La France est-elle moins à droite que ce que les médias détenus par Vincent Bolloré le racontent à longueurs d’éditos ? Le Rassemblement national se targuait en janvier de n’avoir jamais présenté autant de candidats et candidates aux élections municipales. Le parti d’extrême droite recensait alors 650 listes en 2026, contre 388 en 2020 et 597 en 2014. Mais la Relève et la peste a remarqué que le RN n’a finalement pas réussi à déposer plus de 405 candidatures en 2026. En Alsace, il ne sera représenté que dans sept communes : Strasbourg, Lingolsheim, Sélestat, Wissembourg, Mulhouse, Colmar et Wittelsheim. C’est le même chiffre qu’en 2020, en baisse par rapport à 2014 où neuf listes se revendiquaient de cette étiquette.
D’une manière générale, c’est hors des grandes villes que le RN réalise ses meilleurs scores et qu’il peut prétendre gagner des municipalités. Mais la quasi-totalité des listes se concentrent dans les agglomérations alsaciennes (Lingolsheim est une banlieue de Strasbourg et Wittelsheim de Mulhouse). Grosse surprise : aucun candidat du Rassemblement national n’est à signaler à Haguenau, contrairement aux deux derniers scrutins municipaux. Cette ville de plus de 30 000 habitants, à l’électorat plutôt droitier, aurait pu être une cible logique.
À Erstein, l’ancien candidat RN renie le parti
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