Anne-Pernelle Richardot désignée par les socialistes du Bas-Rhin pour aller au Sénat
Les militants socialistes du Bas-Rhin ont désigné Anne-Pernelle Richardot comme tête de liste aux élections sénatoriales de septembre. Sa désignation pourrait ouvrir la voie à un nouvel accord avec les partis macronistes, comme c’est déjà le cas à Strasbourg. Après avoir critiqué la direction actuelle du parti et affirmé qu’elle « restait candidate », Bénédicte Vogel a finalement clarifié ses propos et indiqué qu’elle souhaite « figurer sur la liste sur laquelle le Parti socialiste choisira de s’engager ».
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Jean-François Gérard
Publié le ·
Imprimé le 10 juin 2026 à 20h02 ·
Modifié le
Pour indiquer le maintien de la candidature de Bénédicte Vogel (avant dernier paragraphe). Mais que ce "maintien" veut dire d'être plus bas sur la liste sénatoriale. (dernier paragraphe)
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Anne-Pernelle Richardot devrait quitter ses fonctions d’adjointe et de vice-présidente à Strasbourg pour pouvoir siéger au Sénat.Photo : Abdesslam Mirdass / Rue89 Strasbourg
Anne-Pernelle Richardot va représenter les Socialistes bas-rhinois lors des élections sénatoriales et a de bonnes chances de rejoindre le Palais du Luxembourg. L’adjointe de Catherine Trautmann a recueilli 71 votes soit 64,55% des voix (111 votants sur 273 inscrits), devant Bénédicte Vogel (28,18%) et Guillaume Parent (7,27%). Le vote s’est tenu jeudi 28 mai en soirée dans les 17 sections du parti, quelques jours après que les lettres de candidatures de chacun aient été envoyées aux militants et sans débat entre les trois candidats.
Anne-Pernelle Richardot doit maintenant constituer une liste de 5 candidats et candidates, ainsi que deux suppléants. Là encore, le casting doit être validé par un vote des militants socialistes le 28 juin.
Une affaire très strasbourgeoise
Dans sa lettre de candidature, où ne figure pas le mot gauche, la nouvelle adjointe à la maire et vice-présidente de l’Eurométropole met en avant sa « capacité à rassembler bien au-delà de notre seule famille politique » et ceux qui « ne partagent pas notre étiquette mais respectent notre engagement ». Ses deux concurrents écrivaient pour leur part leur volonté de rassembler la gauche hors LFI. C’était encore le cas en 2020 dans le Bas-Rhin à l’occasion d’un rabibochage, avant que les tensions strasbourgeoises avec les écologistes héritées des élections municipales ne reprennent le dessus.
Pour assurer d’avoir assez de grands électeurs le 27 septembre, Anne-Pernelle Richardot pourrait être tentée de former une liste avec les partis qui soutiennent Emmanuel Macron (Modem, Renaissance, Horizons), dans la continuité de l’accord des municipales et à l’Eurométropole de Strasbourg. Une hypothèse confirmée chez les centristes strasbourgeois, chez qui la perspective d’avoir un sénateur bas-rhinois en conduisant une liste autonome est plus qu’incertaine face à une droite LR bien implantée.
Bénédicte Vogel part en dissidence ? Non, clarifie-t-elle
« Je maintiens pour ma part ma candidature à représenter le Parti socialiste », a réagi à la mi-journée Bénédicte Vogel via un communiqué. « Je ne saurais imaginer un dépassement purement électoraliste qui conduirait à trahir nos valeurs, nos engagements ou celles et ceux qui les font vivre chaque jour sur le terrain« , écrit la conseillère municipale de Sélestat. Elle indique vouloir participer à une liste de rassemblement de la gauche socialiste, écologiste et républicaine.
Mais pas question d’y voir une intention de dissidence. Deux jours plus tard, et après des échanges tendus sur Facebook avec ses camarades (Les Strasbourgeois Mathieu Cahn lui demandant de se « remettre en question » et Arieh Adida lui reprochant de ne pas s’investir dans les instance, ainsi que de voir les adhérents partir à Sélestat) Bénédicte Vogel a voulu « apporter une clarification visiblement nécessaire ». « Je voulais simplement dire qu’en tant que membre du Parti socialiste, je reste candidate à figurer sur la liste sur laquelle le Parti socialiste choisira de s’engager », tempère-t-elle. Mais, répète-t-elle cependant, « ce rassemblement doit cependant se faire dans la fidélité à nos valeurs, à nos engagements et sans compromission ». Ambiance garantie.
Les lecteurs de Rue89 Strasbourg ont déjà pu me lire entre 2014 et 2022. Après 3 ans au Canada, de retour à la rédaction jusqu’à l’été. J’assure la rédaction en chef en remplacement de Guillaume Krempp.
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