Entre 1872 et 1911, le médecin militaire allemand Theodor Berke et plusieurs de ses confrères ont pillé des restes humains en Namibie, en Tanzanie et au Cameroun, alors colonisés par l’Allemagne. Ces restes ont ensuite été légués à l’Institut d’anatomie normale de Strasbourg dès 1892, soit au milieu de la période allemande. Aujourd’hui, près de 135 restes humains et objets culturels sont concernés par « ProHumStra », un projet de recherche lancé en 2024 par l’Université de Strasbourg pour les « réhumaniser ».
Le projet trouve son origine dans une demande de restitution formulée par la Namibie. En 2023, un conseil scientifique réuni à l’initiative de l’Université de Strasbourg a posé les bases des investigations nécessaires. L’objectif est de retracer l’histoire de ces personnes, d’identifier leur origine et de comprendre les circonstances de leur mort afin de préparer d’éventuelles restitutions.
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