Vie pratique 

La carte des foodtrucks à Strasbourg (et environs)

Sur la quinzaine de foodtrucks que comptent Strasbourg et ses environs, tous ou presque ont ouvert lors de ces trois dernières années. Pour les gourmands, les pressés, les curieux, voici donc la carte des foodtrucks, et notre sélection.

Ils sont partout ! Devant les centres commerciaux, sur les esplanades des musées, sur les places… Une quinzaine de foodtrucks, ces camions vendant de la nourriture à emporter, ont ouvert leurs remorques à Strasbourg. Voici une carte pour les repérer tous.

À mi-chemin

La principale originalité d’A mi-chemin, c’est que du lundi au vendredi, Mylène Laroche, fille et petite-fille de restaurateurs, cuisine des plats du jour maison, ce qui n’est pas si courant dans l’univers de la « streetfood », la nourriture vendue dans la rue. Ainsi a-t-on vu ses clients avoir dans leur assiette de la ratatouille accompagnée de pilons de poulet et de riz, des lasagnes traditionnelles, ou encore du goulasch de boeuf avec galettes de pain, galettes de viande et crudités… Le petit plus : A mi-saveur propose à chaque fois un plat du jour végétarien.

Mylène Laroche a ouvert A mi-chemin en 2014 (Photo RB)

Mylène Laroche (à droite) a ouvert A mi-chemin en 2014. (Photo RB / Rue89 Strasbourg)

En dessert, les plus gourmands ont mangé panacotta au café ou aux kiwis, mousse au chocolat, ou mendiant à la cerise… Côté tarifs de ce foodtruck qui s’approvisionne, comme d’autres, en produits haut de gamme, locaux et bio, et qui propose également quiches, tartes, soupes, salades, hot-dogs…, il faut prévoir 7 euros pour un plat du jour et 10 euros avec une soupe et un dessert ou une boisson (6 euros pour un plat du jour avec boisson ou dessert quand on est étudiant).

L’autre particularité de ce foodtruck, c’est sa convivialité, un point qu’apprécie Mylène Laroche :

« Il arrive souvent que les clients papotent ensemble à table… J’ai eu l’idée de créer ce foodtruck alors que j’étais en reconversion professionnelle, et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire à 50 ans passés. Pendant des vacances à Copenhague, je suis tombée sur quelqu’un qui avait un petit triporteur pour vendre du café, et cela a été un coup de foudre pour moi ! »

Quelques mois plus tard, après avoir acheté un camion et décroché une autorisation de la Ville, Mylène Laroche, qui avait toujours aimé cuisiner même si elle ne souhaitait pas exercer le même métier que ses parents, ouvrait A mi-chemin. C’était en 2014.

A mi-chemin. Le lundi de 12h à 14h au Centre Bernanos, route du Maréchal Juin, à Strasbourg, et, de 16h30 à 19h, devant le Musée d’art moderne, place Arp à Strasbourg. Le mardi et le jeudi, de 12h à 14h, à l’aéroport d’Entzheim (zone de fret). Le mercredi, de 12h à 14h, à la Chambre des métiers, avenue de l’Europe à Schiltigheim. Du vendredi au dimanche, de 12h à 19h, devant le musée d’art moderne de Strasbourg. Page Facebook

(Photo DR)

Nicolas et son triporteur prévus à l’été devant le centre commercial des Halles. (Photo DR)

La minute breizh

La particularité du foodtruck créé par Nicolas en 2015, c’est que c’est un… foodbike ! Et que ce trentenaire originaire du Finistère, qui s’est formé et a travaillé dans plusieurs crêperies en Bretagne, propose des crêpes sucrées accompagnées d’assortiments faits maison. Certains sont des classiques, comme le chocolat et le caramel au beurre salé, et d’autres sont plus osés, comme la confiture à la banane ou les cerises au kirch et au chocolat.

