Mercredi 4 mars en fin de matinée, en plein soleil, Catherine Trautmann se tient debout devant l’école maternelle Solange Fernex, un établissement du Neudorf. La candidate soutenue par le parti socialiste pour les élections municipales à Strasbourg détaille devant la presse ses mesures concernant l’éducation, une compétence de l’État mais où les communes peuvent avoir une action périphérique.
Et pour Catherine Trautmann, la Ville doit assurer le suivi éducatif des enfants dès… la grossesse et se poursuivre au-delà. D’où l’importance pour celle qui a été déjà élue maire en 1989 puis 1995 de « remettre l’école au centre du dispositif, en gardant un contact permanent avec le personnel éducatif ». L’école est « un pont social dans les quartiers » pour la candidate ainsi qu’un « lieu d’apprentissage pour chaque enfant ».
Deux mesures phares
Pour Catherine Trautmann, les inégalités commencent à la maison et se poursuivent sur les bancs de l’école. « Le devenir des enfants dépend des conditions dans lesquelles vivent les parents », indique-t-elle en préambule. Elle prévoit de créer un conseil des droits et des devoirs des familles, afin d’établir un « lien constant entre l’école et les parents ». Ce système ne vise pas à « leur faire la morale » mais… tout de même à les accompagner pour éviter qu’ils soient « dépassés » par le comportement de leurs enfants. « Sinon, il y a une rupture scolaire qui s’installe et après on s’étonne des incivilités », estime-t-elle.
Elle promet aussi de rendre les fournitures scolaires gratuites pour tous dès l’entrée en primaire. « Ce n’est pas un cadeau, insiste-t-elle, mais une action d’égalité et de cohérence ». Cette mesure n’est pas une surprise, elle a été réclamée plusieurs fois par le groupe socialiste au conseil municipal.
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