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Tribune : Il y a un conflit entre piétons et cyclistes à Strasbourg

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La rue d'Austerlitz, un point de friction permanent entre cyclistes et piétons (Photo Tomekmusic / FlickR / CC)

Francine et Micha Andreieff, 76 et 73 ans, sont des Strasbourgeois depuis 11 ans. M. Andreieff est urbaniste et administrateur du site Strasbourg2030.com. Ils publient aujourd’hui cette tribune, plaidoyer pour la cohabitation entre piétons et cyclistes, car pour eux, les piétons, plus que les voitures, ont fait les frais d’une politique favorisant le vélo.

L'info à trois voixNier qu’il existe un conflit entre les piétons et les cyclistes serait faire preuve d’une réelle cécité. Depuis plus de vingt ans maintenant, les aménagements faits pour le vélo ont permis son développement. Le nombre de vélos est devenu tel que les aménagements de première génération doivent être profondément revus, car ils sont devenus insuffisants et donc inadaptés. Il faut se féliciter de cela, ce sont autant de déplacements qui ne sont pas effectués en voiture.

Maintenant il faut clairement et simplement constater que cette croissance de l’usage des vélos, qui va encore augmenter, ce qui est normal et d’ailleurs souhaitable, engendre des conflits aigus entre cyclistes et piétons. Dans deux cas essentiellement, dans les secteurs piétonniers, par le non-respect du code de la route, et sur les trottoirs, du fait de l’aménagement de pistes cyclables.

Un secteur piétonnier et des zones de rencontres dangereuses

Le code de la route dans son article R341-9 sur la circulation des piétons dans les aires piétonnes énonce : « Les conducteurs de cycles peuvent circuler dans les aires piétonnes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l’allure au pas et de ne pas occasionner de gêne aux piétons. » Il est précisé plus loin que « l’allure au pas » est de 6km/heure.

Force est de constater qu’une très forte proportion des cyclistes circulent en infraction du code de la route sur les aires piétonnes. Leur vitesse est bien supérieure aux 6 km/h autorisés.

Il suffit de se promener, de flâner, d’observer la rue et ses passants, de passer d’un côté à l’autre de la rue, pour être frôlé par des vélos, être surpris par des slaloms acrobatiques, pour entendre des sonneries intempestives forçant le passage rue des Hallebardes, rue du Dôme, rue de l’Outre, Grand Rue, rue de Grandes Arcades, rue d’Austerlitz, rue de la Haute Montée, rue de la Mésange, place Kléber… Pratiquement sur tout le plateau piétonnier du centre-ville. Il en va de même aux stations de tramway situées sur un cheminement piétonnier comme par exemple sur l’avenue de la Victoire, place de la République, place de l’Homme de Fer, station Grand Rue …

Ce laissé faire de la collectivité provoque un véritable sentiment d’agression autant physique que psychique, il n’est qu’à s’en entretenir avec les passants pour s’en rendre compte.

Dans son « Plan piéton 2011/2020 (PDF) », sur la base de ce qui se passe ailleurs en Europe, la Ville envisage de prendre différentes mesures pour tenter de réduire ce conflit, il y est proposé « d’inverser le regard », autrement dit de prendre en compte la gêne ressentie… par les cyclistes.

C’est donc ainsi la gêne des cyclistes qu’il faudrait prendre en considération et non l’inverse. Sur cette base, il va être effectivement très difficile de réduire cet antagonisme.

Parmi les exemples mis en avant, dans ce rapport, celui de Fribourg-en-Brisgau. La ville de Fribourg est, à bien des égards, citée en exemple pour la qualité de l’aménagement de son espace public, de celui de l’aménagement de ses nouveaux quartiers – Rieselfeld et Vauban. Et donc cette ville a pris, après une période d’observation, l’unique disposition réaliste et à la fois pédagogique qui est d’interdire les vélos dans le centre-ville aux heures d’affluence. Et ça marche très bien, pour la plus grande satisfaction des piétons, enfants, handicapés, promeneurs, et celle des cyclistes eux-mêmes.

Une sérieuse compensation a été offerte aux cyclistes : le plateau piétonnier, le centre-ville, est ceinturé par un boulevard circulaire comportant des pistes cyclables ininterrompues, avec des enclos pour stationner les vélos.

La configuration de Strasbourg en l’Ill se prête tout à fait à ce type d’aménagement, les quais longeant l’Ill, pourraient être consacrés en priorité aux cyclistes et aux transports en commun, tout en maintenant les trottoirs pour les piétons. Cet aménagement peut être réalisé à peu de frais et rapidement ; aux édiles de s’en saisir.

En attendant, les autorités, quelles qu’elles soient, devraient faire respecter le code de la route sur le plateau piétonnier de la Ville, et en particulier pour ce qui concerne l’article R341-9. Les moyens de contrôle nécessaires ici, pour faire respecter le code de la route, sont sans aucune mesure moins onéreux que les contrôles effectués le long des routes et autoroutes.

Les pistes cyclables prises sur les trottoirs et non sur les chaussées

Au début de son mandat, l’actuelle équipe municipale s’est engagée à réduire la place excessive conquise par l’automobile au profit des piétons et des cyclistes. 90 à 95% de l’espace public est consacré à la voiture, il en reste de l’ordre de 5% pour les piétons. Cette intention était tout à fait justifiée.

Or le constat aujourd’hui tend à montrer que les aménagements de pistes cyclables que réalise la Ville se font sur les trottoirs et non sur les chaussées. Les exemples sont là encore nombreux : boulevard Jean Jaurès, avenue de la Forêt Noire, Faubourg de Pierre, Faubourg de Saverne, Boulevard d’Anvers, rue Richard Wagner, boulevard Jacques Preiss … Et comme sur le plateau piétonnier, il faut s’assurer que l’on peut sans danger traverser …le trottoir !

Un comble pour un espace réservé, cette fois, exclusivement aux piétons. Et comme au centre-ville, le sentiment d’insécurité, physique autant que psychique, est bien réel, d’autant plus que dans bien des cas, des cyclistes roulent à contre sens. L’espace laissé aux piétons sur les trottoirs reste toujours de 5%, quand ce n’est pas moins.

Le sentiment de danger ressenti par les piétons devrait être pris en considération par nos élus, il ne s’agit pas de lubies, de fantasmes, mais d’une réalité concrète. Interpellés, alertés à de nombreuses reprises par de nombreuses personnes incommodées, les responsables de la ville font la sourde oreille : les piétons sont des gêneurs, des emmerdeurs en somme.

Pour réaliser un réseau cyclable, il ne suffit pas de passer des coups de pinceaux sur les trottoirs. Dans la ville il est indispensable de ramener les cyclistes sur la chaussée, en réduisant quand il le faut la vitesse des voitures, et d’envisager dans les nouvelles opérations d’aménagement, du Heyritz à Kehl notamment, des voies de circulations conjointes à tous les modes déplacements.

En conclusion: un témoignage en forme de pétition:

« Rendez-nous les trottoirs pour que même les boiteux, les tremblotants, les malvoyants, les fauteuils roulants, les mamans avec enfants, et même les rêveurs, et même les distraits, et même tous les autres puissent marcher, cheminer, flâner à leur guise le long des trottoirs, dans les jardins, sur les places et même dans les zones dites de rencontres. »

Et vive le vélo et le développement de son usage !

