Le Collectif Justice et Libertés poursuit sa lutte contre « l’impérialisme américain ». Quelques jours après un premier rassemblement, il organise une manifestation samedi 7 mars à 14h, au départ de la place Kléber pour rejoindre la place du Château à Strasbourg en passant par la rue du 22-Novembre et Grand’rue.
L’objectif est de dénoncer les frappes des États-Unis et d’Israël sur l’Iran. « Les bombes n’apportent pas la liberté aux peuples », martèle le collectif dans un communiqué, rappelant que plus de 780 personnes ont été tuées dans le pays depuis le début des bombardements. Bien qu’il condamne le régime des mollahs en Iran, le collectif ne souhaite pas l’arrivée au pouvoir de Reza Pahlavi, l’héritier du dernier Shah d’Iran, qui se verrait bien réinstaller le trône.
Le collectif se positionne aussi contre « l’escalade guerrière et l’embrasement généralisé », alors que le conflit s’est étendu bien au-delà des frontières de l’Iran. Au Liban, les frappes israéliennes ont déjà causé la mort de 102 personnes. Au large du Sri Lanka, dans l’Océan Indien, les États-Unis ont coulé un navire de guerre iranien.
Pour la reprise des négociations
Condamnant l’opération militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël, le collectif demande une reprise des négociations dirigée par l’ONU. Pour l’instant, l’Espagne est le seul pays européen à s’être clairement opposé à l’opération militaire en Iran. De son côté, la France a autorisé les États-Unis à utiliser sa base d’Istres pour poser des appareils de soutien. Emmanuel Macron a pourtant précisé lors d’une allocution prononcée mardi 3 mars que le pays était engagé dans le conflit de manière « strictement défensive ».



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