lundi, 36 degrés le mardi, 37 degrés le jeudi et jusqu’à 38,5 degrés en milieu de journée le vendredi. Il est un peu plus de 9h quand le travailleur en situation de handicap apparaît somnolent, debout, accroché à son gerbeur. Plusieurs collègues interviennent pour l’allonger avant de l’évacuer dans une salle plus fraîche. Dans un rapport Sauvetage secourisme du travail (SST), que Rue89 Strasbourg a pu consulter, l’ouvrier est décrit « en état de conscience altéré ». Ses constantes, relevées par un médecin, sont mauvaises. Les pompiers sont appelés pour « un malaise suivant une hyperthermie ».
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