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« Stocamine prend l’eau plus rapidement qu’annoncé » alertent des associations

Selon les dernières données consultées par les collectifs de défense de la nappe phréatique rhénane, la vitesse d’ennoyage des galeries de Stocamine s’annonce plus rapide que prévue. Dans une lettre adressée au préfet du Haut-Rhin, l’association Eau en danger demande la mise en place d’un troisième point de contrôle et la transmission urgente des dernières données disponibles.

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« Stocamine prend l’eau plus rapidement qu’annoncé » alertent des associations
Les anciens puits d’extractions, visibles depuis la gare de Wittelsheim.

À Wittelsheim, les vieux dossiers refont surface. Avant, peut-être la pollution. Alors que les travaux pour créer un sarcophage en béton censé encapsuler sous terre les 42 000 tonnes de déchets toxiques se poursuivent, les associations opposées au projet alertent sur de nouvelles données.

Avec le temps, l’eau doit progressivement envahir la mine. Cette eau salée, aussi appelée saumure, passera au-dessus des déchets, pour certains radioactifs et risque de se contaminer. Une fois la mine remplie, l’eau souillée des galeries remontera lentement vers la surface. L’enjeu est que la montée des eaux dans la mine soit suffisamment lente pour permettre aux ouvrages de confinement de jouer leur rôle et empêcher la migration des polluants. Sans quoi l’eau polluée entrerait au contact de la nappe phréatique d’Alsace, mettant en péril la réserve d’eau potable qui alimente près de 5,6 millions de personnes.

Augmentation de la vitesse de montée des eaux

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Engagée contre les atteintes à l’environnement, la rédaction suit de près les enjeux écologiques et travaille sur les alertes qui lui sont transmises. Sans Rue89 Strasbourg, la pollution de l’eau potable par les pesticides et des projets comme un stade de biathlon dans les Vosges, ou une route sur la colline de Lorentzen seraient bien moins connus des Alsaciens.

Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.

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