Tout savoir sur le jardinage en ville en 40 événements partout samedi 18 et dimanche 19 mars
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Tout savoir sur le jardinage en ville en 40 événements partout samedi 18 et dimanche 19 mars

actualisé le 20/03/2017 à 10h58

Un collectif militant pour le développement de « l’agriculture urbaine » propose une série d’ateliers et d’événements samedi 18 et dimanche 19 mars dans plusieurs quartiers de Strasbourg.

Qui sera super-jardinier, avec sa cape et son arrosoir ? On le saura samedi 18 mars au soir, lors d’une « soirée printanière » au restaurant Le Botaniste à Strasbourg, avec plats du jardin, cocktails aux légumes et DJs. C’est l’un des 36 événements prévus par les « 48 heures de l’agriculture urbaine » à Strasbourg pour le week-end du 18 et 19 mars.

C’est le collectif strasbourgeois Permis de planter qui a repris le concept parisien de cette manifestation, à la fois festive, branchée et écologiste. L’objectif des « 48 heures de l’agriculture urbaine » est de créer des petits jardiniers parmi les habitants des villes, à coups d’ateliers « do it yourself » et de clichés Instagram. Comment ça il n’y a pas de jardins dans les villes ? Mais si, aux 48 heures, les participants vont apprendre à végétaliser les balcons, les toits, les rues et à faire pousser des légumes dans le moindre carré d’herbe (ils appellent ça des « potagentils« ).

Martin, membre du collectif Permis de planter, attend environ 2 000 personnes dans la quarantaine d’événements prévus, s’il fait beau :

« Depuis plus de trois ans, la ville de Strasbourg n’a plus accueilli de manifestation jardinière. Je pense que la motivation et l’engouement autour de ce projet vient de cette absence. Pendant deux jours, les Strasbourgeois pourront rencontrer une quarantaine d’associations partenaires et visiter plus de 20 sites. »

Martin a la passion du végétal, même ses tableaux sont des jardins (Photo Cyrielle Renault)

Depuis deux mois, le collectif Permis de planter a mobilisé une bonne part des associations écologistes, urbaines et engagées de Strasbourg (comme Horizome, AMAP du Ruisseau Bleu, Montagnards Verts, Sains & Saufs, Vélostation…) et une centaine de bénévoles pour proposer un programme plutôt touffu, composé d’ateliers comme la fabrication d’un lombricomposteur et d’animations comme la course d’escargots pour petits et grands, le déjeuner partagé de produits lacto-fermentés ou une exposition photo sur le chemin du Marais Saint-Gall, un troc de graines… Tous les ateliers sont gratuits et ouverts à tous.

Sortir du centre-ville

Pour Martin, l’objectif des « 48 heures » est aussi de faire sortir les gens du centre-ville de Strasbourg :

« En 48 heures, on dévoile les différentes facettes de l’agriculture urbaine : on apprend aux gens ce qu’ils peuvent faire et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer, avec de nouvelles compétences, de nouvelles relations sociales, etc. On va expliquer les premières notions de préservation de l’environnement aux plus petits, découvrir les maraîchers proches de nous, à Strasbourg et s’initier à l’art dans les jardins partagés… Et puis nos événements sont disséminés un peu partout autour du centre-ville, dans des quartiers comme la Montagne-Verte, la Meinau, la Roberstau… »

Une manifestation à petit budget

Les 48 heures de l’agriculture urbaine ont vu le jour à Paris en 2016, organisées par l’association La Sauge. Cette année, le concept a essaimé dans plusieurs villes de France, dont Nantes, Toulouse, Lille, Montpellier et Strasbourg.

L’association nationale apporte aux collectifs locaux une petite somme d’argent (600€) pour imprimer quelques affiches et acheter quelques graines, le site web au design branché qui centralise tous les événements et un référencement des actions dans le service de « consommation locale » Yes We Green. Les 48 heures sont soutenues à l’échelon national par plusieurs partenaires, dont Bouygues Immobilier. À Strasbourg, la Ville se contente d’un soutien logistique et de quelques bacs à potagers supplémentaires.

Y aller

Les 48 heures de l’agriculture urbaine, samedi 18 et dimanche 19 mars dans quarante lieux à Strasbourg. Voir le programme complet sur le site web dédié.

Aller plus loin

Sur Facebook : la page de l’événement

Sur Les 48h.fr : le site web des 48 heures de l’agriculture urbaine

L'AUTEUR
Cyrielle Renault
Cyrielle Renault
Une grande partie de mes journées est passée derrière un ordinateur ou derrière un appareil photo. J'adore capter les émotions, les moments de vie. Fan de magnesium sous la forme tablette de chocolat , de PS4 le week-end et de cuisine pour combler les heures le dimanche matin.

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