« C’est facile d’accuser quelqu’un, mais il faut apporter des preuves, nous sommes au pays des Droits de l’Homme », déclare Mohamed Alashram. Détenu au centre de rétention administrative de Geispolsheim depuis le 6 juin, il se tient debout, derrière les barreaux ce 7 juillet. « Je ne comprends pas ce que je fais ici. Je ne suis pas quelqu’un de radical, je n’ai jamais été condamné », déplore ce Palestinien de 59 ans. Arbi, membre de son comité de soutien, n’en revient pas de cette situation : « On s’est rencontrés à la mosquée de la Gare. C’est quelqu’un qui se comporte bien, il a toujours prôné le vivre ensemble. »
Mohamed Alashram est né dans la bande de Gaza en 1967. Il a étudié en Jordanie et en Moldavie pour devenir docteur en pharmacologie, avant de retourner en Palestine. Mais en 2005, à presque 40 ans, il a été contraint de quitter son pays en guerre. Après un séjour en Grande-Bretagne, il a obtenu l’asile en France en 2008 et s’est installé à Strasbourg, où il s’est implanté rapidement, s’est fait des amis et a commencé à fréquenter plusieurs mosquées. Il n’est pas imam mais sa maitrise de la langue arabe et sa bonne connaissance du Coran lui permettent de guider parfois les prières.
Notes intraçables
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