La plaine du Ried alsacien, terre de maraîchers, est gorgée d’eau, en cette clémente fin d’hiver. Patates douces, céleris, blettes, épinards, mesclun, pissenlit, salades y mûrissent, sous serre ou en plein champ. À Obenheim, Mathieu Fritz cultive depuis vingt ans des fruits et légumes, en agriculture biologique, sur cette terre héritée de ses aïeux. Pour préserver les sols des pesticides, autour de la maison familiale, il a changé de vie, lorsqu’il était jeune quadragénaire. Contrôleur de gestion pour le groupe automobile Kroely (Mercedes-Benz), il est devenu maraîcher. Il s’est installé en exploitant individuel et a créé Riedoasis.
En janvier 2025, Riedoasis est devenue une société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Pour Mathieu Fritz, l’heure de la retraite approchait mais impossible de céder sa ferme d’un bloc à ses salariés comme il le souhaitait pour reprendre l’outil de production et continuer à valoriser les terres en bio, grâce aux fruits et légumes. Le prix des cultures, des serres et des machines a été évalué au « raz des pâquerettes » par Mathieu Fritz à 230 000 euros. Un montant minimal puisque la ferme ne dispose ni des terres ni d’aucun bâtiment mais un investissement tout de même trop important pour les quatre jeunes salariés, Mathilde Chouvenc, Alexandre Leroux, Samuel Tartier et Virgile Rossignol, qui du reste ne se voient pas s’endetter pour des parts dans une entreprise.
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