Les élections sénatoriales sont jouées dès le second tour des élections municipales. En perdant la municipalité de Strasbourg, les Ecologistes ont perdu la plupart de leurs grands électeurs, ces maires et conseillers territoriaux qui peuvent élire les sénateurs et les sénatrices (voir la présentation du scrutin).
Conséquence : le seul sénateur alsacien de gauche, Jacques Fernique, a dû céder son siège à la socialiste Pernelle Richardot. Grâce à une campagne dynamique mais trop tardive, Jacques Fernique a recueilli 313 voix, soit 280 de plus que celles des grand électeurs écologistes strasbourgeois. Une belle performance mais tout de même insuffisante puisque le sénateur sortant termine à 23 de moins que celles de sa concurrente. Jacques Fernique doit regretter de ne pas avoir su s’entendre avec La France insoumise, étant donné que la liste d’Emmanuel Fernandes a obtenu 68 voix qui lui auraient été bien utiles. De son côté, Pernelle Richardot peut se féliciter d’avoir fait appel au centre afin de ne pas devoir compter que sur les quelques 250 voix socialistes.
Autre fait notable : la réélection de Laurence Muller-Bronn. Elle avait élue en 2020 en profitant de la locomotive de la droite alsacienne, elle a été réélue sur son nom et malgré des positions controversées sur les vaccins et le passe sanitaire notamment.
Pour le reste, la droite alsacienne prouve une nouvelle fois la solidité de son ancrage territorial, avec trois sièges sur cinq obtenus dans le Bas-Rhin et deux sièges sur quatre obtenus dans le Haut-Rhin, où l’on compte en outre un sénateur Horizons, Ludovic Haye, et un sénateur Renaissance, Benjamin Huin.



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