À l’hôpital de Colmar (Haut-Rhin), la canicule ne se mesure pas au nombre de patients aux urgences. Malgré des vagues de chaleur qui augmentent la mortalité, le nombre de passages aux urgences reste à peu près stable. La canicule a déplacé l’activité des urgentistes. « Les gens ont moins fait de sport quand il faisait 40 degrés », résume Éric Thibaud. Moins d’accidents de sportifs, mais plus de patients avec des pathologies chroniques aggravées. Le tout dans des bâtiments hospitaliers parfois incapables de se rafraîchir suffisamment. « En prime, on sait que ces épisodes vont augmenter en fréquence et en intensité », s’inquiète Éric Thibaud, chef du service des urgences du centre hospitalier de Colmar.
Coups de chaleur et maladie chronique
Lors des épisodes caniculaires, le chef des urgences distingue deux grands profils. Le premier est celui des patients victimes d’un coup de chaleur, dont les conditions de vie ou de travail rendent la protection particulièrement difficile.
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