Les Universités de Strasbourg et Paul-Valéry à Montpellier ont en commun d’accueillir beaucoup d’étudiants et étudiantes étrangères. Elles vantent cette politique en se présentant comme des établissements à vocation internationale et attractifs. Mais cette vocation internationale risque d’être réservée aux plus riches à l’avenir.
Depuis le décret de 2019 mal nommé « Bienvenue en France », les étudiants et étudiantes non européennes sont censées payer des frais majorés à 2 895 euros pour une année de Licence et 3 941 euros pour une année de master, contre respectivement 178 et 254 euros pour les ressortissants européens. Cette politique met une partie des personnes concernées par ces frais en grande difficulté, d’autant plus qu’elles viennent souvent de pays très pauvres de la région subsaharienne.
L’Université de Strasbourg (Unistra) compte 24,5% d’étudiants internationaux (14 742 sur 60 138), celle de Montpellier en est à 21%. « Nous sommes dans les mêmes proportions, c’est donc assez logique qu’on se retrouve dans les mêmes difficultés », assure Anne Fraïsse, présidente de l’Université Paul-Valéry, à Rue89 Strasbourg. Mais les deux établissements ont une posture différente face à cette nouvelle donne.
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous


Chargement des commentaires…