Quatre ans après les révélations de Les Fossoyeurs, l’enquête du journaliste Victor Castanet sur les établissements du groupe Orpéa, la situation des résidences médicalisées pour personnes âgées ne s’est guère améliorée. Dans le cadre d’un plan national d’inspection mis en place à la suite de ces révélations, tous les établissements du Grand Est ont fait l’objet d’un contrôle en 2024. Ces inspections ont mis en exergue un « secteur fragile mais peu de situation critiques », selon l’ARS.
Pourtant, les exemples de négligences et de maltraitances affluent comme à l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des Pâquerettes à Schiltigheim. Le cadre est presque bucolique, entre un parc et des jardins familiaux. Implanté sur un ancien champ de pâquerettes, l’établissement propose 80 places en hébergement permanent, quatre temporaires et quinze places d’accueil de jour. L’hospice dispose également d’une unité spécialisée dans le suivi de la maladie d’Alzheimer et d’une deuxième dédiée aux personnes souffrant de maladies neurodégénératives.
Une quinzaine de familles dénoncent une série de dysfonctionnements au sein des Pâquerettes depuis 2026. « On pensait être seuls mais en parlant avec d’autres familles de résidents, on se rend compte que l’on est nombreux à constater les mêmes problèmes », avance une fille de résidente qui a souhaité garder l’anonymat. « On a peur que cela retombe sur nos proches », confie-t-elle pour le justifier.
Un contrôle de l’ARS après des signalements en 2025
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