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À l’Ehpad des Pâquerettes de Schiltigheim, les signalements inquiétants s’accumulent

Malaise au travail, rotation incessante du personnel, plaintes de familles de résidents… La maison de retraite des Pâquerettes à Schiltigheim connaît une situation de tension qui se répercute sur la prise en charge des résidents.

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À l’Ehpad des Pâquerettes de Schiltigheim, les signalements inquiétants s’accumulent
Malgré un premier contrôle de l’ARS en septembre 2025 à la suite de signalements, la situation ne semble pas s’apaiser au sein de l’Ehpad des Pâquerettes à Schiltigheim.

Quatre ans après les révélations de Les Fossoyeurs, l’enquête du journaliste Victor Castanet sur les établissements du groupe Orpéa, la situation des résidences médicalisées pour personnes âgées ne s’est guère améliorée. Dans le cadre d’un plan national d’inspection mis en place à la suite de ces révélations, tous les établissements du Grand Est ont fait l’objet d’un contrôle en 2024. Ces inspections ont mis en exergue un « secteur fragile mais peu de situation critiques », selon l’ARS. 

Pourtant, les exemples de négligences et de maltraitances affluent comme à l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des Pâquerettes à Schiltigheim. Le cadre est presque bucolique, entre un parc et des jardins familiaux. Implanté sur un ancien champ de pâquerettes, l’établissement propose 80 places en hébergement permanent, quatre temporaires et quinze places d’accueil de jour. L’hospice dispose également d’une unité spécialisée dans le suivi de la maladie d’Alzheimer et d’une deuxième dédiée aux personnes souffrant de maladies neurodégénératives. 

Une quinzaine de familles dénoncent une série de dysfonctionnements au sein des Pâquerettes depuis 2026. « On pensait être seuls mais en parlant avec d’autres familles de résidents, on se rend compte que l’on est nombreux à constater les mêmes problèmes », avance une fille de résidente qui a souhaité garder l’anonymat. « On a peur que cela retombe sur nos proches », confie-t-elle pour le justifier.

Un contrôle de l’ARS après des signalements en 2025

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