Radio Live sur scène
C’est une expérience à la fois théâtrale et radiophonique à laquelle convie la journaliste et productrice Aurélie Charon. Tout a débuté en 2011 avec des séries radiophoniques sur la jeunesse engagée, réalisées pour Radio France, et l’envie de réunir ces jeunes activistes sur scène. En 2013, sous le nom de Radio Live la première représentation a eu lieu et a fait dialoguer des jeunes venus de plusieurs pays avec le public.
Le Radio live de 2025, créé pour le festival d’Avignon, est décliné en trois chapitres et convie huit personnes provenant de zones de conflits en Syrie, à Gaza, en Bosnie, en Ukraine, au Liban, au Rwanda… Les interviews en direct d’Aurélie Charon (présente sur scène) alternent avec des vidéos tournées dans les différents pays évoqués, des croquis dessinés en direct, des séquences de musique live, parfois de pas de danse, et toujours des échanges avec le public.
Chapitre 1 Vivantes invite trois femmes à témoigner, chacune a traversé une guerre : enfant, adolescente ou adulte. En Bosnie, en Syrie, en Ukraine, chacune a résisté et résiste encore. Oksana, Hala et Ines sont parties ensemble à Sarajevo pour interroger la société d’après-guerre. Comment raconte-t-on l’expérience de la guerre à ceux et celles qui ne la vivent pas ?
Chapitre 2 – Nos vies à venir. Comment penser la reconstruction ? En Syrie, à Gaza, et au Liban, avec Rayane, Amir et Hala qui ont vécu la guerre dans ces pays. Cinéaste et actrice, institutrice, journaliste et poète, parlent de leurs combats et leur espoir pour un avenir meilleur.
Chapitre 3 – Réuni·es. Comment penser la justice après un génocide ou une guerre civile ? Ce spectacle réunit des identités multiples : Yannick d’origine rwandaise et congolaise, Karam est palestinien syrien, Sihame a grandi en France de parents venant du Maroc. Ils ont réalisé un voyage ensemble à Kigali au moment des commémorations du génocide contre les Tutsis de 1994. Ils viennent nous parler de leur fort désir de justice.
L’année commence avec elles
Sororité, échanges, émancipation, luttes, énergie et mouvement ! Comme chaque année depuis 2021, Pôle Sud débute l’année avec « Elles », les femmes chorégraphes et performeuses. Ce festival donne la parole à dix artistes très singulières, d’origines, de pays et de générations différentes.
Dans ce programme foisonnant, on a notamment repéré le spectacle À l’aune de leurs peaux de Marie Barbottin qui a travaillé avec la philosophe féministe Camille Froidevaux-Metterie, et met en scène cinq femmes de cinquante ans dans un manifeste contre le jeunisme. La compagnie Kilaï embarque à la rencontre quatre femmes, danseuses de hip-hop qui prennent la parole sans détour pour raconter leur choix d’entrer dans un monde réputé masculin. La chorégraphe Betty Tchomanga présente des Histoire(s) Décoloniale(s), à travers le krump, le raï, la pantomime ou les danses béninoises. Et on s’amusera avec l’Histoire de l’art grâce à Hortense Belhôte, l’historienne de l’art et performeuse, dont on a pu croiser les vidéos décalées sur Arte et les réseaux sociaux.
Plusieurs rencontres et ateliers de danse avec les artistes sont organisés tout au long du mois. Une belle occasion d’expérimenter des pieds à la tête ce que les spectacles donnent à voir.
Pédalage céleste
Un tandem volant, deux équilibristes pleins d’humour et de poésie, c’est la recette de ce joli spectacle que certains d’entre vous ont peut-être déjà vu au Festival FARSe 2025. Leandre Ribera et Laura Miralbés sont de retour à Strasbourg avec Fly me to the moon, une occasion de se rattraper à l’Espace K si vous les aviez ratés sur le bitume. Vêtu de queue de pie, le duo de clowns embarque petits et grands pour un voyage sur la lune accompagné par de la musique live. On rit, on s’émerveille, le cycliste en nous est ravi ! Un moment burlesque pour commencer l’année avec le sourire.