Francine et Micha Andreieff

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56 Commentaires postés

  1. Il n’y a pas qu’à Strasbourg que les conflits naissent entre piétons et cyclistes. C’est le cas sur Toulouse, où l’absence de règles vis-à-vis du cycliste lui confère le statut de « petit roi » de l’espace urbain. Ainsi, il circule à contresens, à sens interdit, en contre allée, sur les zones piétonnes et ne communique que par l’intermédiaire de sa sonnette. Un état d’anomie permanent ! On est loin du guide de circulation établi à Séville pour permettre un harmonieux mélange des statuts dans l’espace urbain.

  2. Bonjour,

    J’ai alerté à deux reprises la municipalité quant à ce souci (à deux années d’intervalle tout de même, preuve que je ne suis pas non plus monomaniaque). La première fois l’on m’a bien obligeamment répondu que l’on attestait que le souci de l’incivilité des cyclistes commençait à devenir problématique (ah? merci de confirmer ce que vivent des milliers de piétons chaque jour). La seconde fois… rien. Oui, aucune réponse!

    Je ne suis qu’un cycliste occasionnel j’avoue (même si j’y prends énormément de plaisir), et je me rends malgré tout compte qu’il y a clairement un problème comportemental propre à Strasbourg (Montpellier me semble largement plus épargné par ce genre de désagrément). La cohabitation serait tout à fait envisageable par simple respect du Code et de certains panneaux. Récemment je passais rue d’Austerlitz, logiquement interdit aux cyclistes aux heures d’affluence. Hé bien non, en l’espace de ma traversée quatre cyclistes passant à fond en zigzaguant entre les nombreux badaux. Mention spéciale à celui qui s’est permis de sonner pour que les piétons devant lui dégagent! Franchement ça devient détestable, et tant moi que ma compagne évitons de donner une aussi piètre image du cycliste, surtout en période touristique où l’on devine que certains axes sont clairement obstrués ou difficilement empruntables. Là ce n’est même pas savoir lire un panneau avec une signalétique et des chiffres : c’est juste du bon sens et de la correction!

    Bon sang, va-t-on devoir finir par affirmer qu’ « à vélo, j’oublie mon cerveau » ?

  3. « Les cyclistes sont dangereux » ok, parti de là :  » Les piétons sont des cons », « les flics sont des raclures », etc, etc… Et sinon, on peut cesser ces chasses aux sorcières débilitantes ? Les gens qui commettent des incivilités sont le problème, à pied, à vélo ou en voiture. je suis cycliste et en ville je circule avec les mains sur les freins, je freine quand je vois un enfant qui pourrait dévier sur ma route, je freine quand une personne âgée pourrait prendre peur à me voir débouler, j’ai des freins quoi, et si vraiment ça me soûle de m’en servir, je ne passe pas par le centre ville blindé. Je ne klaxone que si des gens bloquent la piste, mais jamais dans les cas où j’emprunte les trottoirs pour éviter les sueurs froides (avenue des Vosges) ou détours infinis.
    Je suis capable d’aller très vite, mais aussi de modérer mon allure au point de presque faire du sur place, et dans la foule je prend moins de place en selle qu’en poussant mon vélo. J’évite de foncer dans le tas et de faire peur aux gens, et je serre à droite sur les pistes pour que ceux qui veulent me doubler puissent le faire.
    En tant que piétonne c’est pareil, je squatte pas les pistes et prends garde quand j’en traverse.
    Globalement si je ne respecte pas la loi au point près, je respecte l’espace vital de chacun. Mon vélo ne m’a pas rendue con. Ni personne d’autre, ceux qui le sont déjà le restent, tous moyens de locomotion confondus, c’est tout.

  4. J’utilise très fréquemment le vélo, j’habite depuis une année au centre-ville. Au début les piétons partout m’agaçaient, je faisais parti de ces slalomeurs impertinent et arrogant dès que quelqu’un osait ouvrir sa gueule. Je me faisait porte parole du mouvement divin-écolo-pressé en insultant chaque piéton un peu trop lent. Cette petite année de cohabitation ma permise de me rendre compte de mes erreurs que je ne fais plus, mais je persiste et je signe, les piétons n’ont rien à faire sur une piste cyclable.
    Ce que je voudrais dire c’est que le premier point pour emmerder personne et ne pas se faire emmerder c’est de bien connaître sa ville. Il y a des pistes cyclable presque partout, une rue piétonne trop chargée ? faites 10m et une jolie petite rue toute calme s’offre à vous.
    Ensuite respecter le code de la route oui, mais il ne faut pas en abuser. Il y a des petits panneaux qui ont tendance à se généraliser qui indiquent que le cycliste peut passer au rouge, je suis pour l’expansion de ce phénomène, car pour certains feux il en va de notre sécurité à tous, mais il faut bien avouer que pour nous, cycliste certains feux tricolores frisent le ridicule et surtout l’inutile.
    Mettez tous votre égo un peu de côté et on pourra mieux s’entendre, et peut être dans un avenir proche s’unir piéton et cycliste contre ces infâmes automobiliste qui ne nous respectent pas tous les deux.
    Je n’en peux plus de traverser sur un passage piéton et qu’un automobiliste parce qu’il n’y a pas de feu me contourne, dans ces moments je suis devenu coutumier d’un bon vieux doigts d’honneur, ou d’un petit coup de pied dans l’aile si la voiture semble indiquer que la prétention de son chauffeur s’alimente par le fait qu’elle soit bien chère et que c’est trop la classe de faire le « bon gros bâtard » au bord de sa Mercedes. Sur ce, j’encourage chacun à fournir un effort, et j’encourage la ville à produire encore et encore de belles pistes cyclable.

    P.S : Monsieur le maire, quand vous allez déjeuner à la Maison Kammerzell, preferez le tram à la voiture garée avec warning place Gutenberg, après tout Langstross n’est qu’à 2 arrêts du centre administratif !!!

  5. arrêter de mettre tout sur le dos des cyclistes. avez-vous déjà observer l’attitude des piétons. non. sachez qu’ils ne respectent personne. ils marchent sur les pistes cyclables soit seul soit en troupeau. d’ailleurs, les politiques sont complices de cet état. pourquoi? ils auraient du penser puis réaliser des pistes, trottoirs en site propre pour bien délimiter l’espace de chacun. il est vrai que les dames piétons préfèrent marcher avec leur talons sur une piste goudronnée que sur des pavés autoblocants!!! je vous parle même pas des soit disant sportifs, donc respectueux de l’individu (les vrais sportifs) qui utilisent les pistes cyclables comme piste d’athlétisme!! en prévoyant les pistes en site propres dés le départ le coût de construction aurait pas alourdi le financement. donc, les élus n’ont pas rempli sérieusement leur fonction d’où cette très mauvaise cohabitation. interdire les vélos aux heures de pointe est une stupidité. le vrai travail commence dés la naissance par les parents. ils doivent expliquer aux enfants le respect, gêner le moins possible l’individu et ne point penser qu’à sa propre personne. nous vivons dans une collectivité d’où ce besoin de saine cohabitation entre touts les individus. aux politiques de construire des vrais trottoirs, de vraies pistes cyclables. regarder les Pays Bas la petite reine a son espace en site propre même en pleine campagne. les électeurs devraient peut être se cotiser pour financer un voyage d’observation aux élus!!!

