Vie pratique 

Où cueillir ses fruits et légumes soi-même près de Strasbourg

Liste des fermes qui proposent la libre cueillette, selon les saisons et la météo (carte CG / Rue89 Strasbourg)

Que ce soit pour faire des économies, renouer avec la terre, ou faire découvrir à ses enfants d’où vient ce qu’ils trouvent dans leurs assiettes, les raisons sont multiples de recourir à la libre cueillette. Et ça tombe bien, autour de Strasbourg, cueillir soi-même ses fruits et légumes, c’est possible.

La libre cueillette de fraises est une tradition en Alsace depuis les années 1980. Elle représente même la moitié des débouchés de la filière dans la région. Cette forme de vente garantit des petits prix, autour de 3€ le kilo cette année, contre le double en supermarché. La saison des fraises s’étale de la mi-mai à la fin juin, selon la météo. En multipliant les variétés, certains exploitants la prolonge même jusqu’à la mi-juillet – Au jardin des fraises, à Nordhouse -, voire jusqu’à la mi-août – Francis Christen à Stotzheim.

À Strasbourg, il est même possible d’aller ramasser des fraises sans voiture, à la ferme urbaine de l’îlot de la Meinau, à 10 minutes de marche de la station de tram Krimmeri-Meinau. En s’éloignant de la ville, une quinzaine de maraîchers ouvrent aussi leurs champs au public dans le Bas-Rhin.

Fruits rouges et légumes

Certains parmi eux proposent aussi d’autres fruits, et même des légumes. À Stotzheim, entre Benfeld et Barr, Francis Christen ouvre ses champs de myrtilles et de haricots verts à partir de juillet, puis ceux de framboises au mois d’août. À Berstheim, la ferme Hartmann présente framboises, groseilles et cerises dès juin, et des mûres et myrtilles plus tard dans la saison. Elle dispose aussi de plants en libre cueillette de petits pois à partir de juin, et de haricots verts pendant l’été.

À la ferme Kretzschmer-Krieger, à Haguenau, la saison des petits pois commence aussi en juin, puis c’est au tour des haricots verts. À la ferme Mathis, à Hoerdt, salades, concombres, tomates, aubergines, courgettes, fenouils, poivrons, blettes, fenouils et herbes aromatiques sont à disposition des cueilleurs, à un prix inférieur de 20% à ceux de son magasin de vente directe.

La libre cueillette, un bon moyen de reconnecter les enfants citadins à la terre. (crédit : Alain Bachellier / Flickr / cc)

La libre cueillette, un bon moyen de reconnecter les enfants citadins à la terre. (Photo Alain Bachellier / Flickr / cc)

Pas de bio

Pas facile de trouver du bio en libre cueillette. Dans la filière fraises, le bio ne représente qu’1,5 % des cultures alsaciennes. Leurs rendements sont d’autant plus soumis aux aléas de la météo. Quand ils sont faibles, comme en 2017, les agriculteurs préfèrent les réserver aux ventes en rayons. Ainsi en 2017, les Jardins d’Agnès, à Illenheim n’ont pas ouvert leurs cultures au public. Après trois ans d’exploitation, la ferme Clauss a quant à elle renoncé à ses cultures de la Robertsau la même année. Elle continue d’ouvrir ses champs de fraises en agriculture raisonnée à La Wantzenau.

L’agriculture conventionnelle raisonnée

Les maraîchers alsaciens se sont tous engagés à respecter la charte de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace pour une « agriculture conventionnelle raisonnée. » En pratique, cela signifie qu’ils n’utilisent plus de traitements de synthèse de manière systématique pour prévenir les maladies – leur préférant des techniques de culture sur butte et de paillage pour éviter les dégâts de l’humidité par exemple – et qu’ils minimisent les traitements en cas de problème sur leurs cultures, en analysant les sols en continu.

L'AUTEUR
Claire Gandanger
Claire Gandanger

Journaliste indépendante
Intérêts : société, économie de la culture, vie pratique

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