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Il n’y a pas eu, il n’y a pas, il n’aura jamais de violence policières. C’est Macron qui le dit. Et Macron il ne dit que la vérité. Il avait promis en 2017 « plus une personne à la rue » et vous en voyez vous des personnes à la rue en 2026 au Krimmeri ou ailleurs ?
Voir plusEt s’il y a, ici ou là, de légères blessures (une main arrachée, un œil crevé, voire une vie volée) sur des gens, ça ne peut être que de leurs fautes, des maladroits qui se blessent tout seul dans un commissariat bourré de condés ou alors cela concerne « des gens qui ne sont rien » comme dirait Macron. Et là on ne va pas en faire toute une histoire !
Ces policiers, à leur décharge si mal formés, sont tous des grands respectueux des lois. Comme à Sainte-Soline par exemple : « ils étaient là, j’en ai profité pour faire des tirs tendus ». D’ailleurs avez-vous déjà vu des gars en uniforme user de la matraque ou des grenades (de désencerclement) sans modération ? Avez-vous déjà vu des bagnoles de flics circuler sur les lignes de tram ou brûler un feu rouge alors qu’ils n’étaient pas en mission ? Tout le monde sait, car nul n’est sensé ignorer la loi, qu’un véhicule de police n’est prioritaire que lorsqu’il est en intervention d’urgence et qu’il utilise simultanément une sirène à deux tons (pin-pon) et un gyrophare bleu clignotant.
Mais ne soyons pas vache avec eux, parfois l’urgence est de rentrer dare-dare au commissariat et d’aller illico presto aux toilettes.
Ce truc là quand ça vous prend ça vous fait perdre la tête.
À la lecture de cet article, on frémit. Un policier ne devrait pas perdre son sang-froid. Ne pas se mettre à cogner voire à tirer. Garder sa capacité de raisonnement. Nous ne sommes pas aux États-Unis. Tout état de droit devrait s’honorer de recruter une police respectueuse de ses citoyens, capable de maintenir l’ordre dans le respect du droit de chacun.
Voir plusVichy crée la police nationale, qui s’occupe des rafles. La BAC, qui sert à contrôler les quartiers populaires, est l’héritière de la Brigade nord-africaine et de sa successeure la brigade des agressions et violences (créée pour traiter une soi-disant « criminalité nord-africaine). En 1961, sous Papon, la police tue des dizaine d’algériens dans la répression d’une manifestation pacifique. En 86, Malik Oussekine est tué par des policiers. Zyed et Bouna, Adama Traoré, Nahel, Cédric Chouviat, Rémi Graisse, Steve Maia Caniço, Théo… ont été victimes de la police ces seules 20 dernières années. Les gilets jaunes et autres mouvements populaires sont réprimés dans le sang.
A un moment donné, il faut arrêter les fables pour enfants. La police est l’instrument d’un ordre social violent et structuré socialement, racialement, sexuellement.
Voir plusIl n’y a pas eu, il n’y a pas, il n’aura jamais de violence policières. C’est Macron qui le dit. Et Macron il ne dit que la vérité. Il avait promis en 2017 « plus une personne à la rue » et vous en voyez vous des personnes à la rue en 2026 au Krimmeri ou ailleurs ?
Et s’il y a, ici ou là, de légères blessures (une main arrachée, un œil crevé, voire une vie volée) sur des gens, ça ne peut être que de leurs fautes, des maladroits qui se blessent tout seul dans un commissariat bourré de condés ou alors cela concerne « des gens qui ne sont rien » comme dirait Macron. Et là on ne va pas en faire toute une histoire !
Ces policiers, à leur décharge si mal formés, sont tous des grands respectueux des lois. Comme à Sainte-Soline par exemple : « ils étaient là, j’en ai profité pour faire des tirs tendus ». D’ailleurs avez-vous déjà vu des gars en uniforme user de la matraque ou des grenades (de désencerclement) sans modération ? Avez-vous déjà vu des bagnoles de flics circuler sur les lignes de tram ou brûler un feu rouge alors qu’ils n’étaient pas en mission ? Tout le monde sait, car nul n’est sensé ignorer la loi, qu’un véhicule de police n’est prioritaire que lorsqu’il est en intervention d’urgence et qu’il utilise simultanément une sirène à deux tons (pin-pon) et un gyrophare bleu clignotant.
Mais ne soyons pas vache avec eux, parfois l’urgence est de rentrer dare-dare au commissariat et d’aller illico presto aux toilettes.
Ce truc là quand ça vous prend ça vous fait perdre la tête.
À la lecture de cet article, on frémit. Un policier ne devrait pas perdre son sang-froid. Ne pas se mettre à cogner voire à tirer. Garder sa capacité de raisonnement. Nous ne sommes pas aux États-Unis. Tout état de droit devrait s’honorer de recruter une police respectueuse de ses citoyens, capable de maintenir l’ordre dans le respect du droit de chacun.
Vichy crée la police nationale, qui s’occupe des rafles. La BAC, qui sert à contrôler les quartiers populaires, est l’héritière de la Brigade nord-africaine et de sa successeure la brigade des agressions et violences (créée pour traiter une soi-disant « criminalité nord-africaine). En 1961, sous Papon, la police tue des dizaine d’algériens dans la répression d’une manifestation pacifique. En 86, Malik Oussekine est tué par des policiers. Zyed et Bouna, Adama Traoré, Nahel, Cédric Chouviat, Rémi Graisse, Steve Maia Caniço, Théo… ont été victimes de la police ces seules 20 dernières années. Les gilets jaunes et autres mouvements populaires sont réprimés dans le sang.
A un moment donné, il faut arrêter les fables pour enfants. La police est l’instrument d’un ordre social violent et structuré socialement, racialement, sexuellement.