Après avoir pédalé le long de la route départementale sur des pistes cyclables encore en travaux, Brice Johner, 29 ans, pose son vélo devant l’entrée du site de Tepsa Wagram à Reichstett. Avec son frère Colin, 25 ans, ils ont créé le collectif Teps’Out pour dénoncer le projet d’installation de plusieurs cuves de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) sur le site de l’entreprise. « C’est la première fois qu’on s’engage dans une lutte citoyenne contre un projet industriel. On a vraiment été surpris du soutien et de l’engouement sur les réseaux sociaux après la publication de nos vidéos », explique l’aîné.
Situé sur le site de l’ancienne raffinerie Petroplus, à cheval entre Reichstett et Vendenheim, Tepsa Wagram est un site de stockage d’hydrocarbures classé Seveso seuil haut, soit le plus haut niveau de risques technologiques en France.
Détenu par un fonds d’investissement basé à Miami aux États-Unis, l’industriel a également lancé un projet de stockage et de transfert de GNL, juste à côté, sur le même site de Reichstett au printemps 2022. « C’est une entreprise qui a déjà été condamnée pour une pollution à Strasbourg en 2025. Nous ne pouvons pas lui faire confiance », clame le fondateur de Teps’Out.

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