Quelles qu’aient été ses propositions, Catherine Trautmann a d’abord remporté les élections municipales sur son nom et pour son expérience. Jeanne Barseghian, au contraire, est partie en campagne plombée par son image d’une maire « dogmatique », distante et clivante. Une perception dans l’opinion générale qui compte, surtout lorsque le score final départage les deux candidates de 4 700 voix.
Alors que s’est-il passé ? Retour en juin 2020. Jeanne Barseghian, première maire écologiste de Strasbourg, débute un « mandat de rupture », en commençant par mettre fin à une série de pratiques qui prévalaient sous les mandats précédents. Elle commence par réformer le fonctionnement du conseil municipal, équilibre les temps de parole des groupes et donne davantage de moyens à ses oppositions, qui peuvent financer des collaborateurs. Elle permet aussi aux oppositions de proposer des résolutions aux conseils municipaux, c’est-à-dire des textes qui nécessitent un vote public.
Dans l’esprit de Jeanne Barseghian, ces dispositions devaient renforcer la participation de l’opposition, dans la continuité de la relative concorde qui prévalait sous Roland Ries. Sauf que les macronistes, poussés par leurs élus au gouvernement à ne laisser aucun répit aux municipalités écologistes, ont exploité ces moyens supplémentaires pour orchestrer un pilonnage systématique contre Jeanne Barseghian et son équipe, composée en grande partie d’inexpérimentés en politique.
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