  6. Piétons mais également cycliste, je suis choqué de voir de nombreux cyclistes ne pas respecter les feux, ne pas avoir de lumière et faire n’importe quoi. MAIS, en tant que cycliste respectant les feux et la sécurité (j’ai des loupiottes et je lubrifie régulièrement ma chaîne, tout en entretenant mes freins), je suis aussi surpris de voir – en accord avec certains commentaires – des piétons sur les pistes ou bandes cyclables.
    En tant que piétons, même en zone piétonne, j’ai pris l’habitude de TOUJOURS regarder derrière moi et à droite/gauche avant de traverser la rue, au cas où un cycliste viendrait. Un réflex simple à prendre et qui facilite la vie de tous. J’ai déjà failli me prendre de nombreux piétons qui traversent la Grand Rue pour s’approcher d’une vitrine ou, tout simplement, qui ne regardent pas si un vélo vient à gauche ou à droite sur une piste cyclable (bel exemple avec la piste cyclable qui passe devant la Cité de la Musique et Rivetoile : les gens regardent la route pour traverser, mais tracent tout droit en arrivant sur le trottoir, sans penser que des vélos peuvent venir des deux côtés et à vive allure) !

    Je vous informe aussi que le seul accident que j’ai eu, c’était en me prenant une voiture qui n’avait pas respecté la priorité à droite d’une piste cyclable car … la nana dans la voiture n’avait pas pensé regarder à droite, puisqu’il ne s’agissait pas d’une route.

    Bref, du côté des cyclistes, améliorez votre sécurité (lubrifiez vos chaînes, mettez de la lumière sur vos vélos et essayez de respecter les feux tricolores et le code de la route)
    Et du côté des piétons, prenez l’habitude de ne plus marcher sur les pistes cyclables (après tout, vous ne marcheriez pas sur une route) et ayez le réflex de toujours regarder à droite/gauche. On s’y fait en 3-4 semaines et ça ne nous dérange plus de tourner la tête. Un réflex à prendre pour l’avenir : les voitures électriques sont silencieuses, comme les vélos ;-)

    Enfin, rappelez-vous que code de la route ou pas, il ne faut pas appliquer bêtement une règle : certes, le piéton est prioritaire, mais si un piéton traverse une piste cyclable et qu’un cycliste arrive, la piéton aura beau avoir raison selon la loi, il se prendra quand même un vélo et se retrouvera à l’Hôpital.

  7. les cyclistes font aux piétons, ce que font les automobilistes font aux cyclistes!!! Je suis piéton, tous les jours et franchement j’en ai marre des cyclistes qui roulent sur le trotoire réservé aux seuls piètons, même si je peux comprendre que les cyclistes veulent rouler en toute sécurité!!! mais ma sécurité m’importe aussi beaucoup.

  8. Etant régulièrement piéton, tout aussi régulièrement cycliste et très rarement automobiliste, un des grands problèmes en étant cycliste réside dans le fait de devoir s’arrêter.

    En tant qu’automobiliste, l’effort à fournir pour redémarrer n’est pas bien compliqué, en tant que piéton pas tant dépensier en énergie, mais en tant que cycliste, c’est autre chose.

    Lorsqu’il faut s’arrêter régulièrement, pour respecter le code de la route malgré l’absence de toute voiture à un feu, lorsqu’il faut s’arrêter parce qu’un groupe de piétons marche à 6 de front sur la piste cyclable sans se soucier des vélos qui l’utilisent, lorsque des camionnettes de livraison se garent sans se soucier de personne à cheval sur la piste cyclable et le trottoir… et j’en passe, en tant que cycliste, ça peut agacer.

    On peut demander aux cyclistes de réduire leur vitesse, il le feront certainement, mais les piétons doivent prendre conscience qu’en devant s’arrêter, le cycliste doit fournir un certain effort pour redémarrer.

    Une fois sur un petit trajet personne ne s’en rendra compte. Quand vous devez vous arrêter un certain nombre de fois sur un trajet plus important, ça a tendance à agacer, je peux le comprendre, mais les piétons n’en ont pas toujours conscience.

  9. Quelques petites erreurs formelles : l’article du code de la Route n’est pas le R341-9, mais le R431-9, et il a été recopié approximativement (« dans » au lieu de « sur », « allure au pas » pour « allure du pas »). Pas grave.
    Plus embêtant, une affirmation inexacte : « Il est précisé plus loin que « l’allure au pas » est de 6km/heure. » Ben non, le code de la Route ne précise pas ce qu’est l’allure du pas, ni d’ailleurs ce que serait « l’allure au pas ». Ni le R431-9 ni les 4 autres articles qui en parlent ne donne d’indication sur cette allure, qui peut aussi s’appliquer à des véhicules motorisés.
    Rouler à plus de 6 km/h n’est donc absolument pas, comme péremptoirement affirmé, une « infraction du code de la route sur les aires piétonnes ». Ce chiffre serait d’ailleurs assez peu logique, car il correspond à une vitesse de marche assez rapide, et privilégierait donc les piétons alertes et en bonne santé au détriment des plus faibles.
    La pratique habituelle (et logique) est de considérer que les véhicules autorisés à rouler à l’allure du pas, en particulier dans les aires piétonnes, peuvent rouler à une vitesse un peu supérieure à la vitesse moyenne des piétons, à condition de ralentir à la vitesse de ces piétons, donc très sensiblement en-dessous de 6 km/h, dès que nécessaire. En fait, c’est surtout la deuxième partie de la phrase qui indique la conduite à suivre : « à la condition de (…) ne pas occasionner de gêne aux piétons ».
    Il convient d’ailleurs de noter, comme l’observe avec pertinence Lycelle, que la plupart des piétons s’écartent spontanément lorsqu’ils entendent derrière eux le bruit d’un moteur dans une aire piétonne : ils font ainsi volontairement bénéficier les véhicules motorisés d’un avantage non prévu par le code de la Route que Francine, Micha et plusieurs intervenant(e)s semblent mettre un point d’honneur à refuser aux cyclistes, à grands coups de leçons de morale unidirectionnelle.

  10. Les cyclistes sont une véritable calamité ! je prends moi-même le vélo pour me rendre à mon travail, mais je me sens en réelle
    insécurité, si bien qu’il m’arrive de prendre la voiture de temeps en temps. Les feux rouges ne sont absolument pas respectés (que fait la police ?), les cyclistes roulent impunément sur les trottoirs (alors que c’est illégal, seuls les enfants de moins de 8 ans ont le droit!). De plus, dans les zones piétonnes, les cyclistes devraient descendre de leur vélo lorsqu’il y a du monde, ce qui n’est absolument pas le cas au centre ville ! je constate que les enfants ne sont pas du tout en sécurité à vélo, sur ces pistes qui sont très mal concues, tout près des voitures. Il serait temps d’éduquer les adultes (les enfants eux reçoivent une formation sécurité à l’école), et surtout de faire régner l’ordre par de la répression, au lieu de fermer s yeux sur des comportements extrèmement dangereux !!!

  11. Cycliste et piétonne à Strasbourg depuis 20 ans je manifeste mon plein accord avec Mme et M Andreieff. La cohabitation est difficile et les cyclistes s’avèrent dangereux pour les piétons, par nature plus lents et plus faibles. C’est vrai.
    Mais les cyclistes sont dangereux aussi pour les autres cyclistes sur les pistes et aux carrefours.Impossible de rouler tranquille, en sécurité. Il sans cesse être sur ses gardes, on vous double à droite, on vous fait des queues de poisson, on fonce vers vous à contresens. Pas d’eclairage la nuit bien sûr. Gare ! Et quelle arrogance quand ce n’est pas violence et grossiereté. Je mets un casque maintenant et à certaines heures je préfère renoncer au confort du vélo et aller à pied en évitant les trottoirs cyclables.
    Le code de la rue devrait s’appliquer mais surtout le respect de l’autre et du plus faible et cela, sans mesure répressive on n’y arrivera pas. ! Un peu de courage politique serait nécessaire.

