Au bord de l’eau, des centaines de vélos cadenassés aux grillages s’agglutinent. Sous un soleil de plomb, à 18h30, une foule compacte s’étire sur plusieurs centaines de mètres et avance lentement vers un complexe de bâtiments industriels. En cette fin d’après-midi, le Phare Citadelle, tiers-lieu strasbourgeois, accueille le meeting-concert de l’Alliance de la gauche européenne pour les peuples et la planète (ELA), dont La France insoumise fait partie.
Aux abords du site, Dominique, 55 ans, a les yeux qui pétillent. Elle explique la raison de sa présence : « Je suis venue ce soir car le sujet de la Palestine me touche. Aujourd’hui, on nous accoutume à voir des enfants, des hommes et des femmes mourir. Ces pratiques sont dégueulasses. »

À l’intérieur, sous les tôles d’un vaste hangar, le public se masse petit à petit devant l’estrade, debout dans une chaleur suffocante. Selon les organisateurs, plus de 2 000 personnes auront essayé d’assister à la rencontre, pour une jauge maximale de 1 200 au Phare Citadelle. Des drapeaux palestiniens flottent au-dessus de la foule. Sur scène, plusieurs figures de La France insoumise, dont les eurodéputées Rima Hassan et Manon Aubry, doivent intervenir aux côtés de représentants associatifs, avant de laisser place au rappeur Médine en seconde partie de soirée. Alors que les chants politiques s’enchaînent depuis plus de 25 minutes, la foule acclame l’arrivée des personnalités politiques. La soirée peut commencer. Du moins, pour celles et ceux qui ont pu rentrer. Dehors, des centaines de personnes sont refoulées à l’entrée.
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