Brèves 

Pour Nouvel An, la CGT menace de perturber la vidéosurveillance

Au service vidéosurveillance de l’Eurométropole, la prime des agents stagne depuis dix ans, selon la CGT. En guise de protestation, le syndicat a déposé un préavis de grève. Elle concerne les journées du 31 décembre et du 1er janvier. Un service minimum sera mis en place, assure le président de l’Eurométropole.

L’ultimatum est proche. Le 27 décembre, la CGT Eurométropole a remis sur la table un préavis de grève déposé douze jours plus tôt. Il prévoit une grève de 48 heures le 31 décembre et le 1er janvier au sein du service vidéosurveillance de Strasbourg. En plein Nouvel An, n’y aura-t-il personne pour scruter les images des quelques 400 caméras installées à Strasbourg ? Pas du tout, selon Robert Herrmann, président de l’Eurométropole :

« Dans les hôpitaux, certaines personnes sont en grève et continuent de travailler. D’autres ont le devoir de travailler. Ca peut être le cas dans la vidéoprotection surtout lors d’une soirée aussi sensible que le Nouvel An. Dans tous les cas, les caméras fonctionneront à Strasbourg entre le 31 décembre et le 1er janvier. Il en va de la sécurité des individus, mais aussi des policiers et des pompiers. »

Pour Karim Hadi, secrétaire général de la CGT Eurométropole de Strasbourg, la perturbation du service vidéosurveillance pourrait être importante :

« Tous les agents sont prêts à participer à cette grève. Nous avons déposé le préavis de grève il y a quinze jours déjà. Nous le maintenons à la sortie d’une réunion avec les responsables de l’Eurométropole le 20 décembre. Ils ont refusé d’ouvrir des négociations sur la hausse de notre prime spécifique, gelée depuis 2009. Dans la même période, les 21 agents de vidéosurveillance ont vu leurs responsabilités fortement augmenter avec l’état d’urgence puis son intégration partielle dans le droit commun. A cela il faut ajouter des effectifs stables alors que la charge de travail est de plus en plus grande : nous sommes passés de 150 caméras à la fin des années 2000 à près de 400 caméras aujourd’hui… »

Selon le président de l’Eurométropole, la direction n’a jamais rejeté les revendications salariales des agents du service vidéosurveillance :

« Je sais à quel point ce petit groupe d’agents, en service 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, a un travail pénible. Mais nous ne pouvons pas accorder des primes comme ça. Il y a un cadre légal à respecter. »

Des négociations sont toujours en cours. Le préavis de grève pourrait être levé à la dernière minute.

L'AUTEUR
Guillaume Krempp
Guillaume Krempp
Journaliste en alternance depuis la rentrée 2017.
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