  12. D’accord avec Micha et Francine, les auteurs de l’opinion. Comme beaucoup, je suis selon les moments et les lieux, automobiliste, cycliste, piéton et utilisateur du tram et des bus.

    Théoriquement les choses devraient être simples: priorité aux plus faibles!

    Dans le réel, c’est, avec des exceptions, « moi d’abord » quel que soit le véhicule utilisé, pieds porteurs compris.

    On peut rêver que chacun se mette à respecter les autres..mais idéologie ultra-libérale individualiste oblige, c’est pas demain la veille.

    Reste, avec de la pédagogie, des aménagements et des règles imposées (beurk).

    A Constance/Konstanz, au bord du lac du même nom, les bécanes sont interdites dans l’hypercentre.

    Sans aller jusque là, on pourrait imaginer des mesures selon la configuration des rues. Exemple, rue des Grandes-Arcades, il y a la place de tracer des bandes cyclables au milieu. j’en avais déjà parlé à Alain Jund; il y a un certain temps; Il y a de belles peintures jaune à cet endroit, qui ont dû servir, un jour, mais sont en déshérence. Donc tracer un parcours là.

    Dans certaines ruelles, le vélo devrait être interdit en fonction du taux de remplissage piétonnier: exemple, rue de l’Outre le samedi après-midi

    Enfin le simple bon sens devrait faire mettre à terre les cyclistes, mais contrairement à ce que disait Descartes, ce n’est pas a chose la mieux partagée .

    Pourquoi la ville ne réunirait pas des assises du bien vivre ensemble dans le rues avec tous les con(s)-cernés?

  13. Le jour où j’en ai eu marre de me faire raser par les cyclistes, j’ai évité le centre ville. Dommage bien sûr. Mais je vous assure qu’on vit très bien en périphérie : les co-usagers sont plus gros (voitures, bus) et ne font pas dring-dring-dring toutes les 3 secondes. Ce que ça m’énervait, ces sonnettes en permanence de la part de slalommeurs qui ne veulent surtout pas ralentir !

  14. Cycliste, piéton et automobiliste, je suis effaré de voir le comportement de certains usagers de la route. Personellement, je m’interdis d’utiliser ma sonnette sur les zones piétonnes. Dans ces zones, les piétons sont « chez eux » et les cyclistes « invités ». Donc, en tant que cyclistes, nous devons faire attention à faire en sorte de ne pas importuner les piétons qui sont là pour être tranquille, alors que certains d’entre eux sont fragiles : enfants, personnes âgées.

    De plus, certains cyclistes sont inconscients en roulant de manière dangereuse et non visible. Il y a énormément de sensibilisation à faire et pourquoi pas de répression.

  15. Autant interdire les vélo au centre de l’ILL alors que les voiture peuvent allègrement venir se garer jusqu’à la place Gutenberg !!!!!!

    Si je ne nie pas qu’il y ait des abus de part et d’autre (piéton frolé ET cyclistes embêtés par des piétons sur la piste) je trouve ce genre de remarque bien réactionnaire. L’alsacien (je le connait bien puisque j’en suis un) a toujours besoin de ça petite polémique stérile et de trouver quelque chose à dire.

    Tapez sur les cycliste c’est facile ça ne fera que maintenir la bagnole en centre ville.

  16. Utilisant les trois selon mes obligations , je constate une chose, il suffit de respecter le code de la route et de ne pas se croire le roi des piétons, des cyclistes, et des automobilistes, bref d’avoir une attitude bofesque en toute occasion !!!!! Et je ne suis pas un modèle de vertu . Mais je souffre de me faire insulter lorsqu’en voiture JE RESPECTE la priorité à droite du vélo qui arrive ( alors les autos fachos ,démarrent en trombe me font des doigts d’honneur, etc ..;;); si je fais remarquer à un vélo qu’il DOIT me laisser ma priorité à droite ce n’est pas mieux et lorsque ma maman ( 89 ans) traverse le trottoir de la poste centrale; j’ai peur( et si je fait remarquer qu’il y a des freins en vente au Monoprix, cela ne plait pas non plus!!!!!!! Bref j’ai aussi mes travers, mais on m’a appris à m’excuser poliment.

  17. Je suis toujours à vélo, et trouve les pistes cyclables bien trop dangereuses pour les fréquenter : je roule sur la route ;) )))

  18. « Et donc cette ville a pris, après une période d’observation, l’unique disposition réaliste et à la fois pédagogique qui est d’interdire les vélos dans le centre-ville aux heures d’affluence. Et ça marche très bien, pour la plus grande satisfaction des piétons, enfants, handicapés, promeneurs, et celle des cyclistes eux-mêmes. » : C’est liberticide, ça emmerde tous les cyclistes, ça ne fonctionne pas. Je propose d’interdire les piétons aux heures d’affluences.
    Les piétons ont beaucoup de trottoirs, les vélos pas assez. D’accord, prenons de la place aux bagnoles. A quand une autoroute pour vélo comme à Fribourg ?
    Mais les piétons ont peur d’un rien dès qu’ils voient un jeune à vélo, qu’ils insultent souvent. Les Anciens sont d’ailleurs très coutumiers du fait. Combien de fois ai-je été traité de « fou » en passant à trois mètres d’un retraitée réactionnaire? Combien de fois sommes-nous ralentis par des piétons sur les pistes cyclables ?
    Cyclistes de tous les pays, unissez-vous

  19. Perso je ne me sens jamais insulté quand un vélo utilise sa sonnette quand je marche sur une piste cyclable, par contre il faut avouer que les les cyclistes sont les susagés de la route et des trottoirs qui respectent le moins les règles de la circulation.
    Encore aujourd’hui je passais à un feu au vert et un velo est passé devant moi sur le passage pieton sans meme me regarder, je l’avais vu arrivé donc j’ai eu le temps de ralentir et de klaxonner bien sur.

    De toute façon changer le mobilier urbain pour faire comme en Allemagne ne changera rien, c’est la mentalité francaise (regles faites pour être brisées) qu’il faut changer et pour ça bonne chance…

  20. Puisque la majorité des commentaires va dans le sens « je suis 100% d’accord avec Lycelle », alors je dois m’exprimer pour dire que je suis 500% d’accord avec Emmanuel !!

    Je ressens depuis quelques temps (encore plus depuis l’arrivée du beau temps et le nombre de vélos qui a augmenté exponentiellement) une vraie gêne voire crainte des vélos lors de mon trajet à pied tous les jours.
    Si l’on me demandait si je me sens plus menacée par les voitures ou par les vélos lors de ce trajet, sans aucune hésitation ce sont les vélos qui m’effraient le plus, alors même que je fais attention à ne jamais marcher sur des pistes cyclables. Au pire je dois parfois les traverser, et alors je regarde des 2 côtés si personne ne vient comme je le ferais pour une route.
    Seulement, la vitesse des cyclistes et leur proximité est telle que j’ai très souvent l’impression que je vais me faire « tailler une jupe » !!!

    Mais bien sûr je ne peux pas reprocher aux cyclistes d’être nombreux ni les trottoirs partagés pas assez larges qu’ils n’ont pas décidé (d’ailleurs Lycelle je serais bien curieuse de savoir où sont ces fameux trottoirs partagés dont la partie piétonne est bien assez large pour être à deux de front…je n’en connais pas pour ma part).

