
Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg
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Le grand retour de Catherine Trautmann
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Au sujet de l’hébergement d’urgence :
Voir plusFrançoise Bey : « Pendant la canicule nos services ont communiqué à l’État les cas de deux familles particulièrement vulnérables au camp Krimmeri. La préfecture les a mises à l’abri. »
En effet, quatre familles survivant sous tente à Krimmeri ont été mises à l’abri au cours de l’épisode de canicule. Ce que Françoise Bey oublie de dire (ou ne sait pas ?), c’est que six jours plus tard, deux de ces familles étaient de retour sur le campement, leur hébergement ayant pris fin sans explication, tandis que celle des deux autres était prolongée.
Au sein d’un campement sur lequel les familles vivent ensemble depuis des mois, ces retours à la rue sont particulièrement violents et pour ceux qui sortent, et pour ceux qui continuent à bénéficier d’un hébergement.
Pourquoi ne pas avoir travaillé avec la préfecture sur une mise à l’abri pérenne de l’ensemble des habitant.e.s du campement ? Pourquoi ne pas prendre en charge les familles que la préfecture ne veut pas héberger, au nom du droit local ?
Presque quatre mois après l’installation de la nouvelle équipe municipale, aucune vraie mesure n’est prise par la Ville pour protéger les dizaines d’enfants qui vivent dehors (un chiffre qui va augmenter très rapidement puisque la préfecture profite de l’été pour mettre à la rue des familles jusque-là logées).
On réfléchit, on voit ce qui est faisable… Mesdames et Messieurs les élu.es, n’oubliez pas que dans « hébergement d’urgence » il a « urgence ».
Au sujet du logement et de la lutte contre l’habitat indigne, je me réjouis de voir entrer en vigueur plusieurs mesures que nous avons portées durant le précédent mandat.
Voir plusLa brigade du logement, le permis de louer à compter du 1er octobre, les recrutements nécessaires à sa mise en œuvre, le renforcement de la lutte contre les locations touristiques de type Airbnb ou encore l’intensification des contrôles contre l’habitat indigne ne sont pas des décisions nouvelles.
Ces mesures avaient été décidées et engagées sous la municipalité de Jeanne Barseghian, avec le soutien plein et entier des élus communistes. Les recrutements pour mettre en oeuvre le permis de louer étaient notamment arbitrés et engagés avant mars 2026, à la suite de la délibération adoptée en juin 2025.
Je me félicite que cette politique publique, que j’ai eu l’honneur de porter en tant qu’élu communiste avec mes collègues, soit aujourd’hui mise en œuvre et qu’elle ne soit pas remise en cause.
Au-delà des changements de majorité, l’essentiel est que les politiques utiles aux habitantes et aux habitants se poursuivent. La lutte contre l’habitat indigne, les marchands de sommeil et la spéculation immobilière mérite de la constance, de l’ambition et des moyens.
S’ils s’entêtent à vouloir appliquer la gratuité également aux retraités qui ont de bons revenus, nous pourrions peut-être faire une cagnotte pour reverser ces économies au profit d’une association qui aide les précaires ?
Voir plusPerso, je trouve profondément choquante, non pas une nouvelle tranche de gratuité, mais le fait d’en faire bénéficier – au prétexte de l’âge – indistinctement les plus précaires et les riches.
Au sujet de l’hébergement d’urgence :
Françoise Bey : « Pendant la canicule nos services ont communiqué à l’État les cas de deux familles particulièrement vulnérables au camp Krimmeri. La préfecture les a mises à l’abri. »
En effet, quatre familles survivant sous tente à Krimmeri ont été mises à l’abri au cours de l’épisode de canicule. Ce que Françoise Bey oublie de dire (ou ne sait pas ?), c’est que six jours plus tard, deux de ces familles étaient de retour sur le campement, leur hébergement ayant pris fin sans explication, tandis que celle des deux autres était prolongée.
Au sein d’un campement sur lequel les familles vivent ensemble depuis des mois, ces retours à la rue sont particulièrement violents et pour ceux qui sortent, et pour ceux qui continuent à bénéficier d’un hébergement.
Pourquoi ne pas avoir travaillé avec la préfecture sur une mise à l’abri pérenne de l’ensemble des habitant.e.s du campement ? Pourquoi ne pas prendre en charge les familles que la préfecture ne veut pas héberger, au nom du droit local ?
Presque quatre mois après l’installation de la nouvelle équipe municipale, aucune vraie mesure n’est prise par la Ville pour protéger les dizaines d’enfants qui vivent dehors (un chiffre qui va augmenter très rapidement puisque la préfecture profite de l’été pour mettre à la rue des familles jusque-là logées).
On réfléchit, on voit ce qui est faisable… Mesdames et Messieurs les élu.es, n’oubliez pas que dans « hébergement d’urgence » il a « urgence ».
Au sujet du logement et de la lutte contre l’habitat indigne, je me réjouis de voir entrer en vigueur plusieurs mesures que nous avons portées durant le précédent mandat.
La brigade du logement, le permis de louer à compter du 1er octobre, les recrutements nécessaires à sa mise en œuvre, le renforcement de la lutte contre les locations touristiques de type Airbnb ou encore l’intensification des contrôles contre l’habitat indigne ne sont pas des décisions nouvelles.
Ces mesures avaient été décidées et engagées sous la municipalité de Jeanne Barseghian, avec le soutien plein et entier des élus communistes. Les recrutements pour mettre en oeuvre le permis de louer étaient notamment arbitrés et engagés avant mars 2026, à la suite de la délibération adoptée en juin 2025.
Je me félicite que cette politique publique, que j’ai eu l’honneur de porter en tant qu’élu communiste avec mes collègues, soit aujourd’hui mise en œuvre et qu’elle ne soit pas remise en cause.
Au-delà des changements de majorité, l’essentiel est que les politiques utiles aux habitantes et aux habitants se poursuivent. La lutte contre l’habitat indigne, les marchands de sommeil et la spéculation immobilière mérite de la constance, de l’ambition et des moyens.
S’ils s’entêtent à vouloir appliquer la gratuité également aux retraités qui ont de bons revenus, nous pourrions peut-être faire une cagnotte pour reverser ces économies au profit d’une association qui aide les précaires ?
Perso, je trouve profondément choquante, non pas une nouvelle tranche de gratuité, mais le fait d’en faire bénéficier – au prétexte de l’âge – indistinctement les plus précaires et les riches.