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19 personnes hébergées au foyer Jean Jaurès depuis décembre

La Ville de Strasbourg héberge cinq familles dans le foyer Jean Jaurès au Neudorf avec l’aide de l’association Les petites roues. Elle a créé 60 nouvelles places après la fermeture du gymnase Menora début janvier. Au total, la Ville assure l’hébergement d’urgence de 1 150 personnes.

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19 personnes hébergées au foyer Jean Jaurès depuis décembre
Une personne logée dans un bâtiment de la Ville de Strasbourg depuis décembre 2025.

Face aux nombreuses familles à la rue à Strasbourg, la municipalité écologiste a mis à disposition le foyer Jean Jaurès au début de l’hiver. La rénovation de ce petit immeuble de Neudorf appartenant à la Ville de Strasbourg venait d’être terminée. Le 8 décembre, Les Écologistes ont donc voté en urgence une subvention de 65 000 euros pour l’association Les petites roues, en charge de la gestion du lieu. Quelques jours plus tard, cinq familles, soit 19 personnes, investissaient les lieux. La mise à disposition durera au minimum jusqu’en mars 2027.

Floriane Varieras, adjointe à la maire en charge de la Solidarité, présente le foyer Jean Jaurès.Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg

Vendredi 30 janvier, les familles sont installées et forment une grande colocation. Une cuisine a été aménagée au rez-de-chaussée. Le bâtiment compte trois salles de bain. Il s’agit de la stratégie de la Ville de Strasbourg qui « pousse les murs au maximum », selon les mots de Floriane Varieras, adjointe à la maire en charge de la Solidarité : « Dès qu’on en a la possibilité, on met à disposition des locaux. » Ainsi, la Ville loge 120 personnes en partenariat avec Les petites roues, dans ce type de logements.

Personnes malades, enfants en bas-âge…

D’autres familles sont encore à la rue dans la capitale alsacienne en ce mois de janvier. « Ça a été très dur de savoir lesquelles allaient pourvoir être logées ici, regrette Sabine Carriou, présidente de Les petites roues :

« Ça s’est fait avec la Ville, on a choisi des familles avec des enfants en bas-âge, des personnes avec des problèmes médicaux ou des handicaps. »

Sabine Carriou plaide pour systématiser ce type de dispositif, notamment avec des logements vides du parc privé. « Depuis 2017, on intervient sur des camps à côté desquels il y a des logements vides », souffle t-elle. Ainsi, en plus des 120 personnes abritées avec la Ville, Les petites roues hébergent également 40 personnes dans des appartements de propriétaires particuliers.

Sabine Carriou, présidente de l’association Les petites roues.Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg

Environ 1 200 personnes logées par la Ville de Strasbourg

Parallèlement, fin décembre, la Ville avait ouvert le gymnase Menora pour y abriter 80 personnes. À la fermeture de la salle de sport le 16 janvier, l’État n’a pris en charge que 20 sans-abris. Les 60 autres sont désormais hébergés par la Ville de Strasbourg : 23 dans des dispositifs comme le foyer Jean Jaurès, principalement avec Les Petites roues, et 37 via la Maison des loges, un opérateur immobilier.

Le foyer Jean Jaurès à Neudorf.Photo : Thibault Vetter / Rue89 Strasbourg

Ainsi, la municipalité de Strasbourg s’apprête à voter une subvention de 165 000 euros lundi 2 février, pour l’hébergement de ces personnes. Au total, l’exécutif écologiste finance la mise à l’abri d’environ 1 150 personnes d’après Floriane Varieras, alors que c’est l’État qui a la compétence et le budget dédié à l’hébergement des sans-abris.

Floriane Varieras rappelle que la Ville de Strasbourg a engagé un recours auprès du tribunal administratif contre l’État pour que sa carence soit reconnue : « Les communes de Bordeaux et Grenoble ont fait la même chose et elles ont déjà gagné. Cela permet de montrer, par la justice, que c’est bien l’État qui se désengage, » assure-t-elle.


#Hébergement d'urgence

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