    Le problème que j’ai avec un certain nombre de cyclistes est simplement leur attitude (bien sûr, les commentaires montrent que beaucoup d’entre vous prêtent attention aux piétons et je ne veux pas généraliser mais juste donner mon ressenti). En tant que piétonne, j’ai parfois l’impression que certains cyclistes considèrent que puisque je me déplace à pied je ne suis pas réellement pressée et que mon déplacement est somme toute moins important que le sien, puisqu’il l’effectue en vélo et qu’il est forcément vital d’arriver rapidement à destination pour lui.
    Et encore je suis seule, mais une maman en poussette, elle, fait forcément une promenade de complaisance et a donc tout le temps de s’arrêter tous les 3 mètres pour céder la place aux cyclistes. Inimaginable qu’elle ait un RDV ou autre et qu’elle aussi soit pressée. Et puis de toute manière, Lycelle nous rappelle bien que « s’arrêter, mettre pied-à-terre pour un cycliste, demande INFINIMENT plus d’énergie » pour un cycliste… Faudrait que je pense à me mettre en vélo, puisqu’en 2-3 stops j’aurai visiblement brûlé toutes mes calories de la journée, youpi !!!
    Selon moi, certains cyclistes se prennent pour l’élite des non-automobilistes. Et quoi de mieux pour illustrer cela que les propos de Maria qui nous rappelle fort heureusement que grâce aux cyclistes « nos enfants auront plus d’arbres, plus d’air pur et ce, plus long temps? » ? Parce que oui, les cyclistes vont sauver le monde, messieurs-dames !! (Je passe sur la connerie de Maria pour qui les piétons descendent FORCEMENT d’une voiture et pas d’un train/tram/bus).

    • Charlotte, je comprends tout à fait ton point de vue, et en particulier que certains secteurs, qui sont presque des autoroutes à cyclistes (et je pense notamment à l’axe place de l’étoile -> place kleber, qui doit être le trajet que tu fais à pieds et où les cyclistes te paraissent menaçants, non ?) puissent déranger et effrayer les piétons.

      Je ne nie pas qu’il puisse y avoir un problème de cohabitation à certains endroits très fréquentés, et que les zones mixtes ne sont pas forcément la solution la plus adaptée partout (la rue des arcades me semble la zone la plus problématique, d’autant plus qu’il n’y a pas réellement d’itinéraire bis que les vélos puissent emprunter) je m’opposais simplement au fait qu’on les impute uniquement aux cyclistes, ces êtres nuisibles et sournois, et qu’on considère les piétons comme d’innocentes victimes.

      Concernant l’énergie dépensée pour redémarrer à vélo, loin de moi l’idée d’exiger de ne jamais m’arrêter, au nom de la fragilité de mes mollets ;o) je voulais simplement rappeler que c’est une contrainte pour nous et que donc c’est un élément à prendre en compte, dans la mesure du possible, pour une cohabitation en bonne intelligence. Principe que j’essaie d’adopter lorsque je suis à pieds. C’est tout.

      Ah oui : mes trottoirs assez larges pour deux qui accueillent des pistes cyclables se trouvent le long des quais (pas partout, c’est vrai!), près du musée d’art moderne, rue du général de gaulle près de la fac, rue du travail, au début de Schiltigheim. Du moins pour ceux que j’utilise régulièrement.

    • A propos de l’énergie dépensée… C’est valable aussi pour les automobilistes d’ailleurs. A pied, je laisse volontiers passer une voiture, alors que j’aurais pu passer, mais à moi, ça ne me coûte rien, juste un temps d’arrêt. A l’inverse, ça m’agace toujours un peu lorsqu’un piéton force le passage alors qu’il n’y a personne derrière moi. Bref, je vois que certains ne se mettent qu’à leur propre place. Je circule avec ces 3 modes de locomotion quotidiennement et il me parait naturel de composer avec tout le monde.

      • Suis complètement d’accord !

      • Non mais je suis d’accord, je ne m’amuse pas à faire stopper les cyclistes pour le fun, et je suis plutôt du genre à céder le passage si j’ai un doute. Ce qui m’énerve, ce sont les cyclistes qui accélèrent ou frôlent les piétons pour ne pas avoir à s’arrêter….
        Mais voilà c’est la même attitude que automobilistes qui accélèrent au feu orange au lieu de freiner, et cela ne concerne ni tous les automobilistes ni tous les cyclistes bien sûr

    • Charlotte,
      Je suis entièrement d’accord avec vous. Je le constate tous les jours. Mon trajet se situe entre la gare et la place de la République et quel que soit le chemin que j’emprunte (toujours à pieds), je me retrouve en conflit avec des cyclistes. Il en est même pour vous reprocher d’être à plusieurs de front sur un trottoir et de l’emêcher de passer alors qu’aucune piste cyclable n’existe sur le trottoir et qu’il est en totale infraction à vouloir se déplacer ainsi. Si l’on fait remarquer gentiment que la piste est de l’autre côté du quai, on s’entends répondre que cela fait un détour de devoir traverser de l’autre côté. Mais en vélo cela ne doit pas prendre plus d’1 minute !! Que devons nous faire ? Apparament, juste nous taire ! En ce qui me concerne, je me prends parfois à réver de « pousser » très légèrement le cycliste qui me frôle afin qu’il se vautre et de faire « oups, je ne vous avais pas vu mais en même temps vous n’avez rien à faire sur ce trottoir » Mais ce n’est qu’un rêve ….

  21. Je suis mis très mal à l’aise par la mauvaise foi de cet « article ».
    Tout d’abord ça commence par parler de 2 personnes strasbourgeois depuis 11 ans, pour ma part je trouve que ça fait peu. Ces personnes ont dit avec le tact habituel : en ville le problème ce sont les cyclistes, on leur fait des cadeaux et les piétons en pâtissent.
    Tout d’abord de nombreux aménagements cyclables ne sont que de la poudre aux yeux : pistes cyclables trop étroites, arrêts des cyclistes à un feux non prévu (pas de place pour s’arrêter), « itinéraires cyclables » qui ne sont pas continus, arceaux à vélos qui disparaissent pour n’importe quelle animation culturelles (petit marché de Noël, rallye…), pistes cyclables ornées d’un magnifique panneau « cyclistes mettez pied à terre » au moindre déménagement.
    Je trouve qu’en ville le problème est d’abord la présence des voitures dans plus de la moitié du centre et cela pour le transit ou pour les riches qui cherchent un place, d’un autre coté les gens se trouvent principalement dans certaines rues et non dans d’autres (à force à vélo on connaît quelques passages peu fréquentés). Les touristes qui envahissent le centre font rarement attentions aux autres usagers (pas plus au piéton pressé qui cherche à les dépasser qu’au cycliste, quand le touriste traverse la rue tourner la tête lui et impossible). J’éprouve pour ma part autant de difficultés à me déplacer efficacement en ville à pied où à vélo.

    Pour les cyclistes tout dépend qui on qualifie par ce terme : est-ce la personne qui utilise son vélo comme moyen de transport tout les jours de l’année ou bien est celle qui le sort en mai puis part traînasser sur les pistes cyclables pour sortir un peu ? AMHA les inimitiés entre cyclistes et entre piétons sont au moins aussi importantes que celles entre cycliste et piétons.

