Mardi 22 septembre, 11h du matin. Le tintement d’une quarantaine de sonnailles retentit au fond d’une vallée de la Wormsa baignée de soleil. C’est l’heure du retour d’estive pour les vaches de race vosgienne de la famille Campello, après de longues semaines écoulées sur les flancs du Hohneck au milieu des bruyères, myrtilles et airelles sauvages. Cette pratique permet qu’elles accèdent à de l’herbe fraîche, de grands espaces, et cela libère les prairies de la vallée pour constituer des stocks de foin.

« C’est la fin d’une saison et le début d’une autre, c’est une page qui se tourne », murmure Florent Campello, l’air pensif, en caressant la fine fourrure de l’une de ses compagnes à la robe mouchetée.
Soutenez un média qui enquête sur les atteintes à l’environnement
Pour accéder à la suite de cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Engagée contre les atteintes à l’environnement, la rédaction suit de près les enjeux écologiques et travaille sur les alertes qui lui sont transmises. Sans Rue89 Strasbourg, la pollution de l’eau potable par les pesticides et des projets comme un stade de biathlon dans les Vosges, ou une route sur la colline de Lorentzen seraient bien moins connus des Alsaciens.

Thibault Vetter suit les collectifs militants et les associations qui se mobilisent partout dans la région face aux projets écocides, comme de nouvelles zones d’activités sur des terres cultivables. Il enquête sur diverses sources de pollution, les pesticides, les usines, et leurs impacts sur la santé publique. Un travail de l’ombre, qui nécessite beaucoup de contacts et le décorticage de nombreuses alertes.
Pour poursuivre ce travail, unique en Alsace, nous avons besoin d’une petite contribution de votre part. Chaque abonnement compte. Toutes les recettes servent directement à financer un journalisme engagé et documenté sur l’environnement à Strasbourg et en Alsace.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous

Chargement des commentaires…