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Cinq recommandations pour la Fête du cinéma
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Cinq recommandations pour la Fête du cinéma

par Greg Lauert.
Publié le 26 juin 2016.
Imprimé le 04 février 2023 à 02:41
1 850 visites. 1 commentaire.

La Fête du cinéma, le rendez-vous annuel des cinéphages se tient du dimanche 26 au mercredi 29 juin. Pendant quatre jours, il permettra d’enchaîner les séances au prix modique de 4 euros. C’est donc le moment d’aller voir ces œuvres qui vous échappent en temps normal et justement, en voici une sélection.

Autrefois, dans sa formule initiale, la Fête du cinéma supposait l’achat d’un billet à tarif plein. Sur la base d’un petit passeport à tamponner, toutes les séances suivantes ne coûtaient plus qu’une pièce de 10 francs. La pluralité cinématographique faisait partie intégrante du processus. Il était alors indispensable d’enchaîner les films, si l’on voulait rentabiliser le ticket initial.

Le principe a vécu, la réduction tarifaire intervient à présent dès le premier billet, qui coûte quand même 4€. Pourtant, après la dernière épreuve du bac, ou pour fuir la chaleur (voire la grêle) à prix réduit,  il n’est pas interdit d’être curieux. Les cinémas strasbourgeois auront, du dimanche 26 au mercredi 29 juin, une offre pléthorique pour satisfaire les cinéphiles. Et je ne résiste pas à l’envie de vous diriger vers l’une ou l’autre pépite.

Photo D.R.

Une petite plongée dans l’enfer lynchien (Photo DR)


Blue Velvet ou l’avènement du Lynch majeur

En 1987, David Lynch est encore un jeune cinéaste fasciné par la monstruosité mais dont on ne saisit que partiellement la sensibilité. Blue Velvet vient poser les limites de son monde fantasmagorique et binaire. Chez Lynch, on passe derrière le rideau, pour découvrir un univers nourri de films noirs, où l’on pervertit Norman Rockwell et où les psychopathes se shootent au masque à oxygène.

Le film sera projeté au cinéma Star.

Photo Haut et Court

Macaigne, nouveau visage de la comédie française (Photo Haut et Court)


La loi de la jungle

Succès surprise de l’été 2013 avec La fille du 14 juillet, Antonin Peretjatko pourrait à terme devenir une  référence de la « nouvelle » comédie française. Une comédie qui s’appuierait sur la mise en scène, la géométrie du cadre et qui partagerait avec Jacques Tati un goût certain pour les personnages lunaires.

Le film est programmé aux cinémas Star et UGC Ciné-cité.

Photo Diaphana Distribution

Une histoire de frères ennemis (Photo Diaphana Distribution)

Les Ardennes

Nos voisins belges brillent depuis peu dans un genre cinématographique historiquement populaire dans l’Hexagone. Le premier thriller de Robin Pront est un film éprouvant, fort, populaire et particulièrement violent. Et comme tous les grands polars, c’est avant tout une histoire d’occasion manquée.

Le film est programmé à l’Odyssée.

Photo EuropaCorp Distribution

Gosling, très à l’aise dans la comédie (Photo EuropaCorp Distribution)

The Nice Guys

Shane Black, scénariste émérite de l’Arme fatale et de Last Action Hero, revient sur le devant de la scène avec un buddy movie irrévérencieux, vulgaire et particulièrement jouissif. Le film semble appartenir à un autre temps. Et l’on ne peut s’empêcher de penser que, s’il était sorti quinze ans plus tôt, il aurait sans doute rapidement sombré dans un relatif anonymat. Mais dans le marasme des franchises et adaptations en série de super-héros en collants, ces Nice guys ont un parfum de transgression old-school.

Le film devrait très rapidement quitter l’affiche. C’est donc le moment rêvé pour une séance de rattrapage.

Le film est encore programmé à l’UGC Ciné-cité.

À la recherche de l’Ultra-Sex

Il est tard et pour clore cette Fête du cinéma, vous rêvez de découvrir une oeuvre hilarante qui viendrait exorciser les 90 minutes plombantes de The Witch… Le film de Nicolas et Bruno, assemblage de vignettes, collage de séquences porno 70’s affublées d’un nouveau doublage, remplira parfaitement cet office.

Dans la lignée de La Classe Américaine, le duo de réalisateur formé à l’école Canal+ associe devant nos yeux médusés Edward aux mains d’argent (mais ce ne sont pas des mains…) et Pinocchio (je vous laisse deviner ce qui vient remplacer son nez).

Le film sera projeté au cinéma Star.

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L'AUTEUR
Greg Lauert
Auteur, journaliste, accessoirement enseignant en cinéma à l'Unistra et, last but not least, programmateur du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg.

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