    • Précision : il ne s’agit pas d’un article, mais d’une tribune. C’est un point de vue, subjectif, une suite d’arguments présentés par les auteurs, qui ne sont pas des journalistes de la rédaction.

  22. Je suis d’accord avec Lycelle à 200%.
    J’aimerai souligner quand même un fait important: pourquoi personne ne se dit tout simplement que grâce à nous (les cyclistes) vos enfants auront plus d’arbres, plus d’air pur et ce, plus long temps? Un piéton ne peut pas marcher à grande distance tous les matins pour aller travailler ou faire ses courses à l’autre bout de la ville. Donc il se gare et pour les quelques mètres qu’il fait, il ne peut pas s’empêcher de marcher sur les pistes cyclables. Les cyclistes roulent sous la pluie, sous la neige, à 30C° comme à -10C°. On se fait haïr par les piétons, et sur la route, souvent les voitures nous écrasent littéralement. Alors que faire? Prendre la voiture pour la moindre distance à faire?

    • Juste respecter les règles, c’est si complique ?
      Les cyclistes sont bien pires que les automobilistes.

    • Merci à vous « O dieu du cycle » de préserver nos arbres et notre air pur. Mais arrêtez de dire que tous les piétons sont forcément des automobilistes qui font quelques mètres après s’être garés. Avez vous pensé au gens qui ne se déplacent qu’en transport en commun et avec leurs pieds, ou tout simplement à ceux qui comme moi n’ont pas le permis (par choix je le précise) et qui se déplacent à pieds quel que soit le temps (tout comme les cycliste !!!)
      Vous n’êtes pas objective, vous vous sentez agressée par les pietons et bien faites comme eux durant une semaine déplacez vous à pieds, et constatez !!!!

  23. Mais madame Lycelle, c’est le cycliste qui vient sur les trottoirs agresser les piétons avec cette über-désagréable sonnette ! Est-il interdit de flâner sur les zones piétonnes ? Ou a fortiori sur les trottoirs ?

    Vous critiquez les piétons qui ne savent que dire « je » (enfin non, « JE »). Mais dans votre commentaire, je n’entends que ça, des « je » ! Interdire les vélos dans le centre reviendrait à vous faire marcher 5-10 minutes de plus qu’en vélo ! Quel crime odieux contre votre personne… Mais tellement moins de stress pour tous, piétons et cyclistes. Comme l’incivil cycliste qui a tagué le panneau qui illustre cet article : il y a une piste cyclable une rue à côté ! Soit un détour de 30 secondes en vélo. Quelle horreur ! Ou encore le fait de mettre pied à terre que vous épinglez : quelle dépense d’énergie ! Wouh ! Mais l’attention perpétuelle du piéton n’est pas une dépense d’énergie peut-être ?

    Car le fait est là, têtu. Il est devenu impossible de marcher tranquillement dans le centre-ville ! Il faut toujours, en permanence, être aux aguets… Stressé à cause des vélos qui pourraient être là, stressé à cause de la sonnette ignoble lorsqu’on a eu le malheur de ne pas voir un vélo… Pourquoi devrais-je m’interdire de réfléchir profondément en marchant, comme j’aime tant le faire ? Au nom de quoi ? Le partage de la route ? Mais il est fixé le partage de la route, et très bien pour une fois : le vélo, c’est sur la route et les pistes cyclables ! C’est au pas sur les zones piétonnes et c’est interdit sur les trottoirs ! Vous dites qu’on ne vous laisse pas passer quand vous roulez au pas. Mais c’est tout le truc : au pas, on n’a pas besoin de vous laisser passer, puisque vous roulez à la vitesse où on marche ! Et non, les piétons ne sont pas prioritaires partout. Mais les vélos non plus, et il roulent comme s’ils l’étaient bien plus souvent ! Or, malgré ce que vous en pensez et au risque de me répéter : les piétons sont prioritaires sur les zones piétonnes !

    Quant à l’argument de l’enfant, il est pitoyable. L’enfant n’arrive pas dans votre dos, éructant, … Et normalement, il a des parents pour le surveiller.

    Que le piéton soit prioritaire dans les zones piétonnes est quand même la base absolue de toute vie commune possible. Que les vélos le soient sur les pistes cyclables aussi. Mais les cyclistes, comme vous, refusent de faire le moindre effort… Belle mentalité.

    Allez, continuez, quand j’aurai cinq minutes je vous plaindrai…

    • Emmanuel, je crois qu’on ne s’est pas bien compris…

      Je ne cherche pas à ce qu’on me plaigne enfin ! Je cherchais juste à dire que ok certains cyclistes sont pénibles. C’est vrai. MAIS que si on ne se met pas à la place de l’autre, on arrivera à rien.

      En aucun cas je ne défend les cyclistes qui roulent sur les trottoirs en s’y estimant prioritaires !
      En aucun cas je ne défend les cyclistes qui empruntent la rue d’Austerlitz au lieu de la piste cyclable prévue pour eux 10m plus loin !
      En aucun cas je ne défend les cyclistes qui roulent à toute allure dans le centre piéton, comme la rue des arcades ou la place Kleber !
      Comme je le disais, il y a des andouilles partout, mais généraliser me semble assez stérile…

      Ceci dit, ce que vous ne semblez pas avoir saisi, c’est que les zones « piétonnes » à Strasbourg ne SONT PAS interdites aux vélos… Ce ne sont pas des trottoirs mais des zones où il faut cohabiter. Et cohabiter ne me semble pas signifier que les cyclistes doivent mettre pied à terre et pousser le vélo derrière les piétons jusqu’à atteindre la prochaine piste cyclable… Ça c’est pas de la cohabitation, c’est une interdiction de rouler. Si la ville tentait de faire ce choix, on pourrait en débattre mais en l’occurrence ce n’est pas le cas et en l’état actuel des choses, nous devons bien cohabiter…

      Et donc, dans ces zones, le cycliste doit rouler au pas et le piéton doté du minimum de courtoisie, laisser passer le cycliste dans la mesure du possible. Vous constatez que nombre de cyclistes ne roulent pas au pas. Certes. Je constate que nombre de piétons ne laissent pas passer les cyclistes et que les torts sont partagés.
      Et d’ailleurs non, 6km/h ce n’est pas l’allure à laquelle vous marchez lorsque vous flânez en ville… 6km/h c’est bien plus rapide que vous pensez, essayez avec un compteur vous serez surpris ! Cela correspond à de la marche rapide.

      Et puis vous savez, on se fait aussi engueuler quand on « roule » derrière des piétons, sans rien faire, sans rien dire, en attendant juste d’avoir la place de passer… Ça stresse, il parait…

      Mais personne ne vous demande d’être aux aguets et de raser les murs. Juste de faire attention et considérer que vous n’êtes pas seul (et pas qu’aux vélos hein, ya plein de trucs auxquels faire attention, mm dans une rue piétonne…) puisque ô surprise, vous ne l’êtes pas, seul.

      Ces zones mixtes sont aussi utilisées par des taxi, des scooters de livraison, des véhicules municipaux, la police etc etc etc. Quand un taxi circule sur une rue piétonne, vous restez aussi au milieu, sans vous décaler, pour qu’il soit forcé de rouler derrière vous ?? (si oui, au moins vous êtes cohérent, mais enfin… pourquoi ??? – si non, pourquoi laisser passer le taxi et pas le vélo ??)