La minute breizh. Tous les mercredis et les samedis de 14h à 19h à côté de l’arrêt de tramway Les Halles à Strasbourg, pour l’été 2016, en juin, puis du 1er au 15 juillet et du 15 au 31 août, puis en septembre. Planning détaillé sur la page Facebook.

(Photo DR)

Pierre Allspach et son frère ont créé Hopla food, un foodtruck qui propose des spécialités internationales de snacking, revisitées à l’alsacienne. (Document remis)

Hopla food

L’originalité de Hopla Food créé en 2013 par Pierre Allspach et son frère, après avoir travaillé dix ans dans le secteur de l’hôtellerie-restauration pour le premier et s’être formé dans un lycée-hôtelier pour le second, est de proposer des spécialités internationales de snacking, en version alsacienne comme l’explique Pierre Allspach, Strasbourgeois comme son frère :

« Pour cela, nous nous appuyons sur le savoir-faire des artisans avec lesquels nous travaillons, soit en leur demandant d’adapter une recette de notre mère ou de notre grand-mère, soit en suivant leurs propositions ».

C’est ainsi que sont nées les Hop’flam, des tartes flambées en portion individuelle. De même, les clients peuvent désormais manger du munster dans leur burger, le Hop’burger. Et la liste est encore longue… Le tout est préparé à partir de 90% de produits locaux et, pour s’offrir l’une de ces spécialités, il faut prévoir entre 4,5 et 7,5 euros.

Hopla food. De 12h à 14h le mardi, mercredi, vendredi au centre commercial La Vigie, à Ostwald, et le jeudi au parking Vodiff, rue du Tonnelier à Entzheim. De 18h à 20h le mercredi, rue des 7 Arpents à Souffelweyersheim. Page Facebook. Site internet.

(Photo DR)

Fresh be Alsace renouvelle très régulièrement ses recettes de burgers. (document remis)

Fresh be Alsace

Créée par deux amis d’enfance, Fresh be Alsace propose également des burgers à partir de produits frais et locaux. Julien, cuisinier après avoir travaillé près de 15 ans pour de grands groupes dans le domaine de la gestion et du marketing, et voyagé près de 7 ans à travers le monde a mis au point une série de recettes originales :

« En trois ans, nous avons proposé 70 burgers différents. Certains sont classiques, d’autres, avec du chocolat blanc ou de la confiture de melon, sont innovants. »

Chez Fresh be Alsace, il faut prévoir entre 5 et 8 euros pour un hamburger et, entre 8 et 11 euros, pour un menu avec un accompagnement (pâtes, frites, galettes de pommes de terre) et une boisson.

Fresh be alsace. De 11h30 à 14h le lundi à la zone fret de l’aéroport d’Entzheim, le mardi devant la mairie d’Holtzheim, du mercredi au vendredi au centre commercial La Vigie, à Ostwald. De 17h30 à 20h30 le mardi devant la mairie d’Holtzheim, le mercredi sur le parking du restaurant Les Tilleuls à Achenheim, le vendredi sur la place du marché à Truchtersheim. Site internet. Page Facebook.

(Photo DR)

Sandrine Gosset et Thierry Bourré se sont aperçus de la demande pour les petites douceurs, en s’investissant dans l’organisation de la fête de l’école du Neufeld… (document remis)

Lulu le gourmand

Lulu le gourmand, c’est le tri-porteur qui fera plaisir aux enfants ! Présent au parc du Heyritz et devant l’école du Neufeld, les enfants et leurs parents peuvent acheter, lorsque la météo le permet, des douceurs sucrées comme crêpes, glaces, bonbons, barbes à papa… Un couple venu de Haute-Savoie, Sandrine Gosset et Thierry Bourré, est à l’origine de cette idée :

« Au départ, nous étions impliqués dans des associations de parents d’élèves, et comme nous voulions éviter de payer un professionnel pour proposer des sucreries lors des fêtes de l’école, nous avons investi dans du matériel, ce qui nous a permis de nous apercevoir de la demande… »

