Soupçonnée de dérives sectaires, une thérapeute bouddhiste placée en détention provisoire
Aurélia Aymé se dit « formatrice en communication sensorielle ». Soupçonnée d’avoir abusé de plusieurs personnes sous son emprise, elle a été placée en détention provisoire.
Aurélia Aymé dit avoir été initiée à la méditation par son père, un moine bouddhiste. Elle aurait ensuite été en immersion dans un temple bouddhiste en Thaïlande.Photo : ArtHouse Studio / Pexels
Deux années d’enquête, des suspects sur écoute et des auditions fleuves d’une dizaine d’heures… Les avocats de la défense sont unanimes : les enquêteurs ont mené des investigations importantes au sujet d’Aurélia Aymé. Sur son site internet, elle se décrit comme « formatrice en communication sensorielle et émotionnelle » et élève bouddhiste. Une activité qu’elle menait à domicile à Hœnheim dans la seconde moitié des année 2010.
Visée par trois plaintes pour abus de faiblesse, l’autodésignée « capteuse de lumière » a fini en garde à vue au commissariat de Strasbourg mardi 10 février. Elle a été mise en examen pour travail dissimulé, blanchiment et abus de sujétion de l’état psychologique ou physique par le dirigeant d’un groupement (voir l’encadré ci-dessous). Aurélia Aymé a été placée en détention provisoire au centre pénitentiaire de Lutterbach.
Rédacteur en chef de Rue89 Strasbourg. Spécialisé depuis 2019 en enquêtes locales, à Strasbourg et en Alsace sur des sujets variés allant de l’extrême-droite à l’hôpital public en passant par la maison d’arrêt de Strasbourg, les mouvements sociaux, les discriminations et l’expertise-psychiatrique.
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