« L’écocide, c’est l’équivalent d’un crime ! C’est un délit censé réprimer les pollutions les plus graves ! Il a été pensé pour des marées noires comme celle qui a suivi le naufrage du pétrolier Erika, pas pour condamner un couple qui a acheté une petite boîte ! », s’époumone Maître Thomas Wetterer à la barre du tribunal correctionnel de Strasbourg.
L’avocat des trois prévenus du procès de l’entreprise Locacil a plaidé pour la relaxe de ses clients face aux poursuites pour « écocide » et « complicité d’écocide » lors du second jour d’audience, jeudi 2 juillet. Pour rappel, l’activité de revalorisations de déchets de câbles électriques de l’entreprise, installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), a entraîné une pollution de deux plans d’eau et d’un cours d’eau. L’entreprise et son gérant Florent Schreiber sont jugés, entre autres, pour ce délit inscrit dans le droit français depuis 2021 et sept infractions aux manquements des règles ICPE. Sarah Babilon, sa femme, est jugée pour complicité d’écocide (voir le compte-rendu de la première journée).

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Engagée contre les atteintes à l’environnement, la rédaction suit de près les enjeux écologiques et travaille sur les alertes qui lui sont transmises. Sans Rue89 Strasbourg, la pollution de l’eau potable par les pesticides et des projets comme un stade de biathlon dans les Vosges, ou une route sur la colline de Lorentzen seraient bien moins connus des Alsaciens.

Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.
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