Déjà mobilisés en novembre 2025, les Jeunes Européens du Bade-Wurtemberg se mobilisent une nouvelle fois le samedi 21 mars à 13h pour lutter contre les contrôles aux frontières. Le rendez-vous est fixé sur le parvis de la gare de Kehl pour protester contre des dispositifs qu’elle juge contraires au principe de libre circulation. « Nous défendons ensemble une Europe unie qui rassemble et ne divise pas », écrivent les militants dans un communiqué.
L’association dénonce notamment la révision du code frontières Schengen, adoptée en juin 2024. Le texte prévoit « une réintroduction temporaire de contrôles aux frontières intérieures », jugée illégale et inefficace par les Jeunes Européens. Les militants pointent également les contrôles aléatoires dans le tram, qui ralentissent le trafic.
Cette mobilisation s’inscrit dans la campagne « Don’t touch my Schengen » initiée en 2016 par les Jeunes Fédéralistes Européens, pour défendre la libre circulation des citoyens européens. Au-delà des contrôles, l’organisation souligne d’autres freins plus « subtils », comme une planification jugée insuffisante des transports.
Une politique anti-migratoire
En 2024, la France avait rétabli des contrôles aux frontières à l’approche des Jeux olympiques de Paris. L’Allemagne avait suivi quelques mois plus tard, invoquant la nécessité de limiter l’immigration irrégulière. Depuis l’arrivée au pouvoir, en mai 2025, d’une coalition conservatrice et social-démocrate, Berlin a encore durci sa politique migratoire.
Selon les Jeunes Fédéralistes Européens, ces choix ont ravivé les tensions avec les pays voisins. En décembre 2025, le chancelier allemand Friedrich Merz a toutefois affirmé vouloir mettre un terme à ces contrôles instaurés à l’échelle européenne.
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