      Je crois que je ne comprends vraiment pas votre commentaire en fait…
      Vous réclamez quoi exactement ? Le droit de ne pas regarder devant vous ? Vous réfutez mon argument de l’enfant en arguant qu’il devrait avoir des parents pour le surveiller… vous considérez donc que l’enfant bousculé par qqn qui ne regarde pas où il va est en faute ? Que LUI (enfin, ses parents) aurait du faire attention au rêveur ? Et pourquoi l’un plutôt que l’autre ?? En somme vous semblez vouloir que tout le monde s’écarte sur votre passage ?

      Les cyclistes sur les trottoirs, ensuite…
      Mais à quel moment j’ai dit que c’était normal ??? A quel moment j’ai dit que le cycliste devait être prioritaire partout et circuler où il veut ?? Je sais bien qu’il y a des cyclistes qui font n’importe quoi et devinez quoi ? Ils me dérangent autant que vous !!
      Simplement je choisis de ne pas généraliser, tout comme je choisis de ne pas généraliser en considérant que tous les piétons sont aussi obtus que ceux qui circulent sur les pistes cyclables et, en me regardant bien dans les yeux, me forcent à mettre pied à terre avant de se décaler… Pourquoi faire cela ??
      Car je parle bien de piétons sur des pistes cyclables !! Certainement pas des piétons sur le trottoir, enfin !!
      Ces piétons (et il y en a bcp !) qui se permettent en plus de balancer des insultes quand on leur fait remarquer que le trottoir est juste là, 2m plus loin, ou qu’on a le malheur d’utiliser la sonnette (« ignoble », comme vous dites)… Ces piétons qu’on pourrait très bien contourner oui… en empruntant le trottoir qu’ils laissent vide…

      Tiens en parlant de sonnette…
      Mais enfin les cyclistes ne sonnent pas pour vous reprocher de ne pas les avoir vus, quelle idée !! La sonnette est là pour nous signaler ; la plupart du temps ça veut dire bonjour je suis là, tu veux bien me laisser passer ? Pourquoi se sentir agressé ??

      C’est bien ça que j’essaie de relever dans mon message, cette incompréhension de la part de certains piétons, qui prennent la simple présence de cyclistes pour une agression…

      Allez, enfourchez donc votre vélo et rejoignez-nous sur les pistes de temps en temps !

  24. « Force est de constater qu’une très forte proportion des cyclistes circulent en infraction du code de la route sur les aires piétonnes. Leur vitesse est bien supérieure aux 6 km/h autorisés. »

    Force est de constater que cela a lieu là où il n’y a pas de pistes cyclables.

    Force est de constater aussi que les piétons: ne respectent pas les pistes cyclables même lorsqu’il y a un bon gros trottoir accueillant.

    Force est de constater que la sonnette des vélos, au lieu de prévenir les piétons, semble leur dire « oh gros con tu dégages ». Ce qui amène à insultes et gestes obscènes de la part des piétons.

    Force est de constater que les piétons n’ont eu non plus aucun respect du code de la route, et que les cyclistes qui tentent désespérément de tenir compte des règles – j’essaie d’en faire partie – ne sont gratifiés que de sympathiques « connasses » ou bien « dégage ».

    Quelques fois, je sonne, le piéton se dégage vers la droite ou la gauche, et je dis simplement merci en passant. J’ai toujours droit à un sourire dans ces cas. C’est pourtant si simple.

    • Etant piéton, je respecte au maximum les pistes cyclables. Mais à certains endroits sur les quais où le volé circule juste au bord de l’eau sur une belle piste bien lisse alors que le piéton est obligé de marcher sur des pavés sans pouvoir admirer le paysage, lui qui en a le temps, eh bien dans ce cas je prends la place du vélo, et sans scrupule !

      • Faudra pas s’étonner si tu prends un bain forcé dans le canal avec ce genre de raisonnement. J’aime bien le lapsus aussi volé pour vélo… ça résume bien ce que tu penses ;-)

    • 100% d’accord avec toi Fanny !!

      Sur la sonnette, vécue comme une agression alors qu’elle est simplement là pour avertir de notre présence.

      Sur les insultes : c’est presque systématique quand j’essaie de faire valoir mon droit de circuler sur ma portion de voie !

      Sur le « merci » surtout, et le sourire à ceux qui nous laissent passer, c’est tellement agréable quand tout le monde réagit en bonne intelligence !!

    • « Quelques fois, je sonne, le piéton se dégage et je dis simplement merci en passant. J’ai toujours droit à un sourire dans ces cas. C’est pourtant si simple. »

      Je suis un grand adepte de cette méthode moi-même, mais le premier réflexe du piéton « averti » est quand même la méfiance… Si quelqu’un dans la salle a une combine pour que la sonnerie veuille dire « attention j’arrive derrière » plutôt que « poussez-vous », je suis preneur…

      • Pour ma part j’ai laissé tomber la sonnette, vécue trop souvent comme une agression par le piéton, je me cale à sa vitesse, fais quelque peu jouer le dérailleur, et si toujours pas de succès : en zone piétonne je patiente, sur piste cyclable un petit « excusez moi ». Avec comme dit Fanny le p’tit merci qui va avec et tout va mieux dans le meilleur des mondes.

        Concernant maintenant l’article et le fond du problème : trop de cyclistes ne respectent pas le code de la route (toutes générations et classes sociales confondues) ni les piétons, trop d’automobilistes ne respectent ni les cyclistes ni les piétons , trop de piétons ne respectent pas les règles de sécurités, bref le problème c’est le manque de respect à la fois des règles et des autres qu’on soit piéton, automobiliste ou cycliste. Et il faut l’admettre, un problème bien d’chez nous !

      • J’ai commencé comme toi, sans sonnette, par choix. Jouer avec le dérailleur et attendre qu’on se pousse ou lancer un petit « pardon-pardon » ou « attention » avec du sourire dans la voix, ça marchait plutôt bien.

        Jusqu’au jour où un piéton m’a frappée alors que je passais à côté de lui sur un passage piéton « mixte » que croisait ma piste cyclable. Il a estimé que je n’avais pas à être là (il m’a dit « c’est mon passage piéton!! ») et le son de ma voix, au lieu de lui indiquer ma présence, lui a plutôt indiqué que je n’étais pas un gros balaise…
        Le lendemain j’ai acheté une sonnette, et ça me désole d’en être arrivé là.

        Suis bien d’accord avec toi, que les problèmes de cohabitation viennent surtout du manque de respect de chacun. Tant de la part de cyclistes que de piétons et d’automobilistes. Si chacun arrivait à se mettre, un peu, à la place des autres, tout serait bien plus simple !

      • une sonnette qui ding-dong joliment, actionnée avec parcimonie et douceur et toujours mieux ressentie par le piéton qu’un gros drrrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigg agressif répété de façon intempestive ! ralentissement, sourire et remerciement, tout est là pour que cycliste et piéton cohabitent en bonne intelligence sur un espace partagé

      • Pour ma part pour avertir un piéton, je dis un « Attention ».
        Je n’utilise jamais ma sonnette.

  25. que ceux ou celles qui n’ont pas de probleme avec les rouleurs en velo dans strasbourg n’ont qu’a regarder la circulation de ces derniers à la place de l homme de fer
    c est edifiant et auncun respect sur les trottoirs, parfois à des vitesses excessives et bien sur sans sonnette d avertissement lorsqu ils arrivent dans le dos des pietons
    beaucoup d abritis qui s estime d ailleurs chez eux, partout ou ils roulent
    a quand les PV pour circulation sur les trottoirs ??

