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Photo : Mathilde Cybulski / Rue89 Strasbourg
Dossier
Le grand retour de Catherine Trautmann
Au conseil municipal : accords sur les moyens des groupes et le sans-abrisme, piques sur les démissionnaires
Le deuxième conseil municipal du mandat, lundi 20 avril, est resté globalement apaisé. Peu d’opposition frontale, mais plusieurs sujets politiques ont émergé, des moyens alloués aux groupes à une motion sur le sans-abrisme, jusqu’aux interrogations sur la démission de l’adjointe aux solidarités.
Photo : Mathilde Cybulski
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Dossier
Crise du logement
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Peut-être faut-il évaluer le niveau de civilisation et de démocratie d’une société à l’état de ses prisons.
Voir plusDans bien des sociétés – dites primitives – la privation de liberté n’existe pas. S’y substituent, comme dans la Kanakie d’avant la colonisation, des rites sophistiqués entre clans de l’agresseur et de la victime ou des travaux d’intérêt général. Mais là c’est le top du top, c’est pas pour nous.
Restons modestes avec le modèle des prisons scandinaves qui joue la carte de la réhabilitation en visant la réinsertion sociale plutôt que la punition. Les détenu.es bénéficient de chambres individuelles, et ont accès à l’éducation et la formation professionnelle. Les « gardiens » quant à eux sont formés à la psycho et à la médiation. Résultat : un taux de récidive extrêmement bas, estimé, pour la Norvège, à 20% (plus de 42% chez nous).
Un autre modèle un peu vertueux, la Hollande, qui tend à réduire la population carcérale. Une durée moyenne de détention courte (4,4 mois contre 11,7 mois en France) et un taux de rotation élevé (72 %), permettent de vider les établissements grâce aux peines alternatives et aux aménagements de peine. Bilan : une baisse importante de la criminalité.
Ce ne sont donc pas les « étrangers » qui nous décivilisent, mais ce « modèle » de prison qui enferme dans la crasse surtout des hommes français, peu ou pas formés et vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Mais « Ceux qui ne sont rien » n’intéressent pas les brutes sociales que sont les Macron et Lecornu.
Rien n’est dû au hasard ou à la fatalité !
Voir plusLa prison, ou plutôt ceux qui y survivent, sont les éternels oubliés de l’actualité du monde. Car des prisonniers qui s’en soucient ?
Amaury, (je ne sais plus si on doit dire encore préfet du Grand-Est ou déjà préfet d’Alsace) le représentant de l’Etat ? que nenni !
Les magistrat.es qui, en connaissance de cause, envoient des wagons (surpopulation carcérale : 178% à l’Elsau, 136,9% au niveau national) de délinquant.es en taule ? Pas plus !
La presse ? Seulement quand il y a matière à un cinq colonnes à la « une », comme pour Nicolas le délinquant et ses vingt nuits à la Santé. Ou alors en fond de troisième page s’il y a « seulement » un mort, comme ce pauvre Serges Meckes.
La cour Européenne des droits de l’homme condamne. Et on ne sait pas si Macron, Darmanin et Amaury s’en tapent ou en rigolent.
Prisons, hôpitaux, école, universités, recherche… tout cela c’est pareil. On ne fait plus entrer d’argent dans les caisses de l’Etat en exonérant riches et grandes entreprises de tout ou partie de leur part d’impôt. Et comme il faut bien payer le train de vie de l’Etat on enfle la dette. Et comme Lecornu est un grand économe, il fait payer aux pauvres et prisonniers le train de vie d’un Etat qui continue à les appauvrir et maltraiter.
Mais que vient faire Lecornu dans cette histoire d’Elsau ?
Il veut juste geler 6 milliards pour « tenir » le déficit. Dit-il !
Ce n’est pas demain que les « résidants » de l’Esau vont voir leur sort s’améliorer !
