Comment randonner et dormir dans les Vosges sans porter sa tente ?
Vie pratique 

Comment randonner et dormir dans les Vosges sans porter sa tente ?

Abris, refuges, fermes-auberges... La carte des lieux où dormir sans tente dans les Vosges (carte par MN / Rue89 Strasbourg)

Les Vosges, c’est toujours l’assurance d’un bon bol d’air pour s’extirper de la pollution strasbourgeoise. Pour partir en rando plusieurs jours sans porter sa tente et sans se ruiner, il existe plusieurs possibilités, de la plus rustique jusqu’à un certain confort.

Les abris : l’option sauvage et gratuite

Au détour d’un chemin, dans une clairière, au bord d’un ruisseau, de nombreux abris de fortune sont bâtis dans le massif des Vosges.

L’abri Baumann du Weierlé se situe dans la vallée de Thann, non loin du col du Hundsruck (Photo Carlo Pedersoli / Flickr / cc)

Ces cabanes sont très sommaires, en bois ou en pierre, avec une pièce unique. On ne parle pas ici de kiosques et d’autres aires de pique-nique couvertes mais bien de petites constructions avec quatre murs, un toit, une porte et au moins une fenêtre. Elles disposent souvent de tables et d’un poêle à bois ou d’une cheminée. Bien sûr : pas d’eau courante et encore moins d’électricité. Pour la douche, il faudra trouver un torrent. Les poissons vous seront reconnaissants de ne pas y déverser des litres de gel douche.

N’importe qui peut passer la nuit dans un de ces abris et c’est gratuit. Il faut quand même amener son sac de couchage, un matelas, de quoi manger et boire. Pour avoir plus chaud, beaucoup de randonneurs dorment directement sur les tables plutôt qu’à même le sol. Certaines cabanes sont équipées d’une petite mezzanine prévue pour y dormir. Pensez à rajouter une couverture de survie sous votre matelas, cela isole encore mieux du froid.

Certains randonneurs n’hésitent pas à utiliser les abris même en hiver (Photo Marion Klein / Flickr / cc)

C’est vrai, les abris vosgiens ont l’air un peu dépouillés. Mais ils permettent de passer la soirée dans un cadre exceptionnel, sans réservation, le tout agrémenté d’un délicieux feu de cheminée. Il convient cependant d’apporter son bois soi-même et de laisser une réserve avant de partir. Apportez également vos allumettes. Le lendemain matin, pas besoin de se presser, chacun part quand il veut.

Toutes ces cabanes sont construites et entretenues par des bénévoles d’associations, comme le Club vosgien, ou par les communes. Elles sont plus ou moins récentes, plus ou moins accessibles, plus ou moins fréquentées et donc plus ou moins vétustes. Pour planifier sa randonnée, l’état des abris est indiqué sur le site refuges.info. Il est aussi possible de se renseigner en appelant la commune concernée.

Dernier point : toujours penser à un plan B, si les quelques places disponibles sont déjà prises ! Pas de panique, certains abris ne sont pas loin les uns des autres.

L’abri de Haute-Bers se trouve au-dessus du Lac des Perches dans les Vosges du Sud (Photo Ludovic / Flickr / cc)

Les refuges : dormir dans un lit sans casser sa tirelire

Pour ceux en quête d’un peu plus de confort, il existe des dizaines de refuges et de gîtes d’étape dans les Vosges. On y dort en dortoirs, c’est-à-dire en compagnie de pas mal de monde. Il est possible d’y prendre une douche, souvent chaude, et d’utiliser une cuisine. Très rares sont les refuges qui proposent une restauration sur place donc il vaut toujours mieux amener ses provisions.

Le refuge du Neuweiher est ouvert tous les week-ends entre Pâques et fin novembre (Photo Baptiste Monsion / Flickr / cc)

Dormir en refuge dans les Vosges demande de s’organiser un peu. L’immense majorité est gérée par des bénévoles de différentes associations. On retrouve bien sûr le Club vosgien, mais aussi le Club alpin, les Amis de la nature, les Amis des Vosges, etc. Tout ce petit monde fait son maximum pour être en mesure d’accueillir les randonneurs le plus souvent possible mais ce n’est pas toujours évident. D’où l’importance de toujours passer un coup de téléphone avant sa venue pour être sûr de ne pas terminer sa randonnée devant une porte fermée.

Contrairement aux abris, pas besoin d’emmener son matelas dans les refuges. En revanche, des bouchons d’oreilles peuvent s’avérer salvateurs. La probabilité qu’il y ait au moins un gros ronfleur par dortoir est plutôt élevée. Le sac de couchage est également à apporter.

Côté prix, il faut compter en moyenne 15 euros par personne et par nuit. Les enfants bénéficient souvent de tarifs réduits, tout comme les membres des associations qui gèrent les refuges.

Le confort des fermes-auberges pour se requinquer

C’est le paradis du randonneur dans les Vosges : une douche chaude, un lit douillet et un bon repas préparé avec les produits de la ferme ou de celles du coin. Les fermes-auberges permettent de complètement recharger les batteries après une ou plusieurs journées de marche.

La ferme-auberge du Schantzwasen est située à côté du Lac Vert (Photo OTL / Flickr / cc)

Si vous penchez pour cette option, vous n’aurez plus qu’à vous mettre les pieds sous la table avant de profiter de votre chambre individuelle. Bref, c’est le choix du confort. Pour le dîner, la nuit et le petit-déjeuner, coûtent en moyenne 50 euros par personne, un prix souvent divisé par deux pour les enfants.

La ferme-auberge des Jonquilles à la Bresse est ouverte toute l’année sauf les mardis (Photo OTL / Flickr / cc)

Certaines fermes-auberges ne proposent pas de literie donc mieux vaut avoir son sac de couchage. En revanche, pas besoin de transporter de matelas, ni de nourriture.

Comme pour les refuges, il est préférable d’appeler en amont pour réserver et s’assurer que l’auberge soit ouverte. Les fermes-auberges peuvent choisir de fermes quelques semaines durant les intersaisons.

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L'AUTEUR
Maxime Nauche
Journaliste indépendant

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