  26. Bon article qui résume bien la situation actuelle à Strasbourg.
    Je me déplace beaucoup à vélo et ainsi j’ai circulé dans pas mal de ville d’Europe et dans toutes ces villes j’ai trouvé un respect entre piéton, cycliste et automobiliste. A Strasbourg je commence à avoir peur. Etant également piéton, je roule doucement dans les secteurs de cohabitation avec le piéton. Mais ceux qui me font le plus peur ce sont mes collègues cyclistes : aucun respect de rien pour beaucoup d’entre eux : pas d’éclairage, pistes en sens contraire, vitesse excessive, etc … A Strasbourg, le « tout vélo » est devenu le « n’importe quoi à vélo ». Mais ils ne sont pas les seuls responsable de cette situation : piéton marchant sur les pistes cyclables, voiture y stationnant, bref la situation devient insupportable. Quant à nos élus ils ne cessent de clamer que nous sommes LA ville du vélo mais sans rien changer à cette situation, : il faudrait qu’ils aillent à voir ailleurs comment est une ville où les gens se respectent. Voilà le seul mot qui manque à Strasbourg : le respect des autres!!

    • Précision: il ne s’agit pas d’un article, mais d’une tribune. Ce n’est pas un travail de journaliste, mais l’expression d’une opinion.

    • Merci c’est ce que je nommais : la BOF attitude , peut importe le moyen de transport, celui qui l’utilise croit avoir plus raison que les autres! J’ai mis des années à persuader mon ado que le STOP cela se respecte que sa sécurité était aussi gravement en jeu !

  27. Je ne me déplace qu’en 2 roues, quotidiennement. J’en arrive à éviter les pistes cyclables car elles sont massivement utilisées par les piétons, poussettes, scooters et bien sur voitures. Les pistes ne n’y crois plus. Même armé de la meilleure volonté la pratique du vélo est une lutte de tous les instants contre les usagers de la voie publique y compris contre les mauvais cyclistes. Ceux qui ne respectent pas le code de la route ou qui utilisent des machines sans freins, car avoir des freins est trop mainstream…
    Je doute d’une amélioration dans les prochains temps. Notre ennemis commun est la voiture, qui comme suscité occupe 95% du terrain souvent pour rien.

  28. Je suis piéton, cycliste et automobiliste.
    J’allais répondre lorsque j’ai lu le commentaire de Lycelle. Je n’ai rien à ajouter de plus, tout est dit. Merci.

  29. l’incivisme est au moins équivalant chez les piétons que chez les cyclistes, non respect du code de la route ( feux rouges, passages piétons). Vous parlez de l’aménagement de Friebourg, parlez également du comportement des piétons allemands et des cyclistes.
    L’aménagement seul ne suffit pas.
    La zone de rencontre me parait être une solution, aucun espace réservé ( puisqu’il n’est pas respecté) et un respect mutuel. Une application stricte du code de la ville.

  30. Bon, je suis désolée, ça va être long mais ce type de récrimination du pauvre piéton qui ne peut pas marcher en paix le nez au vent, commence à sérieusement m’exaspérer…

    Je suis piétonne, et en tant qu’habitante du centre ville je me déplace quasi exclusivement à pieds dans le centre, lorsque je n’ai pas besoin d’aller plus loin.
    Je suis aussi cycliste puisque n’ayant pas de voiture, mon vélo est mon moyen de locomotion pour aller travailler ou pour me déplacer sur la CUS. Je l’utilise donc, tout comme mes pieds, quotidiennement, et je passe donc aussi à vélo par le centre piéton pour quitter la ville (j’y suis bien obligée, vu que j’habite là ! et m’interdire le vélo jusqu’au portes de la ville reviendrait à me contraindre à marcher 10mn avant de pouvoir en rouler 10 autres. Soit annuler complètement le gain de temps par rapport au bus ou à la voiture…).

    Pourtant je ne me sens pas agressée par les vélos lorsque je suis à pieds, moi.
    Pourquoi ? Probablement parce que je fais attention, et que je prends en considération la gêne des autres, au lieu d’estimer que JE suis la personne prioritaire en toutes circonstances.

    Parce que oui, BIEN SÛR qu’il faut prendre en considération la gêne des cyclistes pour pouvoir vivre en bonne harmonie, non pas parce qu’ils sont plus importants que les piétons, mais parce que faire un pas de côté, à pieds, ne coute rien. Marquer un temps d’arrêt pour laisser passer un vélo, à pieds, ne coute rien.
    En revanche, s’arrêter, mettre pied-à-terre pour un cycliste, demande infiniment plus d’énergie.
    Ce n’est pas bien compliqué de cohabiter, il suffit de regarder où l’on marche. Le rêveur a bien le droit de rêver mais il me semble que regarder où l’on va est le minimum requis pour se déplacer non ? Le rêveur dont l’inattention fait tomber un enfant aura-t-il toujours votre considération, cher monsieur ?

    A vélo, dans les zones mixtes, je respecte l’allure au pas et je fais en sorte de gêner le moins possible. Mais je gène, forcément, c’est d’ailleurs réciproque, j’en ai bien conscience. Pourtant, quelle que soit la largeur de la rue, rares sont les piétons à faire ce fameux pas de côté en me voyant pour me laisser passer. La plupart préfèrent montrer qu’ils sont les maitres de la zone et rester bien au milieu de mon chemin, sciemment. C’est tellement plus courtois.

    Dès lors qu’on roule au pas dans les zones piétonne, plus PERSONNE ne se pousse. Alors certes rien ne les OBLIGE à le faire… si ce n’est un minimum de courtoisie et de considération.
    Et vous vous étonnez que certains cyclistes ne respectent plus l’allure, cher piéton ?? On y est presque obligé, si l’on veut pouvoir circuler (la PEUR du cycliste, tout comme la peur du gendarme, est apparemment bien plus efficace que le sens commun… croyez bien que je suis la 1ere à le déplorer !)

    A pieds, je regarde où je vais, et quand je vois un vélo, je lui laisse le passage, je lui souris, il me dit merci et tout se passe bien. Pas d’affrontement, pas de gagnant ni de perdant, tout le monde est content. Est-ce réellement si compliqué de cohabiter ? Je n’en ai pas l’impression.
    Alors certes il y a des crétins qui roulent à toute berzingue, slaloment entre les passants et se croient tout permis. Quelle surprise, il y a des cons partout, que voulez-vous…

    Mais généraliser ces cas pour en faire un long plaidoyer contre les vélos au centre ville, je trouve ça un brin énervant.

    [Un dernier mot sur les pistes cyclables sur « trottoir » : je ne comprends vraiment pas en quoi elles gênent les piétons. Il suffit de considérer que le trottoir (généralement bien assez large au demeurant pour accueillir 2 piétons de front !), s’arrête au niveau de la piste cyclable. Pourquoi vouloir se l’approprier ??]

    • Je suis toujours à vélo, et trouve les pistes cyclables bien trop dangereuses pour les fréquenter : je roule sur la route ;))))

      • La « convivance » est un terme qui provient de l’espagnol « convivencia » et qui signifie « cohabitation harmonieuse » au sens de « vivre ensemble dans une certaine harmonie ». N’oublions pas que nous ne sommes que de simples mortels et que nous devons montrer l’exemple aussi bien aux jeunes qu’aux moins jeunes, adultes et anciens qu’ils soient complètement cons ou à moitié ! Un sourire, un « excusez moi » j’ose même dire pardon quand je me fais « agresser » et c’est l’autre qui passe pour un c..
        Excellente journée à toutes et tous;-)