C’est un procès qui a soulevé de nombreuses questions de droit mais aussi des questions politiques. Une audience mouvementée qui aura duré plus de quatre heures, sur fond de militantisme pro-palestinien et de lutte contre l’antisémitisme, recadrée régulièrement par la présidente du tribunal correctionnel de Strasbourg, Louise Oddoux, « saisi uniquement pour des faits de violences en réunion », a-t-elle rappelé dès le début.
Le fond de l’histoire, c’est l’agression de trois étudiants juifs, le 28 janvier 2024, lors d’une action militante de collage d’affiches pour la libération des otages du Hamas. Il est à peine 23h, lorsqu’Arthur C., Haya S. et Schterna S. sont sur le campus central de l’Université de Strasbourg et tentent de recouvrir différents tags inscrits sur des palissades de travaux. Ils transforment « Israël assassin » en « Hamas assassin » en lettres rouges. Et inscrivent, quelques mètres plus loin : « Non à l’antisémitisme ». Ils sont alors interrompus par Melek M., 23 ans, jeune étudiante en L2 de philosophie, qui leur demande ce qu’ils font.
Une vidéo qui déclenche le conflit… ou l’inverse, selon les parties
Un « débat politique » commence alors, assure la jeune femme qui reconnaît toutefois à la barre du tribunal : « C’était houleux oui, on n’avait pas les mêmes idées politiques, mais c’était dans le respect, il n’y avait pas d’insulte, pas de menace. » C’est là que les versions divergent.
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