Depuis mai 2024, l’affaire était restée en suspens. Les révélations du journal Le Point sur le professeur Bachellier avaient surtout déclenché une enquête administrative de l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est. Il s’agissait pour l’institution de répondre aux questions soulevées par l’article, ainsi résumé par l’ARS : « Le Professeur B. (Bachellier, NDLR), chirurgien hépato-biliaire aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), aurait réalisé des interventions pour des patients porteurs d’une néoplasie pancréatique, qui n’auraient pas dû être réalisées, du fait qu’elles n’auraient apporté aucun bénéfice aux patients. » En face, l’ancien chef de pôle hépato-digestif au centre hospitalier universitaire (CHU) de Strasbourg à Hautepierre, Philippe Bachellier, avait porté plainte pour diffamation en juin 2024. Les HUS n’avaient fait aucune déclaration, se retranchant derrière l’enquête en cours de l’ARS.
« Des chirurgies conformes »
Il faut lire ce rapport bien-au delà de la synthèse initiale. Les inspecteurs et inspectrices de l’ARS, anonymisées dans le document transmis, affirment d’abord :
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