Ce vendredi 1er mai, les syndicats CGT, CFDT, UNSA, FSU, UNEF, Solidaires, FO et la CFE-CGC appellent à manifester à Strasbourg pour la journée internationale des droits des travailleurs et travailleuses. Seule la CFTC manque à l’appel cette année. « Nous appelons d’abord à défendre le 1er-Mai », entame Laurent Feisthauer, secrétaire général de la GCT pour le Bas-Rhin. Inscrite dans le Code du travail comme fériée, chômée et payée pour toutes et tous, la journée internationale des travailleurs a subi plusieurs attaques gouvernementales depuis début avril. Après une proposition de loi reportée, une motion de rejet puis l’abandon d’une commission mixte paritaire, une simple déclaration ministérielle a autorisé les boulangers et fleuristes à faire travailler leurs salariées. Les bouchers et poissonniers ont dit leur déception de ne pas être inclus dans la dérogation.
« Bizutage social »
« Il faut se défendre contre toutes les attaques sur le social », poursuit le syndicaliste, citant pêle-mêle le refus de généraliser les aides face à la flambée du prix des carburants, les fermetures en série des industries alsaciennes ou encore le durcissement de l’application des frais d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires. Les étudiants seront en tête de cortège ce vendredi, explique Laurent Feisthauer, jugeant qu’avec « tout ce qu’il se passe en ce moment, il est important qu’ils soient mis en avant ». Dans un communiqué, les syndicats avaient dénoncé le « bizutage social » subi par les jeunes générations.
« Pour le pain, la paix et la justice », les huit syndicats appellent à rejoindre le cortège dès 10h place Kleber. Ils appellent à manifester pour défendre une paix juste et durable et expriment leur solidarité avec « les millions de travailleurs et travailleuses qui se trouvent sous les bombes en Ukraine, en Iran, au Liban, en Palestine ou encore au Soudan ».
Pas de grand tour
Spécificité cette année, le cortège s’arrêtera place Broglie, prévient Laurent Feisthauer. Compte tenu des dégradations lors des précédentes éditions, la préfecture n’a pas autorisé le cortège à passer par la rue de la Mésange, connue pour ses boutiques de luxe qui longent les voies de tram.
D’autres événements auront aussi lieu lors de cette journée. Le NPA anticapitaliste organise par exemple sa fête annuelle autour d’un repas pour débattre ensemble et « échanger dans une situation politique incertaine ». Une kermesse solidaire et des luttes, avec un meeting « unitaire », se tiendra au même moment place de l’Université, par le PCF, les Ecologistes de l’Eurométropole, La France Insoumise Strasbourg et l’Après Bas-Rhin.



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