La fête de la musique, avant l’heure
La Cité de la musique et de la danse de Strasbourg fête ses 20 ans en 2026. Ce troisième Festival du Conservatoire lui est dédié. Concerts, bals, déambulations, spectacles de danse et de théâtre, en neuf jours plus de 30 représentations et 25 spectacles sont proposés. Une nocturne, la « Nuit du Répétitif », mettra à l’honneur les musiques répétitives et minimalistes à l’occasion de la Nuit des Conservatoires le vendredi 30 janvier. Elle réunira à elle seule 12 spectacles et interventions artistiques de 18h à 1h30 du matin à travers tout le bâtiment.
Le festival est gratuit et il y en aura pour tous les goûts, ou presque : musique classique, contemporaine, baroque ou création. Si vous n’avez jamais franchi les portes du bâtiment, c’est une belle occasion pour le visiter tout en faisant plaisir à vos oreilles. Et d’ailleurs, sachez que le Conservatoire propose plus de 150 spectacles gratuits tout au long de l’année à la Cité de la musique et de la danse, et hors les murs. La programmation est ici : www.conservatoire.strasbourg.eu
Fanfare, flammes et lectures nocturnes
Les médiathèques de l’Eurométropole s’animeront à la fin des journées du 21 au 25 janvier à l’occasion des Nuits de la lecture : spectacles, concerts, lectures et même pyjama party ! Du côté de la médiathèque Malraux, une série de rendez-vous s’enchaineront le samedi 24 janvier : une déambulation festive et lumineuse partira à 16h de l’Arès (à l’Esplanade) pour rejoindre la presqu’île Malraux au rythme de la fanfare Strasboumboum. S’en suivront des animations à tous les étages de la médiathèque. Et à 19h, rendez-vous sur son parvis pour un spectacle de jonglage de feu « Les flammèches ». On pourra aussi s’amuser à la joute littéraire qui opposera les bibliothécaires autour de la thématique ville ou campagne. Et on finira par une lecture-performance de Mathias Malzieu (auteur, compositeur et chanteur du groupe Dionysos).
Toutes, toutes premières fois
Le festival Premières convie au Maillon de jeunes artistes de différents pays. Pour cette année, ce sera la Russie, la Palestine, la Suisse, l’Italie et la Grèce. Cinq spectacles pour découvrir l’émergence artistique européenne sur deux week-end fin janvier et début février.
L’artiste russe, Aleksandr Kapeliush, raconte avec une lucidité touchante son exil de Russie, entre souvenirs d’enfance, questions d’identité queer et réflexions sur les libertés qui s’effacent dans son pays natal. La danseuse Marah Haj Hussein expose, elle, avec humour et colère comment les langues peuvent à la fois libérer et opprimer, en donnant la parole à celles et ceux qui jonglent au quotidien entre l’arabe et l’hébreu imposé par la colonisation.
Le comédien, auteur et metteur en scène italien Francesco Alberici retrace son parcours dans le monde du travail contemporain : management, performance, harcèlement, mais aussi le récit d’une relation émouvante et drôle entre deux frères. L’artiste suisse d’origine togolaise, Davide-Christelle Sanvee, explore les ressorts du racisme à travers une performance inspirée par le récit de l’écrivain James Baldwin, noir dans une Suisse blanche des années 50. La danseuse et chorégraphe grecque Chara Kotsali embarque son public pour une plongée dans l’Histoire, « un voyage déréglé dans le temps » via une chorégraphie qui convie macarena, parades militaires, aérobic ou encore danses rituelles.
Diverses rencontres (gratuites) viendront ponctuer le festival ainsi qu’un banquet, dans le hall du théâtre, en compagnie des artistes et techniciens des compagnies invitées.
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