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« Je n’ai pas de connaissances dans les installations classées » : Locacil et son gérant jugés pour un « écocide »

Le procès de l’entreprise haut-rhinoise de revalorisation de déchets Locacil a débuté mercredi 1er juillet au tribunal judiciaire de Strasbourg. La société et son gérant sont poursuivis entre autres, pour le délit d’écocide, suite à la pollution au cuivre, aux microplastiques, PCB et polluants éternels de deux étangs et d’un cours d’eau passant dans l’exploitation.

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« Je n’ai pas de connaissances dans les installations classées » : Locacil et son gérant jugés pour un « écocide »
L’entreprise de revalorisation de déchets Locacil et son gérant sont jugés pour écocide. Une première en Alsace.

Si l’écocide n’est pas inscrit comme un crime dans la loi française, c’est bien dans la salle d’audience de la cour d’assises du tribunal judiciaire de Strasbourg que le procès de l’entreprise Locacil s’est ouvert, mercredi 1er juillet. L’entreprise haut-rhinoise spécialisée dans la revalorisation de déchets de câbles électriques est poursuivie par le pôle régional spécialisé dans les atteintes à l’environnement de Strasbourg. L’entreprise est jugée pour le délit d’écocide, une première en Alsace, caractérisé par la pollution de deux étangs et d’un cours d’eau à Feldkirch, près de l’Écomusée dans le Haut-Rhin.

Le gérant de Locacil, Florent Schreiber est également poursuivi pour « délit écocide » tandis que sa femme, Sarah Babilon, est poursuivie pour « complicité d’écocide ». Inscrit dans le Code de l’environnement en 2021, le délit d’écocide consiste à émettre intentionnellement, dans l’air ou les eaux, des substances ayant pour conséquences des effets nuisibles graves et durables sur la flore ou la faune ou la santé. Les peines encourues sont de dix ans d’emprisonnement et de 4,5 millions d’euros d’amende. Dans cette affaire, l’entreprise et son gérant sont aussi jugés pour sept contraventions de non conformité du respect des réglementations des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

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Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.

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