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Parkings, CTS, Vél’hop, ou cantines… Les Insoumis proposent la gratuité pour les précaires

La liste insoumise a égrené ses mesures sociales pour une première année de mandat ce vendredi 6 mars. Elle propose la gratuité de nombreux services publics pour les plus précaires.

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De gauche à droite, Benjamin Kuntz, Somhack Limphakdy, Florian Kobryn (tête de liste), Céline Balasse, de la liste de la France insoumise pour les municipales à Strasbourg.

Les camions de chantier provoquent un vacarme incessant, à quelques mètres d’une vingtaine de tentes. Les Insoumis ont choisi le campement du Krimmeri pour résumer leur programme social vendredi 6 mars, neuf jours avant le premier tour des élections municipales (15 mars). Un lieu qui symbolise selon eux la première urgence : les familles à la rue à Strasbourg.

« Nous souhaitons créer une plateforme de signalement des personnes sans-abri, pour que la Ville puisse les prendre en charge directement », explique Céline Balasse, professeure au collège Lezay-Marnesia, engagée dans le collectif « Enfants à la rue, État hors la loi » et colistière de Florian Kobryn. La municipalité leur proposerait ensuite un hébergement, grâce à la réquisition des logements vacants, ou dans le pire des cas avec la mise à disposition de bâtiments publics comme les écoles.

De manière générale, les Insoumis entendent viser les publics les plus précaires dans leurs politiques sociales. « Un quart de la population strasbourgeoise vit sous le seuil de pauvreté et un étudiant sur deux ne mange pas à sa faim au moins une fois dans le mois », rappelle la tête de liste Florian Kobryn. Ainsi, il cite une série de mesures de gratuité pour les personnes dans le besoin. Les seuils de revenu pour y accéder « ne sont pas encore décidés » en revanche.

Guichet unique pour les assos

Pour ce public, il promet la gratuité des cantines scolaires, des abonnements de transports en commun (également pour les moins de 25 ans), des Vél’hop, des protections menstruelles ou du stationnement. « On a plein de pistes cyclables, maintenant il faut permettre à tout le monde de les utiliser », ajoute Somhack Limphakdy, une autre colistière. D’autres dispositifs seraient gratuits pour tout le monde, comme les fournitures scolaires « dès la rentrée 2026 », et « les 30 premiers mètres cubes d’eau chaque année ». Tout cela n’est pas chiffré, mais ces actions représenteraient une priorité budgétaire pour la municipalité. D’autres fractions de la population seraient amenées à contribuer, avec notamment « un doublement des tarifs de stationnement pour les propriétaires de SUV », indique Somhack Limphakdy.

Céline Balasse insiste également sur les mesures sociales liées au logement, « premier poste de dépense des ménages ». Les Insoumis comptent mettre en place l’encadrement des loyers, à l’instar des Écologistes et des Socialistes. Comme les Écologistes, la liste veut créer une brigade du logement pour lutter contre les Airbnb irréguliers ou l’habitat insalubre. Mais elle va plus loin que les autres avec l’idée de geler les loyers des bailleurs sociaux de la Ville.

Les Insoumis souhaitent enfin créer un guichet unique pour les associations, afin de « faciliter leurs démarches », expose Benjamin Kuntz, colistier de Florian Kobryn. Ces actrices et acteurs de la solidarité pourraient alors « plus facilement obtenir des subventions, réserver des salles ou demander la mise à disposition d’espaces et de matériel ».


#Élections municipales 2026

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Photo : Damien Roué / FlickR / cc

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