Bonjour,
En résumé, en ce début de mandat, le collectif Enfants à la rue, État hors la loi et d’autres organisations ont interpellé à plusieurs reprises Catherine Trautmann sur la question du sans-abrisme, en demandant en particulier l’utilisation de logements vides qui appartiennent à la municipalité :
https://www.rue89strasbourg.com/collectif-adresses-logements-vides-ville-catherine-trautmann-strasbourg-385914
Cette mobilisation et cette exposition médiatique ont probablement joué pour que la majorité accepte cette motion de la France insoumise.
Bien à vous
Voir plusPeut-être faut-il évaluer le niveau de civilisation et de démocratie d’une société à l’état de ses prisons.
Dans bien des sociétés – dites primitives – la privation de liberté n’existe pas. S’y substituent, comme dans la Kanakie d’avant la colonisation, des rites sophistiqués entre clans de l’agresseur et de la victime ou des travaux d’intérêt général. Mais là c’est le top du top, c’est pas pour nous.
Restons modestes avec le modèle des prisons scandinaves qui joue la carte de la réhabilitation en visant la réinsertion sociale plutôt que la punition. Les détenu.es bénéficient de chambres individuelles, et ont accès à l’éducation et la formation professionnelle. Les « gardiens » quant à eux sont formés à la psycho et à la médiation. Résultat : un taux de récidive extrêmement bas, estimé, pour la Norvège, à 20% (plus de 42% chez nous).
Un autre modèle un peu vertueux, la Hollande, qui tend à réduire la population carcérale. Une durée moyenne de détention courte (4,4 mois contre 11,7 mois en France) et un taux de rotation élevé (72 %), permettent de vider les établissements grâce aux peines alternatives et aux aménagements de peine. Bilan : une baisse importante de la criminalité.
Ce ne sont donc pas les « étrangers » qui nous décivilisent, mais ce « modèle » de prison qui enferme dans la crasse surtout des hommes français, peu ou pas formés et vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Mais « Ceux qui ne sont rien » n’intéressent pas les brutes sociales que sont les Macron et Lecornu.
Rien n’est dû au hasard ou à la fatalité !
La prison, ou plutôt ceux qui y survivent, sont les éternels oubliés de l’actualité du monde. Car des prisonniers qui s’en soucient ?
Amaury, (je ne sais plus si on doit dire encore préfet du Grand-Est ou déjà préfet d’Alsace) le représentant de l’Etat ? que nenni !
Les magistrat.es qui, en connaissance de cause, envoient des wagons (surpopulation carcérale : 178% à l’Elsau, 136,9% au niveau national) de délinquant.es en taule ? Pas plus !
La presse ? Seulement quand il y a matière à un cinq colonnes à la « une », comme pour Nicolas le délinquant et ses vingt nuits à la Santé. Ou alors en fond de troisième page s’il y a « seulement » un mort, comme ce pauvre Serges Meckes.
La cour Européenne des droits de l’homme condamne. Et on ne sait pas si Macron, Darmanin et Amaury s’en tapent ou en rigolent.
Prisons, hôpitaux, école, universités, recherche… tout cela c’est pareil. On ne fait plus entrer d’argent dans les caisses de l’Etat en exonérant riches et grandes entreprises de tout ou partie de leur part d’impôt. Et comme il faut bien payer le train de vie de l’Etat on enfle la dette. Et comme Lecornu est un grand économe, il fait payer aux pauvres et prisonniers le train de vie d’un Etat qui continue à les appauvrir et maltraiter.
Mais que vient faire Lecornu dans cette histoire d’Elsau ?
Il veut juste geler 6 milliards pour « tenir » le déficit. Dit-il !
Ce n’est pas demain que les « résidants » de l’Esau vont voir leur sort s’améliorer !
Bonjour,
En résumé, en ce début de mandat, le collectif Enfants à la rue, État hors la loi et d’autres organisations ont interpellé à plusieurs reprises Catherine Trautmann sur la question du sans-abrisme, en demandant en particulier l’utilisation de logements vides qui appartiennent à la municipalité :
https://www.rue89strasbourg.com/collectif-adresses-logements-vides-ville-catherine-trautmann-strasbourg-385914
Cette mobilisation et cette exposition médiatique ont probablement joué pour que la majorité accepte cette motion de la France insoumise.
Bien à vous