Enquêtes et informations locales
Enquêtes et informations locales
Du blues et des bleus avec Mony et Dirty sur la scène du Mudd Club
Culture 

Du blues et des bleus avec Mony et Dirty sur la scène du Mudd Club

par Charly Ouate.
Publié le 9 novembre 2014.
Imprimé le 26 novembre 2022 à 16:05
1 548 visites. Aucun commentaire pour l'instant.
Mony and the Hatmen

Mony and the Hatmen, le 13 novembre au Mudd Club, avec Dirty Deep (Doc. remis)

Amateurs de blues, régalez-vous  ! Jeudi 13 novembre, le Mudd Club ouvrira ses portes sur l’Amérique des grands espaces avec un plateau aux accents sudistes, profondément ancré outre-Atlantique et pourtant bien alsacien  : Mony & The Hatmen et Dirty Deep.

Rue89 Strasbourg vous les avait déjà présentés à plusieurs reprises, lors de sorties d’albums et de concerts dans la région strasbourgeoise  : Mony & The Hatmen (à l’occasion d’une première partie d’Alice Russell au printemps 2013 à la Laiterie) et Dirty Deep (qui présentait au mois d’avril dernier son nouvel album lors d’une release party au Musée Vodou de Strasbourg). Tous deux partageront l’affiche du Mudd Club jeudi lors d’une soirée qui associera leurs influences bluesy respectives avec, à la clé, quelques nouveautés de part et d’autre.

Mony & The Hatmen, orfèvre d’un blues-rock élargi

Le premier mini-album de Mony & The Hatmen, Lost and Be Found (dont voici le clip du morceau éponyme), publié en 2012, donnait à l’auditeur les clés d’une évasion multicarte. À chacun, en somme, d’en dessiner les contours et d’esquisser à son rythme et à l’envi les chemins d’une exploration sans limite. En cinq titres finement produits, Laurent Mothiron (alias Mony) et ses Hatmen d’alors dévoilaient un très large spectre d’influences digérées et revisitées, entre Radiohead et Muddy Waters, sur les bases d’un folk-rock-blues brut, rugueux, sorti des tripes et exhalant un parfum addictif d’urgence et de rage.

Le second EP du groupe, My Sweet Demon, sorti au printemps, recèle toujours cette énergie forte et profonde, portée par la voix rocailleuse et ébouriffante d’un Mony encore plus authentique et inspiré, de celles qui vous retournent par leur sincérité avant de vous laisser coi. Et surtout, ces cinq titres proposent plus de variété stylistique puisque l’on navigue entre la mélancolie contemplative du morceau éponyme (My Sweet Demon), le blues-rock puissant de Crazy, la pop-rock calibrée et mélodiquement efficace de Only a face in the crowd, le rock lourd aux guitares quasi-polaires de Beware of the rain et Rosie, ballade aux atours cinématographiques dont voici une interprétation live lors du concert de fin de résidence de Mony & The Hatmen du 21 au 25 avril 2014 aux Tanzmatten de Sélestat  :

Aujourd’hui, Mony & The Hatmen a vu sa composition évoluer puisque, outre le noyau dur Laurent Mothiron – Yann Schaub, Quentin Geiss, Samuel Klein et Rajen Jaganathen ont intégré la formation (le 13 novembre au Mudd, il y aura un trio sur scène avec Mony au chant et à la guitare, Quentin Geiss à la batterie et Yann Schaub à la basse).

Le groupe se concentre désormais sur un nouvel album à l’horizon 2016 et de nouvelles compositions dont certaines seront dévoilées l’an prochain avec, en ligne de mire, une date déjà prévue le 25 avril 2015 à la PopArtiserie. Mony & The Hatmen promet également pour le mois prochain quelques nouveaux clips et vidéos extraits du live des Tanzmatten en avril dernier.

Le blues métissé de Dirty Deep

Dirty Deep

Dirty Deep (Photo Bartosch Salmanski)

Homme-orchestre aux influences aussi diverses que John Lee Hooker, Lynyrd Skynyrd, Dylan, Nirvana, Seasick Steve, Scott H Biram ou encore Hillstomp, Dirty Deep ratisse large, entre blues, rock, country, punk et grunge sans omettre une foultitude d’autres catégories dont la liste serait bien trop exhaustive. À l’état-civil, Dirty Deep s’appelle Victor Sbrovazo. Sur scène et en studio, il mue en one-man band qui s’occupe de tout : chant, guitare, section rythmique et harmonica.

C’est d’ailleurs ce qu’il fait sur son second album, Shotgun Wedding (le premier opus portait un nom prédestiné pour Dirty Deep, dont les racines musicales le conduisent dans une Louisiane fantasmée transposée en Alsace : Back to the Roots), publié au printemps dernier sur le label alsacien Hell Prod. Au total, douze morceaux composent un ensemble homogène à l’imparable folie rythmique, dont l’épique Bottleneck en ouverture :

Dirty Deep aime aussi explorer des terres moins connues au relief plus escarpé. C’est pourquoi il s’octroie une courte session hip hop en duo avec Eli Finberg alias Mister E, le MC d’Art District et de Blockstop, sur le morceau Midnight Bus. Aujourd’hui, Dirty Deep trace sa route accompagné d’un batteur, Geoffroy Sourp (déjà vu et entendu chez Art District et Jokers notamment), qui rejoint l’aventure de façon permanente.

Le tandem travaille en ce moment au troisième album de Dirty Deep et prépare également un nouveau clip avant une tournée européenne qui se profile pour le mois d’avril 2015 avec la prometteuse folkeuse américaine Molly Gene dont la fougue et le talent à la slide guitar, à l’harmonica, au chant et à la batterie embrasent déjà le delta du Mississippi.

Y aller

Le jeudi 13 novembre à partir de 21h au Mudd Club, 7 rue de l’Arc-en-ciel à Strasbourg.

L'AUTEUR
Charly Ouate
Charly Ouate
Une mission : vous souffler des plans de concerts électrisants qui pulsent, à la mesure de mon pseudonyme.

En BREF

Manifestation spontanée mercredi contre une conférence anti-avortement au Parlement européen

par Maud de Carpentier. 1 014 visites. 1 commentaire.

Épuisés, les magistrats de Strasbourg exigent une réponse concrète du gouvernement

par Pierre France. 1 819 visites. 1 commentaire.

À l’IHU, « 50% des infirmières de bloc sont parties, mais on continue de faire 100% de l’activité »

par Guillaume Krempp. 1 511 visites. 3 commentaires.
×