Mais Lulu le gourmand était au départ un camion, qui vendait aussi du salé…

« Nous étions en lien avec des producteurs de charcuterie et de fromage de Haute-Savoie. Mais notre camion avait un défaut de fabrication. Comme nous avions un local de stockage, cet incident a accéléré notre idée de créer un magasin, L’épicerie de Lulu : des clients nous commandaient souvent du fromage ou de la charcuterie. Nous avons donc transformé notre local de stockage en épicerie. Et nous continuons à vendre du sucré grâce à notre investissement dans un tri-porteur, qui a conservé le même nom que le camion… »

Lulu le gourmand. Au parc du Heyritz à Strasbourg, de mai à octobre de 15h à 18h environ les dimanches et jours fériés. Devant l’école du Neufeld à Strasbourg, de mars à octobre, de 15h30 à 18h30 environ en période scolaire et de 16h à 18h environ pendant les vacances scolaires. Site Internet.

(Photo DR)

Chez Veg’Anne proposera des spécialités végétaliennes. (document remis)

Chez veg’anne

Ce projet de foodtruck, qui a recueilli plus de 13 000 euros de financement participatif en quelques semaines et qui devrait ouvrir en mai, propose… des plats végétaliens (c’est à dire non seulement sans viande, mais également non issus d’une production animale). Anne, porteuse du projet, explique avoir du mal à manger à l’extérieur :

« Je suis moi-même végétalienne et pour les végétaliens, c’est toujours compliqué de manger à l’extérieur. Chez Veg’anne s’adresse donc à tous les végétaliens, mais l’objectif est aussi de faire découvrir cette cuisine à ceux qui ne le sont pas. J’entends parfois des préjugés négatifs, mais ce type de repas a un côté éthique, le refus de l’exploitation animale, et des avantages, en ce qui concerne la santé et la protection de l’environnement. Et c’est quand même bon ! »

Dans son foodtruck, Anne prévoit de proposer une cuisine maison à partir de produits de saison. Son produit d’appel sera le burger-frites à base de légumes, de steak de soja et de galette de soja aux légumes… Chez Veg’anne proposera également quiches, sandwiches, salades… Et si possible, Anne envisage de cuisiner des plats du jour.

Chez Veg’Anne. A Illkirch-Graffenstaden, Dorlisheim et dans la vallée de la Bruche à partir de fin mai ou début juin. Le planning définitif sera communiqué prochainement sur la page Facebook du foodtruck. Chez Veg’Anne devrait également s’installer dans les rues de Strasbourg : les discussions avec la mairie pour obtenir un emplacement sont en cours.

(Photo DR)

Ce foodbike, spécialisé dans les croque-monsieur, devrait bientôt s’installer dans les rues de Strasbourg. (Document remis)

On croque

Avis aux amateurs de croque-monsieur ! L’idée de « On Croque », nouveau foodbike qui devrait faire son apparition dans les rues de Strasbourg prochainement, une fois l’autorisation de la mairie pour un emplacement délivrée, est aussi signée Pierre Allspach. On croque proposera alors toutes sortes de croque-monsieurs élaborées à partir de produits locaux. « Notre savoir-faire et nos relations avec des producteurs de la région, que nous avons développés avec Hopla food, vont nous servir » indique Pierre Allspach.

Côté prix, il faudra prévoir entre 3 et 7,5 euros. En attendant l’autorisation de la municipalité, il se peut que vous croisiez la route de ce foodbike lors de différents évènements : On croque, , comme la plupart de ses concurrents, propose ses services pour de l’évènementiel.

On croque. En attente d’une autorisation de la mairie de Strasbourg pour obtenir un emplacement fixe.

Et vous, quels sont vos foodtrucks préférés ? N’hésitez pas à les partager en commentaires.

L'AUTEUR
Rémi Boulle
Rémi Boulle
Journaliste (presse écrite, radio, TV, web)
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