Ce sont des hommes qui ont passé des années, parfois des décennies, au fond des mines des Houillères du bassin de Lorraine. Ces hommes ont été exposés à des produits cancérigènes comme l’amiante tout au long de leur carrière. Retraités, ils finissent parfois par tousser. Leur souffle s’épuise peu à peu. D’autres contractent des cancers, du poumon, des reins, de la vessie. Conseillés par d’anciens collègues ou un syndicaliste, ils cherchent à faire reconnaître leur maladie professionnelle. Ils écrivent alors au médecin de l’inspection du travail dans le Grand Est pour obtenir leur dossier médical. Ils obtiennent ainsi de précieux documents pour obtenir les compensations liées à un cancer, à une silicose ou autre fibrome contracté à force d’aller au charbon.
Pourtant, les anciens mineurs des Houillères perdront bientôt l’accès à leur dossier médical. Selon nos informations, l’État s’apprête à valider la destruction des archives médicales de l’entreprise Charbonnage de France.

Au bout d’une bataille juridique, la destruction

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