Brèves 

« Saperlipopette », le restaurant vélo et DIY qui va sortir le Bar-Laiterie de l’abandon

actualisé le 09/09/2017 à 12h52

En friche depuis 10 ans, le convoité Bar-Laiterie en face de la salle de concert du même nom va de nouveau être animé. La municipalité a retenu le projet de restaurant autour du vélo et du bricolage Saperlipopette. Six projet avaient candidaté.

Après 10 ans d’abandon, le bar en face de la laiterie va enfin revivre ! À l’été 2018, Saperlipopette ouvrira ses portes. « Un lieu de rencontre hybride, métissé de culture vélo » selon Alexis Amet, porteur du projet. L’endroit sera ouvert toute la journée. Matin, midi et soir, un café-cantine proposera des plats de saison. Le reste du temps un bar, un atelier réparation de vélos ainsi qu’une station de lavage seront proposés.

450 000 euros d’investissements pour remettre à neuf 400m²

Pour remettre en état les 400m² qu’offre le lieu, la ville va investir 450 000 euros. Les coûts liés à l’aménagement de l’activité de Saperlipopette reste cependant à sa charge. Les travaux commenceront en janvier prochain, pour une ouverture prévue à l’été 2018.

Pour le moment, difficile de se représenter ce que l’endroit pourrait être. À cause notamment du trou béant qui se trouve au milieu de la pièce. Tout est à refaire, mais à terme la salle principale permettra d’accueillir entre 40 et 50 places assises. En été, le potentiel de la terrasse de 100m² sera également exploité.

Le bar de la laiterie est inoccupé depuis 10ans. Difficile de s’imaginer ce que sera l’endroit une fois remis à neuf. Photo: Manon Weibel/ Rue89 Strasbourg

Un endroit pour les adeptes du vélo… mais pas que

« On fait le pari de s’installer dans un quartier qui n’a pas forcément bonne presse » admet Alexis Amat. Sous-ensemble de la gare, le quartier Laiterie est ce qu’on appelle un Quartier prioritaire de la ville (QPV), en raison des difficultés sociales concentrées dans un petit périmètre. Le but du projet est de créer un lieu de rencontres entre plusieurs publics. Différents ateliers seront proposés, comme par exemple des cours de vélo pour adultes, de l’auto-réparation ou encore des ateliers bricolages et des jeux pour enfants.

Le lieu sera tourné vers la culture du « faire soi-même » (do it yourself, DIY, en anglais). « Le vélo ne vous intéresse pas c’est pas grave, on vous accueillera à bras ouverts », promet Alexis Amet. Le Saperlipopette proposera notamment des plages d’occupation des lieux pour les associations qui en font la demande et surtout un café cantine et un bar.

Le bar-laiterie devrait ressembler à ça (visualisation par Julien Stiévenard)

Une restauration inspirée des bars lait polonais

Côté cuisine, la société Côté Cour apportera son soutien pour la gestion de la partie bar-restaurant. L’idée est de reprendre le concept des bars à lait polonais, bar mleczny, qui datent du XIXème siècle.

Ces endroits accueillaient sans distinction de classe sociale, ni d’âges, les personnes souhaitant trouver un lieu convivial dans lequel déguster une nourriture saine à des prix abordables. Dans cette idée, la carte du Saperlipopette sera courte mais proposera des plats inspirés de la cuisine d’Europe centrale et orientale. Toujours avec des produits de saisons et issus de la production locale.

Alexis Amet, porteur du projet « Saperlipopette » au milieu de la futur « cantine à vélo »
Photo Manon Weibel/ Rue89 Strasbourg

L’association Strasbourg Curieux définitivement évincée…

Dès 2015, l’association Strasbourg Curieux insistait pour reprendre le bar de la laiterie. A l’époque, elle envisageait d’en faire une galerie associative ouverte le soir, avec une participation symbolique. Un sit-in avait été organisé à l’hiver par celle-ci pour plaider en faveur de la réouverture du lieu. En janvier 2016, elle avait également invité les Strasbourgeois à colorer des toiles devant le bar pour soutenir son projet de reprise.

Malgré cette motivation ancienne, la Ville restait réticente à ce projet, pas convaincue par le modèle économique. Elle ne voulait pas verser de subvention d’exploitation ou devoir trouver quelqu’un d’autre si le concept ne prend pas, comme l’a rappelé le premier adjoint au maire Alain Fontanel (LREM) lors de l’annonce de la reprise des lieux par Saperlipopette. Si le projet a été retenu parmi 6 candidats, c’est parce que la mairie estime que c’est une structure pérenne qui va permettre de faire revivre le site sur le long terme.

L'AUTEUR
Manon Weibel
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