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French Tech Alsace : deux logos car il y a deux camps en fait
Politique 

French Tech Alsace : deux logos car il y a deux camps en fait

par Pierre France.
Publié le 15 juin 2014.
Imprimé le 17 septembre 2021 à 00:27
3 138 visites. 10 commentaires.
Deux logos French Tech Alsace, deux sites web, qui survivra au processus de labellisation ?

Deux logos, deux sites web, qui survivra au processus de labellisation ?

Oui à la French Tech en Alsace, tous mobilisés ! Mais laquelle ? Parce que ça part dans au moins deux directions…

Cet article aurait pu s’appeler « French Tech Alsace : pourquoi ça patine, épisode 2″. Car voici que les divisions entre les acteurs censés porter ensemble la French Tech Alsace s’étalent au grand jour. Lors du lancement de cette démarche de labellisation en faveur de l’économie numérique, jeudi soir à Strasbourg et à Mulhouse, un site web de la French Tech Alsace a été dévoilé (www.lafrenchtech-alsace.eu). Lancé par le Pôle métropolitain Strasbourg – Mulhouse, entité publique choisie pour porter la candidature de l’Alsace, ce site affiche un coq surplombé d’une coiffe alsacienne comme logo et « Ready to go » comme slogan.

À Mulhouse, le président de Rhénatic, Romain Spinali, effaré, a découvert ce site en même temps que tout le monde jeudi soir :

« On avait préparé un site dans le cadre des réunions de préparation que nous avons eues, réunions auxquelles étaient présents tous les acteurs. Le site était prêt pour le lancement, et avec un logo bien plus engageant qu’un poulet avec la coiffe traditionnelle ! On a joué le jeu de la French Tech comme dans les autres régions, on a décliné le design du coq 3D pour notre animal à nous, la cigogne. Quant au slogan, plutôt que “Ready to go” qui ne veut rien dire, on a une proposition positive avec “L’Alsace dit oui à la French Tech”, c’est quand même mieux ! »

Il faut reconnaître que le coq avec la coiffe traditionnelle n’est peut-être pas le logo le plus heureux. En tout cas, il a fait jaser jeudi lors de la soirée de lancement.

À chacun sa liste de mobilisation

Du coup, Rhénatic a maintenu la mise en ligne de son site (www.frenchtech-alsace.com) et l’a même popularisé via la page Facebook de la French Tech Alsace. Page Facebook qui elle est unique, ce qui donne d’intéressantes circonvolutions à l’internaute qui s’intéresserait à la French Tech en Alsace… puisque le site mis en ligne par le Pôle métropolitain renvoie aussi vers elle. Et si vous voulez soutenir la candidature de l’Alsace à la French Tech, dans le cadre de cette émouvante union des forces du nord au sud de l’Alsace, vous pouvez le dire sur le premier site, qui maintient une liste appelée « mobilisation générale« , mais aussi sur le second. Il y a peut-être une course ?

Pour Romain Spinali, cette duplication des efforts provient d’un manque de pilotage :

« On assiste à l’action des services de la CUS et de la M2A via le Pôle Métropolitain. Mais il n’y a aucun pilote. Il est temps que ça change. Car le label French Tech doit sanctionner la capacité d’un territoire à se mettre en ordre de marche pour l’économie numérique, acteurs publics et privés et là, on assiste surtout à une action publique d’un côté et une action des entreprises de l’autre… Les collectivités doivent comprendre que la French Tech doit être portée par les entreprises avec leur soutien, et pas l’inverse. »

Personne à la CUS n’était disponible samedi soir pour commenter cette étonnante arrivée sur le web. Alors Division public / privé ou division Strasbourg / Mulhouse ? En tout cas, le futur assistant à maîtrise d’ouvrage, nommé par le Pôle Métropolitain pour mettre de l’ordre dans tout ça va avoir du travail !

Aller plus loin

Sur Rue89 Strasbourg : French Tech Alsace : pourquoi ça patine au démarrage

Sur DNA.fr : L’Alsace veut la French Tech

Article actualisé le 15/06/2014 à 15h15
L'AUTEUR
Pierre France
Pierre France
Fondateur et directeur de la publication de Rue89 Strasbourg.

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