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Les infirmières d’Asalée mobilisées jeudi 26 mars pour préserver l’écoute médicale

Les infirmières spécialisées dans l’accompagnement médical du réseau Asalée ne sont plus payées depuis février. Elles continuent, par conviction, et aussi dans l’espoir que ce système qui permet d’économiser des millions d’euros en médicaments soit pérennisé. Une mobilisation de soutien est prévue jeudi 26 mars à Strasbourg.

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Les infirmières d’Asalée mobilisées jeudi 26 mars pour préserver l’écoute médicale
Les infirmières d’Asalée ne prescrivent pas de médicaments mais permettent aux patients de mieux comprendre leurs traitements.

L’association Asalée propose depuis 2022 des consultations de suivi aux personnes atteintes de maladies chroniques, comme le diabète ou les pathologies cardiovasculaires, ainsi qu’à celles exposées à certains facteurs de risque, notamment le tabagisme. L’idée est de permettre à ces patients de trouver, lors de séances d’écoutes de 45 minutes à 1 heure 30, comment surmonter leurs maladies en agissant sur les causes, notamment en matière d’hygiène de vie.

Présentation d’Asalée par l’association

Une quarantaine d’infirmières assurent ce travail en Alsace, plus de 2 000 en France. Elles ne prescrivent pas de médicaments, mais permettent de mieux les utiliser lorsqu’ils sont prescrits par un médecin référent de l’association. Le dispositif est largement salué : il offre aux patients un espace d’écoute pour leurs problématiques de santé, contribue à pallier les déserts médicaux et allège la charge des médecins. Selon l’association, il permettrait également de réaliser des économies pour l’Assurance maladie, en limitant notamment les remboursements de médicaments.

Problème, l’Assurance maladie, qui finance intégralement à hauteur d’environ 100 millions d’euros ces séances, gratuites pour les patients, a suspendu ses paiements en décembre 2025. La Sécu estime que des mesures urgentes doivent être prises chez Asalée après qu’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) du 4 juillet 2025 a pointé « des dysfonctionnements graves en matière de gouvernance, de gestion financière et de respect des règles de la commande publique ». Autant d’éléments « incompatibles avec la poursuite d’un financement public« , avait estimé le ministère de la Santé. L’association, qui récuse ces accusations, a formulé un recours devant la justice administrative en février. Et début mars, elle s’est déclarée en cessation de paiement, le tribunal des affaires économiques de Paris devant statuer sur une éventuelle liquidation.

Sans salaire depuis février, les infirmières d’Asalée ont tout de même continué à accueillir leur patientèle comme elles le racontent dans les DNA du mercredi 25 mars. Mais leur patience arrive à terme : elles appellent à une mobilisation pour les soutenir jeudi 26 mars à 14h, devant la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) à Strasbourg.

Plusieurs parlementaires ont sollicité le gouvernement pour qu’il débloque la situation, ce que la ministre de la Santé Stéphanie Rist s’est engagée à faire mardi 24 mars en promettant devant les députés « un paiement très rapide ». Sans préciser si les infirmières seraient payées par l’association ou par l’Assurance de garantie des salaires (AGS) en cas de liquidation…


#Santé

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